XVI
MM. : ADDINGTON (Anglet), coupes, plats, aiguières, assiettes plaques, signées des maîtres du XVI s. — ED. ANDRÉ (Paris), triptyque de LÉONARD PÉNICAUD. Combat des Centaures et des Lapites, grand plat, par JEAN III PÉNICAUD. Sacrifice d'Abraham, sur une assiette signée : I. C.,ete. — ANSEL (St-Omer).— CeD'ARMAILLÉ (Paris). — ASTAIX (Limoges). — G. ATTENBOROUGH (Auglet.), superbes émaux des
XVe et XVI s. — DUC D'AUMALE (Chantilly), raretés. Portraits des Condés. — AZÉMA (Castelnaudary).
BARDINET (Limoges), six tableaux de JEAN II PÉNICAUD, offrant des scènes de la vie de saint Martial. — BARRE, série d'émaux de divers maîtres. Un triomphe, plaque par JEAN IT PÉNICAUD. Chasse au lion, dont une est signée : M. D. (avec un I dans le D). Le triomphe de Trajan, coupe polychrome signée : SUZANNE COURT. Triptyque de LÉONARD PÉNICAUD offrant au centre la Crucifixion. Triptyque en grisaille de PIERRE RAYMOND, au milieu, Jésus au jardin des oliviers. Autre, aux armes de Philippe de Bourbon et de Louise Borgia, mariés en 1530. Du même, une coupe: repas d'Énée et de Didon, 1553. Grand plat : la Genèse, 1558, etc. — L'ABBÉ BECHILLON (Poitiers) — Css BEISSEL DE GY MNICH (Belg.). — E. BLIGNY (Paris), triptyque. Le couronnement de la Vierge, par JEAN PÉNICAUD. — EDM. BONNAFFÉ (Paris), coffret, aiguière et son plateau en émail de Venise du XVe s. — Plaque attribuée à NARDON PÉNI- CAUD : l’ensevelissement du Christ. — G. BOURDON (Rouen). — E. BOYER (Lille), sainte Françoise debout près de l'ange, plaque signée: P. N. L'Annonciation, même signature, — DE BRUGES, plateau et coffret par JEAN COURTOIS ; coupe par JEAN III PÉNICAUD, etc. — BASILE WSKI (Paris), magnifiques émaux des premières époques, jusqu'à la fin du XVIe s. Jésus au jardin des Oliviers, plaque marquée : I. P. L'Adoration des Mages, plaque. La légende de sainte Marguerite, coffret par JEAN 1 PÉNICAUD. Ascension du Christ, plaque par JEAN II PÉNICAUD. — Plaque ovale de PIERRE COURTOIS, figurant au fond la chaste Suzanne et au revers Minerve. Autre, le Mois de Mai, symbolisé par des enfants chantant dans un parterre. Coffret, du même : le Triomphe des Vertus. — Les Vicillards de l’'Apocalypse. Suzanne et les deux Vieillards, plats par JEAN COURTOIS. Chasse au sanglier, plat ovale, signé : JEAN LIMOSIN. Hanap, signé I. L., avec une fleur de lis au milieu. Le Triomphe de Bacchus, salière en grisaille signée : I. C. D. V. — David coupant la tête de Goliath, coupe signée : G. N. 1539. Coffret, du même (COULY NOUAILHER). Triptyque composé de dix plaques. Miroir et salières hexagones à sujets mythologiques, par SUZANNE DE COURT.
CALLET, coupe polychrome signée I. D.C. —DUCG DE CAMBACÉ- RÈS (Paris), la Flagellation, par JEAN Ier PÉNICAUD. — Csse de CAM- BIS ALLAIS (Paris). —-GAPMAS (Dijon), émaux du XVIC s. — CHAP- TIVE (Montauban). — DE CHASTENAY (Tolouse). — CLAVERTE (Montauban). — DE CURZON (Orléans). — EUG. CLICQUOT (Reims). — Psse IZA CZARTORYSKA (Paris), Loth et ses filles, grande coupe marquée : C. N. et sur le couvercle 4545, grisaille. — Triptyque de M. D. PAPE, la Crucifixion. Vierge, en buste, allaitant l'Enfant Jésus, par JEAN IT PÉNICAUD. Chasse au lion, grisaille sur cuivre repoussé, en fort relief. Neptune et Centaures, couvercle signé : A. LimoGEs PAR JEHAN Court Dir ViGier, 1556.
H. DAMBY SEYMOUR (Anglet), l'Annonciation, avecles portraits de Louis XII et d'Anne de Bretagne. — Catherine de Médicis. Élisabeth de France, fille de Henri I. Marguerite de Valois, reine de Navarre. Jacques Amyot. Le cardinal de Lorraine, par LÉONARD LIMOUSIN. — DAUGNY, l’'Annonciation plaque signée I. P. Le Christ et les douze Apôtres, plaque de JEAN PÉNICAUD. Saint Roch et un Ange, parISAAC MARTIN.— DAVID (Le Mans). — EM. DAVOUST (Orléans), sainte Famille, sainte Élisabeth, saint François Xavier, sainte Ignace — DELMAS-DEBIA (Montauban). — À, DESMOTTES (Paris), l’'Annonciation, plaque attribuée à Nardon
Pénicaud. Baiser de paix, du mème. La Porte dorée, plaque du XVIe s, — L'ABBÉ DESNOYERS (Orléans), Jésus et les saintes femmes. La Cène, XVIe s., le Couronnement d'épines, grisaille. Saint Benoît, saint Denis, saint Étienne, saint I. de Loyola, saint Jean de Dieu, saint François d’Assises, sainte Suzanne, la Vierge, la Madeleine, L'Annonciation, etc. et plusieurs bénitiers signés des LAUDIN. — Mu: A. DIDIER (Orléans), saint François, signé : I. L.— DUCOIN(Lyon). —-EUG. DUTUIT (Rouen), collection splendide. La Vie de saint Jean-Baptiste, triptyque polychrome, par M. D. PAPE. — La Flagellation, plaque de MONVAERNI. Trois plaques : Femmes nues, Cavalier, Homme endormi, exécutées au pinceau sur apprêt blanc par L. LIMOSIN. Deux assiettes de l'Histoire de Pysché, par P. REY- MOND, etc.
CH. EPHRUSSI (Paris), émaux des Pénicaud et autres. — Mme CH. EWBANK (Valenciennes), la Vierge et l'Enfant Jésus. Baptème de Jésus- Christ, etc. — Mie L. FILLON (Paris), émaux du XVI 5. — FOULC (Paris), triptyque attribué à NARDON PÉNICAUD. — EUG. FROC (Orléans), chasse au sanglier.
GATTEAUX (Paris), la Crucifixion, plaque signée : I. P. 1542. Ascension de Jésus, par le même JEAN PÉNICAUD. — R. DE GEFFRIER (Orléans), l'Annonciation, par NOUAILHER, saint Mathieu, saint Philippe, saint Jérôme, la Vierge. — Me GENTIL-REYNARD (Lille), émaux du XVIes. Histoire de saint François. — GERMEAU (Paris), émaux du XVIe s. — GOLDSCHMIDT (Francfort), pièces très belles et de grande valeur, — Mie GRANDJEAN (Paris), la Nativité, triptyque de NAR- DON PÉNICAUD. Pièces diverses du XVIe s. Apollon et Daphné, signé : F. L. 1633. — GUENETTE (Orléans), la Vierge et l'Enfant Jésus, par N. LAUDIN, etc. — GUYOT-POIGNARD (Orléans), l’Annonciation, par un LAUDIN, etc. — L. TH. HABERT (lroyes). —OSCAR HAI- NAUER (Berlin), pièces diverses. Raretés. — DUG DE HAMILTON (Anglet.). — HAZARD (Douai). —HERMAN DUCHON-DORIS (Bordeaux), tasses, Christ, sybille, etc. — D'HOUDAN (Angers).
