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DU DIMANCHE

doiries, les foires, les marchés, les ventes publiques, non autorisées par la coutume, sont aussi défendus. Combien il serait à désirer que tous les magasins fussent fermés le dimanche! C'est ce qui se pratique chez les protestants eux-mêmes. On peut cependant acheter et vendre ce qui est nécessaire aux besoins journaliers.

Travailler plus de deux heures et demie, le dimanche, c'est une faute grave, à moins qu'on ne soit excusé par quelque nécessité, comme par la crainte de voir un orage endommager gravement une récolte. Pour ne pas se faire illusion, dans des cas de ce genre, il est bon de recourir à son pasteur. C'est donc un scandale, quand les parents, les maîtres, les chefs d'atelier font travailler longtemps sans nécessité, leurs enfants, leurs serviteurs, leurs ouvriers. Les inférieurs ne sont pas tenus d'obéir à ceux qui leur ordonnent de transgresser ainsi la loi; cependant, pour éviter de mauvais traitements ou d'autres inconvénients graves, une femme, des enfants, des serviteurs peuvent travailler sans péché, le dimanche, quand ils y sont injustement contraints.

On doit s'abstenir des travaux défendus, aux jours de fêtes d'obligation, comme le dimanche; et en ces fêtes, comme le dimanche, il y a obligation grave d'entendre la sainte messe, et de la faire entendre aux serviteurs et aux enfants, dès qu'ils ont sept ans accomplis.

Pour s'exempter de cette obligation, une raison légère ne suffit pas, il faut une raison sérieuse. Si on doit s'absenter le dimanche, il faut avoir soin d'entendre la messe avant le départ, ou de se mettre en route de manière à être sûr d'être à temps à la messe, dans la paroisse où l'on va. Arriver par sa faute après l'offertoire de la messe, i ou se retirer sans raison sérieuse, avant la com-

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munion du prêtre, c'est une faute grave. Assister à la messe tout en parlant et en riant avec ses voisins, ce n'est point un acte religieux, mais une sorte de profanation. Il y en a qui, selon la parole de la Sainte Vierge à la Salelte, ne vont à Téglise que pour se moquer de la religion.

Philippe II, roi d'Espagne, entendant la messe un dimanche, aperçut deux courtisans qui ne firent que -parler et rire. Au sortir de la chapelle^ le roi les fit appeler dans son cabinet et leur dit d'un air terrible : « Est-ce ainsi, Messieurs, que vous entendez la messe? Partez d'ici! et que je ne vous revoie jamais plus dans ce palais !

Ce seul mot fut pour tous les deux un coup de foudre. L'un en mourut de chagrin trois jours après et l'autre en devint fou. Que sera-ce donc d'entendre de la bouche du roi immortel des siècles : « Profanateurs maudits, retirez-vous de moi, et allez au feu éternel!!! »

11 faut donc que tous, et que les jeunes gens & les enfants surtout, aient soin de se placer, ï l'église, loin de ceux qui peuvent les distraire Les parents doivent y veiller; qu'ils mettent entre les mains de leurs enfants et aient eux-mêmes ud livre ou un chapelet, afin que tous s'occupent pieusement. Qu'on évite sur son chemin les personnes et les maisons où on risquerait d'êt entraîné à manquer la messe.

Saint Liguori rapporte que trois marchand étaient disposés à partir ensemble de la ville de" Gubbio ; mais l'un d'eux désirant auparavant en tendre la messe, les deux autres' refusèrent d l'attendre. A leur arrivée sur le pont de la rivièn appelé Borfuone, grossie par les pluies, le pon s'écroula, et ils périrent tous deux. Le troisième, une demi-heure après, revenant de la mess trouva leurs cadavres sur la rive.

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