‹ Le Livre des 400 auteursChapitre 32 sur 41 · LA CHAUSSURE · texte numérisé non relu

LA CHAUSSURE

Une chai^sure fine, toujo.m's propre et brillante, est ie cachet de la véritable élégance.

Vous tous qui possédez des ogiions ou des durillons saillants, et vous dont la santé exige impérieusement des semelles épaisses , soyez académiciens si vous voulez , hommes de talent si vous pouvez ; soyez bons époux et bons pères, payez bj^ea vos contributions, vous en avez le droit; mais n'élevez pas votre aaibition jusqu'au titre de dandy : vous êtes à jamais exclus du monde fashionable.

Un fashionable doit prendre le matin des bottes de cavaher (le cheval n'est pas indispens^le, mais les éperons sont de rigueur); dans le jour, il doit les remplacer par des bottes à^ vi%^ et le soir par des souliers vernis.

Se montrer à l'Opéra, aux ^aliens ou da,ns un salon chaussé en bottes, être vu dans la rue en souliers, être rencontré à la campagne autrement qu'en fines guêtres lacées, c'est à en mourir de honte... C'est pis que cela ! c'est à n'être jamais admis au Jockei's-Club.

IXo.us aurions encore à examiner les différentes chaussures , nous aurions à parler du costume en général , de la coupe et de la couleur des habits en particulier, du geste, des poses du corps, du timbre et des infljexipûs de la, \çis^ du débit, de l'accent, de la prononciation, enfin des l^bitudes, des goûts, des momies et des ridicules; mais en voilà déjà ^pauco.up pour mi seul article. Arrêtons -nous donc, du moins pour aujourd'hui.

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