Mne JODOCHE (Pithiviers), sainte Marguerite, sainte Françoise, par N. LAUDIN.
CHir DE LA BROISE (Mayenne). — Mne DE LAFAULOTTE (Paris), plaque oblongue, signée : KIP. Rabelais par JEAN IT PÉNICAUD. — CLAUDE LAFONTAINE, la Conversion de saint Paul, grisaille par KIP. Trois plaques des travaux d'Hercule, par P. REYMOND. — CLÉ- MENT LANNES (Lectoure). — LARANGOT WAVRIN (Amiens). bénitier, sainte Marie-Madeleine en extase, grisaille. Saint Joseph avec l'Enfant Jésus et le lis, par un NOUAILHER, etc. — DE LAUNAY DE VAUZELLES (Orléans), grisaille. Râpe à tabac, — LECOINTRE- DUPONT (Poitiers). — Mue VeLE COURT (Pont-l'Evèque). — LEFE- VRE (La Chapelle-Saint-Mesmin), sainte Therèse, par N. LAUDIN. Râpeà tabac. — LEGUERNEY (Brionne). — LÉONCE LEROUX (Paris), émaux des XVIe et XVIIe s. Plats. Plusieurs asssiettes des Mois de l’année. Plaques, pièces diverses, raretés.— ISID. LESGART,plaque duXVIes. portant l'inscription: HENRY XVI DAVPHIN DE France, 2e FILS DU Roy FRAnÇois f. DOoxEC TOTUM IMPLEAT ORBEM. — LEYLAND (Anglet), triptyque de la légende de saint Jean, marqué M. D. P. P. avec un petit 1 dans l’intérieur du D. — DE LILLE-LOTURE (Orléans), la Résurrection, XVIe s. Tête de Christ. Tête de Vierge, par LÉONARD LIMOSIN, l’Annonciation, la Nativité, saint Louis, sainte Jeanne de Valois, par les LAUDIN, etc. — L'ABBE LIVET (Le Mans), — Cte THIERRI DE LIMBURG-STIRUM
(Belg.). Portrait de Jacq. de Thiennes, bailli de Flandre, par LÉON. LIMO- SIN. — CH. LIZÉ (Rouen), écuelle et plaques du XVII s. — Mme DE LUROY, la Légende de sainte Valérie, quatre plaques, par un JEHAN PÉNICAUD.
MAGNIAC(Anglet.), Combat des amazones, signé KIP. Portrait de Louis de Lorraine et d'Anne d’Este, par L. LIMOSIN. — MAILLET DU BOUL- LAY (Paris). Plaque de Pénicaud (?) grande plaque non signée, du XVIes., à 4 personnages historiques. — DUC DE MARLBOROUGH ({Anglet.), suite de quatre plaques représentant les figures à mi-corps de la Charité, du Courage, de la Tempérance et de la Justice, Deux sont signées. [. A. PéÉNicauD Junior, et deux : P. 1. — MALLEY (Clermont-Ferrand). — Dr MARCHAND (Dijon), émaux du XVIe s. et des premières époques. ERN. MARÉCHAL (Saint-Quentin), — FE. MASSENAT (Brives). — Vte DE MATHAREL (chât. de Lagrangefort). — MATHON (Beauvais). — CH. DE MEISMORON DE DOMBASLE (Nancy). — L'ABBÉ MILLIÈRE (Beauvais), sainte Ursule, saint Francois, en méditation devant une tête de mort, émaux signés: 1.L. — MÉTIVIER (Angers). — MOREAU (Versailles), — Bon DE MORGAN (Amiens), — CH. NICAISE (Châlons-sur-Marne).
NOURY (Blois, — ODIOT (Paris), Jésus au Jardin des Oliviers, plaque signée I. P. — Le Christ entre saint Jean et la Vierge, grisaille marquée : I. P.— Triptique de LÉONARD PÉNICAUD, au centre la Crèche. Deux plaques polychromes, de la suite des Prophètes et Sybilles, par L. LIMOSIN. Émaux de PIERRE RAYMOND et autres.
AUG. OZENFANT (Lille), religieux franciscain à genoux devant saint Pierre, et protégé par saint François, son patron, émail signé: F. P. MIN- BIELLE, 1584.
ERN. PALUSTRE (Tours), six assiettes représentant les travaux de six des mois de l’année, par JEAN COURTOIS. — D' PATAY (Orléans), saint Jean, signé: J. LAUDIN. Mort de Lucrèce. Actéor changé en cerf. Moutardier, salière; etc. — D' PAYEN (Orléaus), sainte Catherine. Le baptême de J.-C., signés d’un LAUDIN. — Mis DE PÉRIGNON (Montauban). — PIERRE (Orléans). — PETIT (Lille), la Vierge et l'Enfant. Jésus sur ses genoux, saint Georges combattant le dragon, émaux signés : I. L. — «$. Ignatius de Loyolu » signé : PONCET. — PEYRET (Bordeaux) PIET (Paris) émaux des PÉNICAUD, de PIERRE REYMOND, de LÉONARD LIMOSIN, etc. — PILLOT (Bordeaux), prise d’une forteresse par un Roi et ses officiers, plat ovale de MARTIAL RAYMOND. — À. PONCELET (Douai), émaux de diverses époques. Coupe à six compartiments; au centre, Tobieavec l'ange, saisissant le poisson. — POTTIER-LAURAND (Blois). — L'ABBÉ PRÉAUX (Évreux).
QUEYROI (Moulins), les quatre Évangélistes, par JEAN LIMOSIN.
RABOURDIN-GRIVOT (Orléans), coupe signée: L. LAUDIN. — HIPP. DE RANCOURT (Orléans), saint Ambroise et saint Jérôme, signés J. LAUDIN. — PAUL RAYNAUD (Carcassonne). — RIANT DE LARGENTAYE (Chât. de Largentaye). —L'ABBÉ ROCHER (Orléans), coupe signée : L. L.— Jésus-Christ, saint Augustin, signés d’un LAUDIN. — Mne DE LA ROCHETERIE (Orléans), bénitier, la Vierge et l'Enfant Jésus. Saint Joseph, sainte Thérèse, émaux signés des LAUDIN. — Bors DE ROTHSCHILD, collections d’émaux de toutes sortes et en nombre considérable, des premiers maîtres limousins.
G. DE SAVOYE (Belg.),émaux duXVIes.— Mne DE LA SAYETTE (Poitiers), Moïse devant le serpent d’airain, plat ovale, par JEAN DE COURT.
