‹ Le Livre des 400 auteursChapitre 41 sur 41 · LA CHASSE EST-ELLE UNE CRUAUTE · texte numérisé non relu

LA CHASSE EST-ELLE UNE CRUAUTE

Un jour, dans ma jeunesse, il m'arriva de rencontrer l'illustre docteur Gall. C'était chez l'un de ses amis, vieillard d'un mérite éminent, et qu'une extrême modestie, poussée jusqu'à la timidité, a seule empêché d'être aussi célèbre qu'une foule d'actes ou d'écrits dont il est l'aute'ar véritable , quoique toujours il en ait laissé à d'autres l'honneur et la responsabilité. Ce vieillard, qui me traitait en fils plutôt qu'en protégé, voulut que l'inventeur de la phrénologie essayât sur ma tête la merveilleuse puissance qu'une longue habitude d'observation lui avait donné pour découvrir les penchants et les facultés naturelles. Des choses qu'il dit à mon sujet, la plupart étaient de nature à ce qu'on ne les oubliât jamais, et l'une entre auties : il me trouva, au-dessus des oreilles , la bosse du meurtre, et, au-dessus du front, la bosse du sens moral, de la bienveillance, celle que nul animal ne partage avec l'homme, et qui corrige dans l'homme les instincts animaux. En combinant ces deux puissances innées , qui devaient agir toutes deux , mais en sens contraire , de façon

qiift l'une combaUil l'autre el la fit dévier, il ilcviiia le n'isullal de e-'lti} Inlte : « Je suis sûr, me dil-il, que vous êtes clias^pnr. »

Cette explication , simple et ingénieuse , d'un goût naturel que les uns appellent féroce , tandis que d'autres le proclament innocent , noble et généreux , me fit un plaisir extrême. Elle me rendit en quelque sorte le repos de la conscience. Jamais, il est vrai, je ne m'étais aperçu qu'un chasseur fût plus méchant qu'un autre homme; au contraire, j'avais trouvé , chez la plupart des gens qui chassent , une qualité précieuse , la franchise , la cordialité. Pour mon compte , je pouvais bien dire comme Montaigne: «Je hais, entre aultrej vices, cruellement la cruauté, et par nature et par iugement, comme l'extrême de touts les vices; mais c'est iusques à telle mollesse, que ie ne veois pas esgorger un poulet sans desplaisir , et ois impatiemment gémir un lièvre soubs les dents de mes chiens. » Prêt à m'accuser

De tuer une puce avec trop de colère , e portais si loin l'horreur du sang, qu'en voyant pour la première fois

iitic course de luureaiix à Madrid, je tombai sans connaissance : on m'emporta par les pieds el par la lêle. Mais vainement je me disais que

ce n'est pas l'action de tuer qui est le but et le plaisir de la chasse; que tout chasseur voudrait, après le coup tiré, ressusciter la pièce qu'il vient d'abattre 3 que si le gibier, qu'on frappe de loin et comme avec la foudre, venait, au lieu de fuir, se mettre dans la main des chasseurs, pas un d'eux n'aurait le cœur assez froidement barbare pour tordre le cou à un chevreuil ou étouffer une perdrix sous le pouce. 11 me restait toujours je ne sais quel doute sur la parfaite innocence du goût de la chasse, et je ne sais quel remords des meurtres qu'il fait commettre. En m' expliquant que ce goût n'était chez moi, et probablem.ent chez tous les chasseurs, ({u'un hornble penchant transformé par la plus belle des qualités humaines, et par conséquent un vice corrigé, un retour du mal au bien , une victoire de l'àme sur la bête, Gall commença à m'ôter les remords qui troublaient mon plaisir. Buffon acheva de m'éclairer, et m'ôta jusqu'au doute.

« Tout ce qui vit dans la nature, dit-il (Hist. nal. du Bœuf), vit sur ce qui végète , et les végétaux vivent à leur tour de tout ce qui a vécu et végété. Pour vivre, il faut détruire , et ce n'est en effet qu'en détruisant des êtres que les animaux peuvent se nourrir et se multiplier... Toute production, tout renouvellement, tout accroissement, par la génération, par la nutrition, par le développement, supposent donc une destruction précédente, une conversion de substance , un transport de molécules organiques, qui, subsistant toujours en nombre égal, rendent la nature toujours également vivante , la terre toujours également peuplée et toujours également resplendissante de la gloire de celui qui l'a créée... Pour que les êtres se succèdent, il est nécessaire qu'ils se détruisent entre eux ; pour que les animaux se nourrissent et subsistent, il faut qu'ils détruisent des végétaux ou d'autres animaux ; et comme, avant et après la destruction, la quantité de vie reste toujours la même, il semble qu'il de-

vrait ôlro, indiflereiit à la nature que telle ou telle espèce détruisil. plus ou moins. Cependant, comme une mère économe au sein même de l'abondance, elle a fixé des bornes à la dépense et prévenu le dégât apparent, en ne donnant qu'à peu d'espèces d'animaux l'instinct de se nourrir de chair

