‹ Le livre de tousChapitre 79 sur 196 · DD DIMANCHE · texte numérisé non relu

DD DIMANCHE

En dehors de l'assistance à la messe, noo* devons instamment recommander des pratiques, qui, sans être d une obligation rigoureuse, sont d'une haute importance pour la sanctification du jour du Seigneur. D'abord, rien de plus salutaire que de réciter chez soi les prières de la messe, quand,pour une bonne raison, on ne peut y assister. Il serait même bien de faire dans ce cas, au pied d'un crucifix, la communion spirituelle, puisqu'on n'a pas le bonheur de recevoir Notre- Seigneur à l'église. Un excellent moyen de sanctifier le dimanche, c'est l'assistance aux vêpres, dont la désertion prépare si souvent celle de la messe elle-même.

Heureux ceux qui y viennent assidûment! Quel meilleur moyen peut-on trouver de bien employer l'après-midi du jour du Seigneur; et quand on n'assiste pas à cet office, que fait-on pour Dieu, pendant ce temps, et qu'y gagne-t-on?

Les vêpres entendues, que les parents et les chefs de maison rentrent au plus tôt en famille, ramenant avec eux serviteurs et enfants. La maîtresse de maison fera bien, le dimanche, par sa douceur et d'aimables industries, en préparant au besoin un petit repas plus soigné que de coutume, de retenir son mari, ses enfants, ses serviteurs autour d'elle.

Gomme des promenades en famille dans la campagne, loin des spectacles dangereux, sont paisibles et agréables le dimanche! Quelle joie on porte à un malade, à une famille pauvre ou affligée, si on va les visiter!

Qu'il est bon de se trouver tous ensemble au foyer, quand personne n'est absent. On lit quelques pages de la doctrine chrétienne, rien n'est plus salutaire; on échange ses peines, ses consolations, ses espérances; on prie en commun, et

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le dimancne ainsi passé devient comme le marché des âmes. Elles y font provision des grâces nécessaires pour passer saintement la semaine et la vie.

En entendant une autre messe que celle de la paroisse, on satisfait rigoureusement au précepte. Cependant la messe du prône doit être préférée. On serait même obligé d'y assister, si on ne pouvait sans elle s'instruire des vérités delà religion, ou sortir de l'état de péché. Et tous, aujourd'hui surtout, ont un si grand besoin d'entendre la parole de Dieu ! Le dégoût de cette parole est un très mauvais signe, et l'empressement à l'entendre en assistant aux sermons, aux catéchismes de l'Eglise, est une marque de prédestination. C'est donc un abus regrettable que, dans quelques familles, certaines personnes assistent toujours à une autre messe que celle du prône. Elles ne peuvent manquer de devenir ignorantes des choses du salut. Que ceux donc qui ne peuvent assister au prône un dimanche aient soin de le fairele dimanche suivant.

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