— CH. SCHMIDT, la Crucifixion, par JEHAN LIMOSIN. — Bers KR. ET F. SEILLIÈRE (Paris), grands portraits du duc de Nevers, de Diane de Poitiers el de Catherine de Médicis par LÉONARD LIMOSIN. — François I et Claude de France sa femme, par le même, adjugés à la vente Soltykoff, 52.500 fr. Coupes datées de 1546 et de 1552. Histoire de Psyché; la Genèse, plats. Le triomphe de Diane ; Quos ego, coupes. Plat à ombilic, réprésentant «l'Amour de Cupido et de Psyché, mère de Volupté, » signé P. R. Henri Il, prince de Condé et Charlotte de Montmorency, sa femme, par JEAN II LIMOSIN. Plat de JEAN III PÉNICAUD : les Noces de Psyché, aiguière ; du même, le repas d'Énée et de Didon. La mise au tombeau, du même. Portrait de Luther, signé : I. P.— Érasme, du même JEAN PÉNICAUD. Les Noces de Psyché, plat du même artiste. Le Passage de la mer Rouge, plat par J. COURTOIS. Histoire de Phaëton, coffret par M. D. PAPE, etc. — SOLEIL (St-Brieuc). — M SOUFFLOT (Orléans), saint Jean, saint Bernard, sainte Famille, plaques du XVIIe s. — SPITZER (Paris), collection hors de pair. Environ cent quatre-vingtspièces, parmi lesquelles nous citerons: Quatre triptyques par J. PÉNICAUD, un par PAPE et un par NARDON PÉNICAUD, rarissime. Un diptyque, par PÉNICAUD III. Quatre portraits, par LEONARD LIMOSIN et un par PIERRE COURTOIS. Neuf paix, dont trois pard. PÉNICAUD, deux par PÉNICAUD I, une par P. REYMOND et deux signées K. I. P. Cinq plats, par JEAN DE COURT, PIERRE COUR- TOIS et P. REYMOND. Des mêmes maîtres, et de quelques autres non moins habiles, nous mentionnerons encore: Vingt assiettes, six aiguières, dixhuit coupes et vases, un chandelier, deux coquilles de pèlerins, dix salières, dix coffrets, un encadrement. Un grand coffre à couvercle bombé, par COURTOIS. Soixante-dix plaques de grandeurs variées, formant tableaux dont quatre par M. D. PAPE, six par P. REYMOND, deux par SUZANNE DE COURT, quatre par l'anonyme au sigle K. I. P., quatorze par LÉONARD LIMOSIN et vingt et une par PÉNICAUD HI. Les émaux seuls de la collection Spitzer sont évalués à plus de quinze cent mille francs. — GH. STEIN (Paris), triptyque de PÉNICAUD. Émail sur argent, du même. La Mortde la Vierge, plaque signée : N. DUFORT. 1581.
TAILLEFER (Limoges), Deux bergers et leurs chiens chassant les péchés capitaux, sous la forme d'animaux, par P. COURTOIS. — JOS. TARIET (Tulle). — TUSSEAU, Orphée, pièce signée P. P.
EM. VAUDAMME (Lille), saint Jérôme, sainte Marie-Madel:ine, par LAUDIN, etc. — JULES DE VICAQ (Lille), émaux des XVe et XVIe s. Nombreux ouvrages des LAUDIN. Grand bénitier, aux armes de Lorraine, et figurant saint Louis à genoux, aux pieds du Sauveur. Plaques, objets divers... —VISCONTI, aiguière, offrantle portrait de Henri IT, par PIERRE COURTOIS.
WALPOLE (Anglet.), coupe signée IDANNES PENICAUDI (us) IVNIOR. 4539. — WAREHAM (Anglet.), raretés du XVIe s. Pièces de grande valeur. — WEBB (Anglet.), les Noces de Psyché, d’après Raphaël, plat ovale adjugé 5,000 fr. à la vente Pourtalès, en 1865. — T. M. WHITEHEAD (Anglet.), coffret formé de dix plaques d'émail et au chiffre d'Anne d’Autriche, par JEAN II LIMOSIN. Une tasse et son couvercle racontant les amours de Samson et de Dalila, émail signé : JOHANNES PENICAUDI JUNIOR ,1539. Raretés. — A. WILLET (Amsterdam), Apollon et les Muses, sur une aiguière en grisaille, de JEAN COURTOIS, datée de 1564.— Bnne DE WOLF (Belg.), émaux du XVIe s.
Css D'YVON (Paris), émaux de divers maîtres du XVIe s.; aiguière avec son bassin, décorés de sujets mythologiques, par JEAN IT LIMOSIN.
De tout temps, les tapisseries tissées ont été en usage chez les peuples civilisés ; dans l'antiquité, les Mèdes, les Babyloniens, les Égyptiens, les Grecs et les Romains considéraient les tapisseries comme un objet de luxe, destiné à décorer les temples, les palais et les demeures des riches. Babylone, Tyr, Sidon, Carthage, Sardes, Pergame, Milet, Alexandrie, étaient des centres de fabrication, dont les produits furent introduits en Grèce par Alexandre et importés à Rome, après la conquête de la Grèce, de l'Égypte et de l'Asie. Aristote raconte qu’un Sybarite fit tisser une grande tapisserie qui représentait au centre les principales divinités des Hellènes. L'Orient conserva longtemps le monopole de cette fabrication et au moyen âge les Juifs y faisaient des commandes considérables pour le compte des églises et des couvents d'Europe.
Les Sarrasins, lors de leur invassion en France, sous Charles Martel, amenèrent sans doute avec eux des ouvriers tapissiers qui créèrent des ateliers ; c’est ainsi qu'il faut expliquer l’origine de l’épithète Sarazinois affectée aux tapisseries, ancienne façon d'Orient, et qui fut étendue à toutes les tapisseries veloutées par opposition aux tapis Vostrez, de fabrication ordinaire. Au moyen àge, les tapisseries furent en grande vogue ; elles servaient, dans les cérémonies religieuses, à décorer les églises; les côtés du chœur, les piliers, recevaient ces riches tentures que l’on changeait suivant les fêtes de l’année; au moment des processions, l'usage s’en est perpétué jusqu’à nous, les murs des maisons particulières étaient tendus de tapisseries.
Les habitudes nomades de la chevalerie, la disposition intérieure des châteaux, dont les gros murs devaient être isolés dans un intérêt hygiénique, rendirent l'usage des tapisseries très fréquent ; on en décorait les salles d'honneur, dites de parement, et suivant leur usage spécial, on les appelait courtines (rideaux de lit), factiers (dais), aucubes (tapis de pied), tref (toiles de tente), banquiers (tapis de siège); on les employait encore pour séparer les grands appartements et remplacer les portes, en manière de portières. La plus ancienne fabrique de France, fondée en 985, était une annexe du couvent de S'-Florent, à Saumur; en 1095, on cite la ville de Poitiers comme siège d’une fabrication qui s'étend plus tard à Amiens, Aubusson, Beauvais, Felletin, Paris, S'-Quentin, Tours et Troyes.
Les tapisseries d'Arras furent surtout en grande réputation ; les Italiens désignaient, par le mot Arrazi, tous les tapis à histoires et personnages. Raphaël ayant été chargé par Léon X de compléter, à l’aide d’une suite de tapisseries, l’'ornementation de la chapelle Sixtine, dont la voûte avait été décorée par Michel- Ange, ces tapisseries, au nombre de dix, furent exécutées à Arras en tissu de soie, laine et or; elles arrivèrent à Rome en 1519. Les cartons dessinés par Raphaël, sont en Angleterre. C'était le chant du cygne pour la ville d'Arras, car à partir de la conquête par Louis XI (1477), qui chassa une partie des habitants, la fabrication des tapisseries disparut pour ne plus revenir. En 1398, la ville de Lille avait accordé droit de bourgeoisie à des tapissiers de haute lisse qui la plupart venaient d'Arras ; cette industrie Lilloise cesse à La fin du XVI° siècle, se relève au XVIT° siècle pour disparaître complètement au XVIIE.
Au commencement du XVI° siècle, Anvers devint le grand entrepôt du commerce de tapisseries où Louvain, Bruxelles, Bruge, Audenarde, Lille et Tournay, envoyèrent leurs produits. En 1538, Marie de Hongrie, sœur de Charles-Quint, gouvernante des Pays-Bas, et Charles-Quint lui-même, en 1544, firent des règlements auxquels étaient soumis tous les tapissiers de haute lisse de Flandre; il « leur fut défendu de parer, farder leurs tapisseries de quelques couleurs ou substances de poincture que ce soit et n'y coulourent autre chose qui ne soit tissue ou ouvrée au fond de la tapisserie, fors aux visaiges et autres membres nuds et ce par substance permise ».