Elle a même réduit à un assez petit nombre d'individus les espèces voraces et carnassières, tandis qu'elle a multiplié bien plus abondamment et les espèces et les individus de ceux qui se nourrissent de plantes , et que dans les végétaux elle semble avoir prodigué les espèces et répandu dans chacune avec profusion le nombre et la fécondité... L'homme sait user en maître de sa puissance sur les animaux. Il a choisi ceux dont la chair flatte son goût, il en a fait des esclaves domestiques, et, par les soins qu'il prend de les faire naître, il semble avoir acquis le droit de se les immoler. Mais il étend ce droit bien au deUà , car, indépendamment des espèces qu'il s'est assujetties, et dont il dispose à son gré, il fait aussi la guerre aux animaux sauvages, aux oiseaux, aux poissons... »

« Lorsqu'on réfléchit, dit-il ailleurs (Hist. nat. du Lièvre), sur cette

fécondité sans bornes donnée à quelques espèces, sur la prompte et prodigieuse multiplication de certains animaux qui viennent par milliers ra viiger les campagnes et désoler la terre, on est étonné qu'ils n 'envahis-, sent pas la nature; on craint qu'ils ne l'oppriment par le nombre, et qu'après avoir dévoré ea substance, ils ne périssent eux-mêmes avec elle. »

Ainsi, (l;nis le a.o\d et le besoin de la cliair doiinés par la iiiiliiro ù cer- Inines espèces, à l'Iiomme tout le premier, et dans l'exlrèrnc multjplicalion de certaines autres, portée au point que leur faire la guerre c'est se défendre contre leurs envahissements, se trouvent à la fois le droit et la nécessité de la destruction. La chasse est donc justifiée; et du moment qu'on en proclame l'innocence et l'utilité, on en proclame l'excellence ; du moment qu'elle n'est plus qu'un exercice salutaire, un plaisir irrépro-

chable, une passion noble et pure, il devient permis de s'y livrer sans remords et de la louer sans restriction. »

«Nous sommes moins faits, dit encore Buffon (Hist. nat. du Cerf) que je ne puis trop citer pour qu'il parle à ma place, nous sommes moins faits pour penser que pour agir, pour raisonner que pour jouir. Nos vrais plaisirs consistent dans le libre usage de nous-mêmes ; nos vrais biens, dans ceux de la nature : c'est le ciel, c'est la terre, ce sont ces campagnes, ces plaines, ces forêts, dont elle nous offre la jouissance inépuisable. Aussi, le goût de la chasse , de la pêche , des jardins , de l'agricullure, est un goût naturel à tous les hommes... Que peuvent faire de mieux les hommes qui, par état, sont sans cesse fatigués de la présence des autres hommes; toujours environnés, obsédés, forcés de s'occuper de soins étrangers et d'affaires; toujours agités par de grands intérêts, et d'autant plus contraints qu'ils sont plus élevés? Pour jouir de

soi-même, pour rappeler dans l'âme les affections personnelles, les désirs secrets, les sentiments intimes, ils ont besoin de la solitnde. Etqnelle solilnde pins variée, pins animée qne celle delà chasse? qnel exercice

plus sain pour le corps? quel repos plus agréable pour l'esprit... C'est le seul amuseiïient qui fasse diversion entière aux affaires, le seul qui donne un plaisir vif , sans langueur, sans mélange et sans satiété. »

Maintenant, ami lecteur et camarade chasseur, si j'ai pu te délivrer ta mon tour du remords et du doute; si j'ai fait passer dans ton âme ce calme bienfaisant qu'ont versé dans la mienne la démonstration de Gall et l'éloquence de Buffon, remercie-moi : ce n'est pas un petit service que je t'ai rendu. Louis VIARDOT.

Tony Sans-3oin dans la poussiùre

ilY

Madame Gilbert, mère de quatre enfants , était restée veuve à quarante ans. Si son mari ne lui avait pas laissé assez de fortune pour établir ses enfants, elle avait de quoi vivre. L' éducation est la fortune des jeunes gens pauvres; aussi, madame Gilbert endurait-elle les plus grandes privations pour pouvoir élever ses trois lils. Elle avait un frère qui aimait tant sa nièce et ses trois neveux , qu'on ne le nommait pas autrement que le meilleur des oncles.