Les apprêteurs, par les mains de qui passaient les tapisseries avant d'être mises en vente, avaient licence de corriger dans une certaine mesure, les défauts que les tapissiers avaient laissés dans leur œuvre, «à l’aide de blanche croye, terre rouge et noir pour ayder et appointez visages et membres nuds. » Il était prescrit en outre aux tapissiers de marquer leurs produits afin que « par telles enseignes marcq soit cogneu que ce soit que la dite est d'un tel maître ouvrier. Ces marques doivent être apposées sur les bordures. »
En Angleterre et en Espagne, on fonde aussi des fabriques de tapisseries ; le palais de Madrid renferme une quantité d’admirables tentures, entre autres de grandes compositions d’après les dessins de Van de Weyden ; en 1780, Goya fut chargé de composer des cartons, pour la manufacture royale de Madrid,
En France, le premier règlement sur les tapisseries confectionnées par l’industrie privée, date de 1302, et fut édicté par le prévôt des marchands P. Lejumeau. François I établit une manu-
facture de tapisseries à Fontainebleau, sous la direction de Sébasüien Serlio et de P. Selorme, en 1550, manufacture qui fut transférée à Paris, rue St-Denis, à l'hôpital de la Trinité, à la maison des Jésuites, au Faubourg S'-Antoine, au palais des Tournelles, à la place Royale et enfin au Louvre. Après cesnombreuses pérégrinations, elle vint se fixer défnitivement aux Gobelins sous la direction des sieurs Raphaël de la Planche et Charles de Comans.
Fe LES AE
Le Baptème du Christ, tapisserie flamande, tissée d’or et d'argent, XVe s. Collection de M. Maillet du Boullay.
L'établissement des Gobelins tirait son nom de ses fondateurs, dont le premier, Jean Gobelin, était venu de Reims pour se fixer à Paris, vers la fin du XVe siècle. Son fils Philibert acheta l'emplacement de Ja manufacture, sur les bords de la Bièvre.
Les Gobelins firent une grande fortune ; l’un d’eux était le marquis de Brinvilliers, dont la femme fut brülée vive comme empoisonneuse. Les frères Cannoye, qui leur succédèrent, firent venir des ouvriers de Flandre, sous la conduite d’un chef d’atelier nommé Taus.
En 1662, Colbert créa aux Gobelins une sorte d'école professionnelle pour tous les corps de métiers d'art, travaillant pour le souverain, tapissiers, teinturiers, brodeurs, orfèvres, fondeurs, graveurs, lapidaires, ébénistes. L'édit de fondation de 1667, lui donna le nom de : Manufacture royale des meubles de la couronne et la place sous la direction immédiate de Charles Lebrun. C’est de cet établissement que sortit une foule de chefs-d’œuvre dans tous les genres de l’ameublement et de l’ornementation ; c'est à cette école que se formèrent, outre les artistes tapissiers, des artistesorfèvres, tels que Claude Ballin, Thomas Germain, etc. La tapisserie seule employait 250 ouvriers ; 60 enfants, apprentis peintres, étaient élevés à la manufacture et après dix ans de séjour, ils pouvaient arriver à la maîtrise.
La Savonnerie était, dans le principe, un établissement de bienfaisance situé à Chaillot, créé en 1615, par Marie de Médicis et fut converti en fabrique de tapisseries en 4627, dont le premier entrepreneur, un sieur Pierre Dupont, devait faire confectionner des tapis de Turquie et autres ameublements et ouvrages du Levant, en fils d’or, d'argent, de soie et de laine. Cet établissement a été réuni en 18925, à la fabrique des Gobelins.
La fabrique de Beauvais fut érigée en manufacture royale en 1664; Oudry en fut nommé directeur en 1731.
L'usage des tapisseries et des cuirs de Cordoue, comme tentures, diminue et disparait après l'invention des papiers peints, par Papeléon, en 1688.
L'édit de fondation des Gobelins fait ressortir ainsi l'importance de l’industrie destapis : « La manufacture des tapisseriesa toujours paru d'un si grand usage et d’une utilité si considérable que les Etats les plus abondants en ont cultivé les établissements et attiré dans leurs pays les ouvriers les plus habiles, par les grâces qui leur ont été faites. » La tapisserie tissée est en effet la plus haute expression de l’art industriel et les peintres célèbres de toutes les écoles ont tenu à honneur de dessiner des cartons pour les grandes fabriques.
Les tapisseries de la première époque venaient d'Orient et leur
décor se ressent de leur origine; ce sont des dessins byzantins à méandres et animaux fantastiques. La seconde époque, qui a une origine nationale, prend ses modèles dans ce que nous pourrions appeler le style ogival du XIII siècle; mais nous devons avouer humblement que ce sont des hypothèses, nous raisonnons par induction, car nous n'avons conservé aucune tapisserie antérieure au XV° siècle (1). La fameuse tapisserie de Bayeux, attribuée à la Reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, est une tapisserie à l'aiguille. Dans un inventaire daté de 1368, un sieur Huchon Barthélemy, est désigné comme ayant reçu 90 éeus d'or pour « un tapiz ouvré auquel était la gueste de saint Graal ».
Les tapisseries du XV° siècle sont rares, on en conserve cependant de précieux spécimens à Reims, Montpezat, Angers, Orléans, Nancy, S'-Maurice de Chinon, Dôle, Sens, Châlons, Clermont, ete., qui permettent d'étudier la manière des tapisseriés de cette époque. Les sujets sont tirés de l'histoire sainte, des gestes fabuleux des héros, des saisons, des chasses, des fabliaux et poèmes chevaleresques. Des arbres généalogiques, des armoiries, des philactères gothiques, aident à faire connaître les propriétaires, à commenter et à expliquer les sujets.
Les artistes de cette époque, préoceupés avant tout de l'effet décoratif, négligeaient la perspective; sur un fondmonochrome ou parsemé de fleurs, ils allignaient tous les personnages à côté les uns des autres, sans établir d’arrière-plan; un trait de contour dessinait les principales formes des personnages et de leurs vêtements; les étoffes étaient à plis nets et cassants. Le décor procédait par plats juxtaposés; trois tons de chaque couleur, simples et harmonieux, se liaient par des hachures. Des rehauts d’or donnaient un éclat tout particulier aux fonds rouges. Il y a, en un mot, une analogie frappante entre le faire des tapissiers el celui des maîtres verriers. On cite de cette époque une tapisserie faite d'après les dessins de Van Eyck.
Au commencement du XVI siècle, le style purement décoratif tend à s’effacer; la perspective se prononce, le modèle devient plus souple, plus animé, les contours sont moins accentués et on ne les retrouve même plus pour accuser les plis des vêtements. Vers le milieu du XVIe siècle, la Renaissance italienne transforme le style de la tapisserie, qui abandonne la manière déco-
(4) M. Victor Gay, le savant auteur du Glossaire archéologique du moyen âge el de la Renaissance, n’est pas de cet avis. Il affirme qu'il en existe plusieurs, non françaises, mais allemandes, et prétend posséder lui-même une tapisserie tissée du XIVe siècle.
rative, pour se rapprocher de la peinture ; les arabesques sont cependant employées fréquemment. Les peintres de l’école italienne, Raphaël en tête, fournirent des cartons. Brantôme parle avec enthousiasme d’une tapisserie dessinée en 1546, par Jules Romain, pour le compte du Roi de France, tapisserie qui représentait le triomphe de Scipion; il assure qu'elle avait coûté 22,000 écus et que de son temps on ne l'aurait pas eue pour 50,000.
Un élève de Raphaël, Thomas Vincidore, de Bologne, avait été envoyé en Flandre exprès pour surveiller la confection de tapisseries faites d'après les cartons du maitre ; on cite le nom de Van Klay (Bernard), comme étant un des plus fameux tapissiers de cette époque.
En France, les principaux peintres de tapisseries antérieures aux Gobelins furent : H. Lerambert, Luca Romain, Charles Carmon, Cachenemis, Baignequeval, C. Baudouyn, Toussaint Dubreuil; ces artistes touchaient en moyenne 95 livres par mois pour dessiner les cartons. Lorsque Le Brun prit la direction des Gobelins, il donna une grande impulsion à la fabrication, et le style décoratif prit une tournure large et noble; le premier peintre de Louis XIV s'occupait des Gobelins d'une manière toute particulière ; dans une lettre du 10 mars 1673, où il fait la nomenclature des artistes qui travaillent sous ses ordres, il dit :
« Le sieur Van der Meulen est un peintre fameux selon moy, que le Roi a appelé de Flandre pour travailler à de grands tableaux représentant les vues de toutes les maisons royales; il a déjà fait celles de la plupart des villes de Flandre, avec les environs qui sont d'une délicatesse merveilleuse. On travaille à mettre ces beaux dessins en tapisseries, dont il a gravé plusieurs en taille douce. Les sieurs Jans et Lefebvre font de la haute lisse, mêlée d'or et d'argent; ils travaillaient sur mes dessins à l’histoire du Roy, à celle d'Alexandre, aux actes des Apôtres, aux Saisons, aux neuf Muses. Leurs ouvrages sont des chefs-d'œuvre au dire des admirateurs. Les sieurs Lacroix et Mousin sont pour la basse lisse, dont ils s’acquittent très bien. »
Tous les peintres recherchaient avec empressement l'honneur de donner des cartons aux Gobelins : Simon Vouet, Fouquières, Michel Corneille le père, Poussin fils, Monnoyer, Bérain, Gillot, Audran, Neilson, Vien, Blain de Fontenay, Boëls, Auguières, Franquart, de Troy, Coypel, Vanloo, Mignard, Jouvenet, Natoire, Boucher, Oudry, Lagrenée, Jeaurat, Fragonard, firent reproduire ainsi une partie de leurs œuvres. Un ingénieur célèbre, Vaucanson perfectionna les métiers. Le style artistique
des tapisseries suivit la marche de l'école française et du goût; les peintres et les tapissiers n'étaient souvent pas d'accord, les premiers voulant la reproduction exacte de leurs tableaux, les seconds objectant avec raison que la tapisserie n'était pas un tableau, mais une tenture décorative aux effets tout à la fois harmonieux et brillants; cette vérité fut comprise par Le Brun, qui employa le procédé du XVe et du XVI* siècle, c'est-à-dire les couleurs de grand teint, nuançant les demi-teintes par l'interposition de laines de teintes franches, à l’aide de hachures.
Après Le Brun, le décor changea de motifs; les grands sujets furent remplacés par des lambrequins, des fontaines, des animaux fantastiques et des dessins orientaux. Au rude coloris du premier peintre de Louis XIV, dit la notice sur les Gobelins, aux rouges imitations que Noël Coypel faisait de Rubens, aux grandes compositions décoratives de Jouvenet, aux machines vides et boursouflées de Troy, il s'était substitué une peinture agréable, efféminée, harmonieuse dans les tons intermédiaires, mais encore et surtout décorative, comme il convenait à de petits appartements et à une société efféminée. Fr. Boucher fut un maître dans cet art faux et charmant, et pour traduire en tapisserie les chairs nacrées et tous les gris qui dominent dans ses tableaux, il fallut abandonner l’ancienne palette, demander à la peinture d’autres nuances et appliquer celui-ci, d'après des principes nouveaux. Les directeurs des Gobelins, dignes d'une mention furent Le Brun, Mignard, Soufflot, Pierre, Badin.
Les tapis de la Savonnerie, fabrique royale, fondée en 1627, par Dupont et Lourdet, fermée en 1895, diffèrent essentiellement par la destination, les procédés et les résultats, des tapisseries des Gobelins; ils ressemblent à une étofle veloutée et ne présentent pas une surface plane et rase. Ces tapis servaient généralement de tapis de pied, ou de couvertures de meubles, c’est ce qui explique l’extrème rareté des anciens produits de cette fabrique. Sous Louis XV on exécuta un paysage et plusieurs portraits notamment celui du Roi, mais ce genre fut abandonné. Les principaux peintres qui fournirent des cartons à la Savonnerie furent : .-B. Monnoyer, Trancard, Blain de Fontenay et Lemoine.
Les tapisseries de Beauvais, fabrique royale, fondée en 1664, par Hinard, généralement à la basse lisse (1), étaientemployées
(4) Lorsque le tissage se fait horizontalement, la tapisserie est dite de basse lisse; elle devient de haute lisse, quand le travail s’exécute en hauteur verticalement,
LES TAPISSERIES TISSÉES, d41
de préférence à couvrir les meubles; aussi leur décor consiste le plus souvent en fleurs, ornements ou paysages; néanmoins, dès avant 1778, les ateliers de Beauvais avaient donné les « Conquêtes de Louis-le-Grand », les « Aventures de Télémaque », les « Actes des-Apôtres ». Le peintre directeur Oudry fit exécuter les Fables de la Fontaine, d'après ses dessins, les Amours des dieux, l’Iliade d'Homère, d'après Deshays, les Délassements chinois, d'après Dumont, les Fêtes russes d’après Casanova (1); mais les compositions de la manufacture de Beauvais sont toujours moins grandes comme style et comme dimension que les compositions des Gobelins, dont elles paraissent être la réduction : « La tapisserie des Gobelins, dit après nous le rapport de M. Denuelle, est à la tapisserie de Beauvais ce que la peinture d'histoire est à la peinture de guerre. »
La fabrique d’Aubusson, Felletin et Bellegarde, donnait des produits moins brillants que ceux des ateliers des Gobelins et de Beauvais, mais qui étaient beaucoup plus répandus, en raison même de leur infériorité comme valeur et comme prix. Cette fabrique est particulièrement intéressante, car elle représente l'industrie privée, livrée à elle-même, luttant énergiquement contre des entraves de toutes sortes, contre la concurrence étrangère et l’industrie officielle. A la fin du XVIIEe siècle, et d’après la statistique rédigée en 4793 par le bureau consultatif des arts et manufactures, les villes de France qui possédaient des manufactures de tapisseries étaient : Aubusson, Autun, Beauvais, Cambrai, Douai, Felletin, Nancy, Nantua, Nimes, Paris et Tournay.
Jusqu'au XVIT siècle, les Flandres eurent la vogue pour le commerce des belles tapisseries historiées ; au XIV? siècle, Tournay, Bruxelles, Enghien et Gand ; au XV® siècle, Audenard, Lille, Douai, Bruges, Louvain, Valenciennes, Malines, Mons, Lannois, Orchies, Roubaix, Tourcoing, comptaient de nombreux ateliers en pleine activité; sous Charles-Quint, il y avait des fabriques dans toutes les localités un peu importantes de l’Artois, de la Flandre, du Hainaut, du Tournaisis et Trond, Alost, Ath, Béthune, Binhe, Blandin, Camphin, Courtrai, Estainbourg, Grammont, Hal Lambeke, Marquain, Termonde, Tirlemont et Ypres. A cette époque, Anvers était le grand entrepôt de commerce pour les tapisseries, où les maitres tapissiers de Flandre exposaient dans
(1) On peut encore citer de Beauvais, au XVIF: siècle, des fleurs par J.-B. Monnoyer; les Rinceaux, le Paon; au XVII siècle, Diane, par J.-B. Oudry; la Noble Pastorale, par Boucher; la tenture des Jeux Russiens, par J.-B. Le Prince, exécutée en 1770.
des galeries disposées à cet effet, des tapisseries de tout genre à vendre aux amateurs et marchands étrangers.