Le dernier enfant de madame Gilbert était âgé de sept ans et s'appe-

l.onclc de Tony Sans-^oiii.

lait Tony. Antoinette, jolie lille de douze ans et l'ainée des trois autres

enfants , avait tenu Tony sur les fonts du baptênie , et le meilleur des oncles fut alors son compère. Antoinette, qui semblait comprendre la tâche de sa mère, lui donnait beaucoup de satisfaction. Georges et Lucien, les aînés de Tony, placés dans un bon collège, savaient que leur oncle, assez riche commerçant, payait leur pension : aussi travaillaientils bien.

Un jour, le meilleur des oncles trouva sa sœur un peu triste et lui demanda ce qui lui faisait chagrin. Madame Gilbert, n'ayant aucune réponse plausible à donner à son frère, qui passait en revue toutes les peines qui peuvent affliger une mère, l'oncle, quoique garçon, finit par voir qu'il s'agissait des enfants. Or, comme Antoinette était sage et que les collégiens avaient de bonnes notes : — Serait-ce mon filleul? demandat-il. Sabre de bois! lui dit-il en lui faisant des yeux terribles , je te mettrais mousse sr.r un bâtiment du commerce.

Tony Sans-Soin réprimande-.

— Qu'a-t-il fait? demanda l'oncle à sa sœur.

— Je ne puis me résoudre à dire du mal de mon enruiii , dit la nièreî il se corrigera sans doute en voyant combien il m'attriste. D'ailleurs, voilà M. Hubert, son maître; interroge-le.

Et la mère s'en alla pour retrouver Tony, et l'envoyer à son oncle et au maître par Antoinette , qui l'amena devant ses deux juges.

M. Hubert, digne vieillard qui tenait une petite pension d'enfants, dit alors au meilleur des oncles : — Monsieur, j'ai bien peur que cet enfant ne fasse jamais son chemin. Tantôt il reste la tète nue, monsieur a perdu sa casquette; on le voit sans jarretières, ses bas sont tout crottés

sur ses tuions. Il passera toute sa vie à chercher de quoi se mettre en roule. Quand les autres seront tranquillement à leurs places, il accourra tout essoufflé pour voir la sienne prise. Il emploie son temps à trouver

i'rony Sans-Soin à la promenade-

son livre, et quand il commence à apprendre sa leçon, les autres l'ont récitée. Il trouble la maison pour avoir ses affaires, et mange son déjeu-

Tony querelleur.

ner froid ; puis il se précipite à travers la boue et les ruisseaux pour courir après ses camarades, vient trop tard, n'a eu le temps de rien faire, et il est mis en pénitence devant l'école, qui rit de lui. Les défauts non réprimés à l'école deviennent des vices dans la vie de l'homme. H est au

piquet quand ses camaïades s'amusenl, et il prend l'habitude d'être puni, ce qui l'endurcit dans son vica. Il s'est laissé surnommer Tony Sans-Soin Ce serait malheureux que ce surnom lui restât.

— C'est grave ! répéta l'oncle. Je comprends pourquoi madame Gilbert était triste.

— Il est bon , il n'est pas taquin , il est obligeant, il est bien gentil, dit Antoinette, et il est le plus grondé de nous tous.

Quinze jours ai)rès, au retour d'un voyage, le meilleur des oncles, qui était allé sauver une partie de sa forttnie compromise par un méchant homme en qui il avait eu trop de confiance , promit à sa nièce et à ses neveux une journée à la campagne, sans fixer de jour. La veille du jour où l'oncle devait venir chercher sa petite famille, Tony, digne de son nom, s'était bien gardé d'accoupler sa chaussure en se couchant, comme font les enfants soigneux , afin de la retrouver le lendemain. Après avoir lancé, pour rire, un soulier par la chambre, il trouva drôle de monter à cloche-pied. Accablé de sommeil, il se jeta dans son lit et dormit comme un loir.

Le lendemain, l'heure de l'école sonne; Tony saute à bas, et ne trouve qu'un soulier : il ne se souvenait plus d'avoir joué la veille avec l'autre. Le voilà qui bouleverse les meubles, se met à plat ventre pour regarder dessous le lit , et salit sa chemise. En ne trouvant rien , il accuse ses frè-

Tony Sans-Soin décliiiaiit.scs habits.

res, alors en vacances, de lui avoir caché son soulier, car un^sans-soin ne reconnaît sou désordre qu'à la dernière extrémité. C'était d'autant plus malheureux , que sa mère , après avoir reproché à Tony de trop prompteinent user ses souliers , lui en avait commandé deux paires ; et les cor-

flonniors, qui so font lonjoiirs nllondro, iift los aviiicnt pas oncoro apporléos : en sorlo que, pour le moment, il était rétltiil à celle Fenle p.'ure de sonlicrs.