En Italie, l’art de la tapisserie fut introduit par les Flamands dès Je XVe siècle ; les villes de Ferrare, Sienne, Florence, Pérouse, Corrège, Gênes, Turin, Venise, Urbin, Mantoue, Naples et Rome, renfermaient des ateliers qui produisaient des œuvres remarquables. En Angleterre, on fait remonter l'origine de la tapisserie au XIVe siècle ; les ateliers les plus célèbres furent ceux de Morlake, fondés en 1619 et soutenus par la protection toute spéciale de Charles I. L'Espagne, dont les relations politiques et commerciales avec les Flandres furent constantes pendant des siècles, possède les plus beaux spécimens de la tapisserie flamande, notamment au palais de l'Escurial. Les inventaires du XVIe siècle citent des tapis velus de « l'ouvrage d'Espaigne » ; les ateliers de Santa-[sabel dataient du XVII siècle, ceux de Santa-Barbara furent fondés à Madrid, en 1720, par Philippe V, et les fameux peintres espagnols Maella, les deux frères Bayeu et Goya travaillaient pour eux.
En 1716, une colonie française émigra à Saint-Pétersbourg sous la conduite d'Alexandre Le Blond, architecte-dessinateur de jardins, qui devint premier architecte de Pierre-le-Grand ; quatre hautelissiers et cinq basselissiers, des Gobelins de Paris, fondèrent des ateliers qui prirent le nom des Gobelins ; entretenus à grands frais par la Couronne, ils tissèrent des tapis de soie et d'assez beaux portraits. En Allemagne, on tissait des tapisseries dès le XVI siècle ; un atelier organisé à Stuttgard, en 1566, fabriquait des pièces d’après les cartons et sous la surveillance de Jean de Velte et de Nicolas Van Orley. Ces tentures existent encore. Après la révocation de l’édit de Nantes, plusieurs tapissiers français émigrèrent en Allemagne ; Pierre Mercier, originaire d'Aubus:on, obtint la patente de tapissier de l’électeur de Brandebourg.
A Copenhague, dans le palais de Rosenborg, on voit douze grandes tapisseries de haute lisse, que les frères Van der Eicken ont exécutées à Kioge, d’après les ordres du Roi Christian V. Au XVI: siècle, la fabrique de Middelbourg, dans les Pays-Bas, dirigée par Jean de Maegt, avait une grande réputation.
En Orient, le tapis est un objet de première nécessité puisqu'il sert de tenture, d’oratoire, de siège et de lit. Sa fabrication remonte à la plus haute antiquité ; depuis des siècles, la Perse fabrique de magnifiques tapis à Ferhan, près d’'Ispahan, et de plus ordinaires à Mesched; la Turquie, les Indes, la Chine, marchent sur les traces de la Perse.
LES TAPISSERIES TISSÉES. 929 Le dessin des cartons, la matière employée, le temps nécessaire au tissage, la main d'œuvre confiée à dés artistes, rendent la fabrication des tapisseries historiées très dispendieuse. Sous Louis XIV, le mètre carré de la lapisserie des Gobelins était payé sur le pied de 2,000 francs: les deux tentures des Mois, rehaussées d’or, d’après les dessins de Le Brun et de Van der Meulen, en douze pièces, et huit entre fenêtres de 83 aunes de cours sur 3 aunes et demie de hauteur, coùtèrent plus de 160,000 livres, près de 500,000 francs de notre monnaie actuelle. Un artiste des Gobelins tisse en moyenne un mètre trente centimètres de tapisserie par an ; le mètre carré revient à 2,500 fr. (1); il ne faut donc pas s'étonner du prix élevé des tapisseries artistiques anciennes, qui ne sont pas encore estimées à leur juste valeur (2).
A cette notice très étudiée du B°r de Sainte-Suzanne, nous ajouterons quelques renseignements complémentaires.
BruxeLces. Cette fabrique a dominé toutes ses rivales flamandes, par la perfection de ses produits; elle a fait des tentures d'une grande richesse, tissées de soie et de laine avec rehauts de fils d'or et d'argent. Les dessins servant de modèles étaient l’œuvre des plus grands maîtres. Après les scènes religieuses, historiques, mythologiques et les paysages, exécutés à Bruxelles, on fit au XVIl®siècle, des fénières, tentures à paysanneries empruntées aux compositions de David Téniers et de son école. C’est à Bruxelles que Léon X commanda pour le Vatican les fameuses tapisseries dessinées par Raphaël et que Vasari estimait 70,000 écus. Elles firent sensation quand elles arrivèrent à Rome, en 1518. |
Les statuts des maitres tapissiers de Bruxelles datent de 1451. Jusqu'en 1528, les pièces ne sont pas marquées. À dater de cette époque, jusqu'aux premières années du XVIT° siècle, la marque consiste dans le monogramme du fabricant ou de l’ouvrier exé-
4) Ce prix est approximatif et varie suivant les sujets, selon l'importance des fonds; parfois il ne s'élève pas tout à fait à 2,500 francs, mais lorsque le dessin est très compliqué et que les parties unies occupent peu de place, l'ouvrier ne peut pas tisser plus d’un mètre carré par an, alors le prix de revient est plus élevé.
(2) Cette sérieuse étude sur les tapisseries tissées est de notre ami le Bon de Boyer de Sainte-Suzanne; ce n’est que l'extrait d’un remarquable travail auquei nous renvoyons les amateurs : Notes d'un curieux sur les tapisseries de haute et basse lisse, Monaco, Paris, Rouveyre, 1876-1878. L'auteur donne les titres de plus de cent vingt ouvrages où il a puisé ses renseignements.
cutant, accompagné d’un petit écusson entre deux B, initiales des mots Bruxelles et Brabant. Au XVIT siècle, le fabricant signe en toutes lettres.
AUDENARDE. La fabrication remonte au milieu du XV® siècle; au XVI, elle occupait plus de dix mille ouvriers répartis dans les campagnes environnantes. Audenarde fabriquait surtout les verdures, c'est-à-dire les tapisseries à paysages, souvent animées de personnages et d'animaux. Ses produits sont inférieurs à ceux de ses rivales flamandes, au double point de vue de la façon et des couleurs qui s’y montrent plus crues, particulièrement dans les verts. La marque d’Audenarde, d’ailleurs peu commune, représente un écusson, chargé de deux petites pièces carrées et surmonté de lunettes.
TourNay était cité au XVe siècle pour ses belles tapisseries, dont la marque consiste en une tour rappelant les armoiries communales.
ANVERS florissait vers le XVe siècle. La marque figure une main levée, accompagnée d’une fleur de lis. Anvers a fait beaucoup de verdures et ses produits ont eu longtemps une couleur jaunâtre peu agréable.
ENGHIEN, GAND, BRUGES, etc., eurent aussi leurs fabriques de tapisserie, qui brillèrent même d’un certain éclat. Toutes disparurent dans le courant du X VIII siècle. Celle de Bruxelles leur survécut et ferma son dernier atelier en 1794. (L'Art ancien à l'Exposition nationale belge, Paris, Firmin Didot, 1882, article sur les tapisseries historiées, signé Alph. Wauters.)
Nous extrayons d’un Mémoire manuscrit, signé Neilsen, sur l'origine des manufactures de tapisseries, le passage suivant: «1785... Dans tous les temps et dans tous les pays, on a fait des tapisseries, mais à la renaissance des arts et de la peinture, les Flamands étaient presque les seuls en possession de cet art merveilleux. Les Anglais firent ensuite quelques efforts pour établir chez eux de pareilles manufactures; ils étaient animés et soutenus dans cette noble entreprise par deux puissants motifs, la gloire et l'intérêt. Charles I avait attiré à sa cour Rubens, Van Dyck et les plus célèbres artistes de l’Europe. On voit encore, à Paris, les superbes tapisseries aux armes de ce prince exécutées par les plus grands maîtres. Ces beaux commencements furent infructueux. La mort tragique de Charles T détruisit les fondements mêmes de l'édifice; sans espérance, sans appui, les hommes à {talents et les habiles ouvriers passèrent de l'Angleterre dans d’autres pays.