Pendant que Tony appelait à son secours Gabrielle, la seule servante de la maison , des cris de joie annoncèrent l'arrivée du meilleur des oncles , dont le cliar-à-bancs retentissait dans la rue. On devait déjeuner à Saint-Cloud : — Ah 1 nous irons en bateau! nous verrons la foire ! Tony entendait sa sœur et ses frères s'appelant, cherchant tous, l'une son chAle et son chapeau , l'autre sa casquette. Ce fut enfin une émeute de famille , une de ces énieutes joyeuses , par lesquelles les tiroirs restent ouverts, et où les enfants se croient tout permis pour ne pas perdre un moment de joie.

— Et pas de souliers ! disait Tony en pleurant de rage.

Il descend , et voit par une fenêtre ses frères parfaitement chaussés , lavés, boutonnés , gantés , regardant le char-à-bancs. Sa sœur, pomponnée par sa maman, piaffait autant que le cheval, qui avait aussi des bouffettes roses aux oreilles.

— Où est Tony! Tony!

Tony remonte dans sa chambre. Il met son soulier tantôt à un pied, tantôt à un autre comme pour se figurer qu'il en deux , mais il n'en a qu'un. Tony repleure. Enfin, soutenu par l'espoir d'attendrir son oncle, sa mère, sa sœur, ses frères, et d'être emmené comme il est, il descend en oubliant son désordre, et il paraît les mains sales, la chemise déchirée, mal peigné , pas habillé du tout, rouge de désespoir. A cet aspect, un cri s'élève :

— Oh! Tony! Tony!

— Et il n'a qu'un soulier! s'écrie le meilleur des oncles, devenu terrible.

— Qu'as-tu fait de ton autre soulier, malheureux enfant? dit la mère. Oh! Tony ! Tony! s'écria-t-elle en pleurant.

— Mais cherche-le donc ! s'écria Georges.

— Impossible de le trouver ! répondit Gabrielle en apparaissant dans la cour.

— Oh ! dit Lucien, j'ai des chaussons de lisière, prends-en un.

— Non , dit le meilleur des oncles. Je lui donne encore cinq minutes pour être prêt , et après ! . . . fouette , cocher !

Toute la maison cherche le soulier, le soulier ne se trouve nulle part. Le chien se démenait sur le seuil de sa cabane en aboyant : il semblait partager la cor.fusion générale. Pendant que sa mère fait une dernière tentative dan^, l'escalier, Tony tâche d'attendrir le meilleur des oncles; il crie : — J' jurai de l'ordre, je rangerai tout! emmène-moi!

— im —

L'oncle est impitoyable. Le neveu s'nltaclie à l'oncle ; il le prend par son gilet, s'accroche aux poches. En se sentant éfreint par son neveu

l'oncle fait signe au gros cocher : le cocher arrache Tony. Le Sans-Soin est condamné à rester seul au logis avec Gabrielle.

— Ayez soin de lui, dit madame Gilbert. Tenez, achetez-lui une tarti: aux abricots...

Et, en sortant, la mère, triste de n'avoir que trois de ses enfants, entendait les pleurs de Tony pendant que le char-à-bancs roulait. Tony;, croyez-le bien, eut un affreux serrement de cœur en écoutant le bruit du char-à-bancs. Quand il n'entendit plus rien, il regarda dans la rue. Plus de char- à-bancs! la rue est déserte. Tout le monde est allé à la campagne, et les passants lui semblent allant tous à Saint-Cloud. Tony rentre dans sa chambre et se dit : — Je voudrais nien avoir de l'ordre comme Lucien.

Et le voilà qui se met à ranger tout chez lui : ses livres, ses crayons, sa boîte à couleurs, ses images coloriées, celles à colorier, ses livres délabrés, auxquels il donne un certain air en les mettant sur la planche. Puis il range toutes ses affaires dans leur armoire. Enfin , il nettoie sa chambre, et il éprouve ce certain contentement que cause l'ordre. Quand il eut tout bien rangé , il alla voir dans le corridor, et regarda dans la cour. Que voit-il? Son soulier! son soulier à la gueule du chien, qui l'avait sans doute caché sous la paille dans sa niche.. Tony descend et apeiçoit, au milieu de la cour, un papier plié en quatre. Comme il venait de se dire d'avoir de l'ordre, il ramasse le papier, le met dans sa poche, et repiend au chien son soulier, en grondant le chien. Puis il revient à sa cliambre, et se met à lire pour passer son temps de pénitence. Néanmoins il com-

ne troi

— Moh fetê avant ce

Tony, fur de montre ; mais , en — Serait-ce cela?

Et l'oncle, en dépliant

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bi-assc Tony, et lui dit : — Allons tous à Sanil-Cloiid : mais si je l'em-

L'oncle est impitoyable. Le neveu s'attache à l'oncle ; il le prend par son gilet , s'accroche aux poches. En se sentant étreint parson neveu

l'oncle fait signe au gros cocher : le cocher arrache Tony. Le S' est condamné à rester seul au logis avec Gabrielle.

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