« Secondé par un habile ministre, Louis XIV saisit le moment
heureux qui mit fin aux troubles d'une trop longue guerre pour protéger le commerce, faire refleurir les arts et relever les manufactures. En 1664, ce grand Roi fit établir à Beauvais une manufacture de tapisseries ; celles d’Aubusson et de Felletin eurent lieu en 1665. Celle des Gobelins, destinée aux magnifiques présents de la couronne, prit naissance en 1667. Pour ces établissements, on fit venir de Flandres, de Bruxelles, d'Anvers, d'Audenarde, les manufacturiers les plus célèbres, qui amenèrent avec eux leurs élèves les plus distingués. Depuis cette brillante époque, la France se trouve en possession d'un art précieux qui, en multipliant les tableaux, ainsi que Île fait la gravure, a sur elle l'avantage du coloris et par cet endroit le dispute à la peinture elle-même...» (Arch. Nat., 02051.)
Les ouvriers, nous pourrions dire les artistes, chargés de reproduire par le tissage les œuvres des grands maîtres, sont restés trop souvent inconnus. Pour quelques-uns du moins, nous réparerons cette omission.
NOMS DES OUVRIERS ET APPRENTIS QUI TRAVAILLENT A LA MANUFAC- TURE ROYALE DES GOBELINS, SOUS LA CONDUITE DU SIEUR CAZETTE, EN 1790.
JEAN-MaRtE Roy, 62 ans, a été bon ouvrier pour le paysage, actuellement faible ouvrier, a une pension de 200 liv.
CLAUDE MiCuEz, 56 ans, travaillant depuis 45 ans, est encore bon ouvrier pour le paysage, a une pension de 200 liv.
PIERRE RONDET, 59 ans, travaillant depuis 42 ans, a été trois ans dehors, est rentré en 1714, est très faible ouvrier et a bien de la peine à gagner 6 liv. par semaine.
J.-B. GRIGNON, 53 ans, travaillant depuis 40 ans, a commencé en basse lisse sous M. Shouaitte, a passé sous M. Jars en haute lisse, est sorti plusieurs fois, a été travailler en Flandre, à Beauvais, est rentré sous M. Monmerqué, en est ressorti à ce qu'il accuse, faute d'ouvrage et y est rentré; médiocre ouvrier et fort de la main.
CLÉMENT, 53 ans, travaillant depuis 42 ans, a été dans le service, est faible ouvrier.
DAIGUE, l'aîné, 51 ans, travaillant depuis 42 ans, est de père en fils de l'établissement, faible ouvrier, à une pension de 450 liv.
TESSiER, l'aîné, 50 ans, travaillant depuis 40 ans, est de père
en fils dans l'établissement, assez bon ouvrier pour les têtes et chairs.
François GuyoT, 50 ans, travaillant depuis 40 ans, est de père en fils dans l'établissement, assez bon ouvrier pour les têtes et chairs.
Curisrorue DuBois, 50 ans, travaillant depuis 40 ans, bon ouvrier pour têtes et chairs, est un de ceux qui voulaient passer en Portugal.
ACHILLE TEXIER, 49 ans, travaillant depuis 36 ans, fait des têtes et chairs, mais n'est pas fort.
LéGer LESTOURNEAUX, 47 ans, travaillant depuis 39 ans, fait des têtes et chairs passablement.
Nicocas SOLIER, 47 ans, travaillant depuis 37 ans, faible ouvrier.
ANDRé Fancy {mort), 46 ans, travaillant depuis 35 ans bon ouvrier pour têtes et chairs.
CLÉMENT LEBRAS, 47 ans, travaillant depuis 30 ans, fils d’ouvrier, a longtemps travaillé en basse lisse et est passé à la haute sous M. Monmerqué. Faible ouvrier.
Darius, le cadet, 44 ans, travaillant depuis 32 ans, est de père en fils de l'établissement, assez bon ouvrier et fait depuis peu des têtes et chairs.
Tessier, le cadet, 44 ans, travaillant depuis 33 ans, est de père en fils de l'établissement, très faible ouvrier.
CLAUDE COULON, #3 ans, travaillant depuis 32 ans, fils d’ouvrier, assez bon, est un de ceux qui avaient voulu passer en Portugal.
ANTOINE CossaRD, 43 ans, travaillant depuis 31 ans, assez bon ouvrier.
Pierre PÉPIN, 42 ans, travaillant depuis 32 ans, ni bon ni mauvais.
OSTENDE, l’ainé, 42 ans, travaillant depuis 30 ans, a été apprenti sous M. Le Blond père, est passé en haute lisse sous M. Monmerqué ; bon ouvrier mais faible de la main.
DecourTY, 40 ans, travaillant depuis 20 ans, assez bon ouvrier.
MAskeE, 39 ans, travaillant depuis -27 ans, ni bon ni mauvais.
FR. Rogerr Piper, 37 ans, travaillant depuis 24 ans, bon ouvrier.
OSTENDE, le jeune, 34 ans, travaillant depuis 24 ans, a été apprenti en basse lisse, est passé il y a 14 ans en haute lisse sous M. Monmerqué, est bon ouvrier.
GERMAIN HENRY, 34 ans, travaillant depuis 24 ans, est de père en fils de l'établissement ; médiocre ouvrier.
Gopon HExRY, 33 ans, (ravaillant depuis 20 ans, de père en fils de l'établissement, assez bon.
Grignon, le fils, 30 ans, travaillant depuis 44 ans, bon ouvrier ; depuis est passé en Angleterre.
Pierre DEGRAVIER, 27 ans, travaillant depuis 15 ans, bonouvrier pour différentes parties.
Louis GaRNIER, 25 ans, travaillant depuis 43 ans, faible ouvrier.
Legras, neveu, 24 ans, travaillant depuis 12 ans, fort bon ouvrier, mais d'une santé bien délicate.
GuxorT, 22 ans, travaillant depuis 12 ans, assez bon et promet.
GRiGNoN, cadet, 20 ans travaillant depuis 10 ans, assez bon et promet.
Apprentis : Rogy; DAIGUE, fils de l'aîné; Guyor, cadet; Guxor, jeune; Souier; LeBras, frère du neveu; LESTOURNEAUX ; OSTENDE ; fils de l’ainé ; OsTrEnDE, fils du Jeune.
Nous aurions désiré pouvoir donner la liste des sujets traités aux Gobelins depuis Louis XIV jusqu'à la fin du règne de LouisXVI, mais nous devons nous en tenir à une citation incomplète. M. À. Darcel a bien voulu nous communiquer quelques renseignements succincts; en y joignant nos notes prises aux archives nationales, nous arriverons à dresser un tableau qui, malgré ses lacunes, offrira aux amateurs de tapisserie un véritable intérêt. (Gobelins et Savonnerte, A cartons 02040 à 012060.)
TENTURES DES DESSINS DE RAPHAËL, comprenant en huit pièces les ARABESQUES et les SUJETS DU VATICAN. — HISTOIRE DE Psycué, par Jules Romain : Le Festin de Psyché, — la Seconde pièce du festin, — le Bain de Psyché, — la Danse à droite, — la Danse à gauche, — la Musique à droite, — la Musique à gauche. — Histoire DE Moïse, d’après Le Poussin : Moïse tiré des eaux, — le Veau d’or, — la Manne, — le Serpent d'airain, — le Frappement du rocher, — Moise au buisson ardent, — Moïse foulant la couronne. — Histoire DE Louis XIV, quatorze pièces par Le Brun et Van der Meulen : La Prise de Dôle, — la Prise de Marsan, — la Prise de Douai, — la Tranchée de Tournay, — l'Al liance des Suisses, — la Prise de l'Isle, — le Mariage, — le Roi aux Gobelins. — la Satisfaction d'Espagne, — la Prise de Marsal, — l'Entrevue des deux Roys, — l'Audience du Légat, — le Sacre du Roy. — Les ARMES pu Roy, d'après Le Brun. — L'HisTomRe D'ALEXANDRE, d'après Le Brun : La Bataille du Granique, — l'Aisle gauche de ladite bataille, — l'Aiste droite, — la Bataille d'Arbelles, — l'Aisl> droite, — l'Aisle gauche, — la Bataille de Porus, — lAisle droite, — l'Aisle gauche, — la Famille de Darius aux pieds d'Alexandre, — le Triomphe d'Alexandre. — Le MARÉCHAL DE TURENNE, par Van der Meulen.— LES QUATRE ÉLÉMENTS, d'après Le Brun. — LES Saisons, du même.
LES JEUX D'ENFANTS, idem. — Les ENFANTS JARDINIERS, idem. — Les Mois ou LES MAISONS ROYALES, idem. — Les Mois DE Lucas, d’après un des maitres de la Renaissance flamande. — Les Mois GROTESQUES, d’après Claude Audran. — Les Dieux, du mème. — Les TRiIOMPuEs, d'après Noël Coypel : le Triomphe de la foi, de la Philosophie, de Vénus, de Minerve, d'Hercule, de Pallas. — Les RENOMMÉES, — HisToiRe D'ESTuER, d’après J.-F. de Troy : La Tor- Lette d'Esther, — le Couüronnement d'Esther, — l'Évanouissement d'Esther, — le Repas d'Esther, — le Dédain de Mardochée, — le Triomphe de Mardochée, — le Jugement d'Aman, — HISTOIRE DE MÉDÉE ET JASON, du même : les Soldats nés dés dents du dragon, — l’Herbe enchantée, — la Toison d’or, — Médée qui fuit, — la Robe empoisonnée, — la Fureur des taureaux, — le Mariage de Créuse. — LA GALERIE DE Saint-CLoun, d'après Mignard. — SUJETS DE LA FABLE, d’après Ch.-Fr. Poerson.
TENTURE DES INDES, par les collaborateurs de Le Brun. — L'ANCIEN TESTAMENT, d’après Antoine Coypel. — Le Nouveau TESTAMENT, d’après Jouvenet et Restout : La Magdeleine chez le Pharisien, — la Pesche miraculeuse, — les Vendeurs chassés du Temple, — la Résurrection de Lazare, — le Baptême de AN.-S., — la Guérison des malades, — la Cène de N.-S., — le Lavement des pieds. — L'ÉNéne, d'après Ant. Coypel.
TENTURE DE L'HISTOIRE DE FRANCE : l’Amiral de Coligny, — la Continence de Bayard, — le Combat de Maillard et Marcel, — le Siège de Calais, — François I visite Léonard de Vinci. — Honneurs funèbres rendus à Du Guesclin, etc. — Hisrome D'HENRY IV: Æenry IV rencontrant Sully blessé. — Sully aux pieds d'Henry 1V.— Henry IV fait entrer des vivres à Paris. — les Adieux d’'Henry IV à la belle Gabrielle. — l'Fvanouissement de la belle Gabrielle. ete. — Hisroire pE DoN Quicuorre, quinze pièces, d'après Gh. Coypel : le Repas de Sancho, — le Chevillard, — l'Entrée de Sancho, — la Poltronnerie de Sancho, — Don Quichotte servi par les filles de l’hôtellerie. — les Magiciens, — les Paysannes, — le Jugement de la canne. — la Dulcinée,— Don Quichotte suspendu à la grille, — le Vol de l'âne, — Don Quichotte quéri de sa folie. — TENTURE RES SCÈNES D'oréRA, d’après Ch. Coypel : Alceste, — Rodoqune, — Roxane, — Athalie, — l'Amour et Psyché, — RENAUD ET ARMIDE, du même.
Texture DES NOUVELLES INDES, d’après F. Desportes : l'Indien à cheval, — le Roi porté par deux Maures, — les Chasseurs, — les Pescheurs, — le Cheval rayé, — les Tauraux, — le Combat des animaux, — le Cheval Isabelle. — Tnésée, par Carle Vanloo.
TENTURE DES ARTS, par Jean II Restout. — Les CHASSEs DE
Louis XV, par J.B. Oudry. — LES AMOURS DES DIEUX, par Fr. Boucher. — TABLEAUX PEINTS PAR BOUCHER : La Diseuse de bonne aventure, — la Pêche. — Vénus demandant des armes à Vulcain,
— Neptune et Amimonne, — Vénus sur les eaux. — Du même, des JEUX D'ENFANTS, en quatre tableaux. L'Amour ET Psycué. Diverses SCÈNES PASTORALES, @lc. — COMBATS D'ANIMAUX, douze pièces, d'après J.-B. Oudry.
Les tapisseries, comme les boites à portrait, les {abatières, les bijoux et plus tard les porcelaines de Sèvres, ont fait partie des présents diplomatiques. Nous en citerons plusieurs exemples.
16 septembre 1682. — Pour quatre ministres du Roi de Danemark, des tentures de l'histoire d'Alexandre et des tapis de la Savonnerie. 2,034 liv.
21 octobre 1683. — Donné à l’électrice de Brandebourg, une toilette d'argent, complète, de 48,609 liv., et deux tentures des tapisseries des Mois de l’année. 60,000 liv. {Arch. du min. des aff. étr. Présents du Roi. N° 402.)
19 novembre 1760. — Au Cte Colloredo, une tenture des Gobelins et un tapis de la Savonnerie. 34,832 liv.
Septembre 17172. — Au Cte de Fuentès, ambassadeur d'Espagne, un sopha, huit fauteuils et une tenture de l'Iliade, en six pièces. 14,898 Liv.
29 octobre 1768.— Présent de Louis XV au Roi de Danemark : Un portrait de S. M. en pied, de la manufacture des Gobelins. 7,500 liv. — Une tenture de haute lisse, l'Histoire d’Esther. 46,354 liv. — Une tenture de basselisse, des Nouvelles-Indes, en huit pièces. 38,972. — Six feuilles de paravent de la Savonnerie. 2,155 liv.
6 septembre 17175. — Au Cie de Beauteville, ei-devant ambassadeur deS. M. en Suisse, pour lui tenir lieu de l’une des deux tentures de Beauvais qui lui furent prètées, en 1763, et dont il a prétendu que le feu Roi lui avait fait don, une tenture dite des Amours des dieux. 44,590 liv.
19 septembre. — Au Ce d'Aranda, ambassadeur d'Espagne, une tenture des Gobelins représentant l'histoire de Jason, quatre pièces. 22,919 liv.
2 octobre. — Au C° de Viri, en sa qualité de commissaire plénipotentiaire du Roi de Sardaigne, à la réception de Mme la princesse de Piémont à la frontière, une tenture dite des « Jeux Russiens », 18,608 Liv. (Présents du Roi. N° 440.)
Vente L. Double, 1881. — Meuble de salon Louis XIV, en tapisserie des Gobelins, composé de deux canapés, quatre fauteuils
et quatre chaises, à figures mythologiques, sujets de chasse et animaux. Le grand canapé porte, marqué au feu : Chambre du Roi. 80,000 fr. — Meuble de salon Louis XV, des Gobelins, à fond ponceau, décoré de médaillons, sujets champêtres à animaux, oiseaux et volatiles dans des paysages. Un grand canapé, deux grandes bergères et sept fauteuils. 36,000 fr. — Meuble de Beauvais, Louis XVI, à sujets champêtres dans le goût de Boucher. Un canapé, deux marquises ou petits canapés, deux fauteuils et quatre chaises. 51,500 fr. — Salon de Beauvais, Louis XVI. Les dossiers des trois canapés représentent des sujets champêtres à personnages, d'après Boucher, et les sièges, des paysages et des animaux. Sur les dix fauteuils, des animaux dans des paysages. 110,000 fr. — Salon de Beauvais, du même temps, un canapé à dossier ovale, et dix fauteuils à sujets champêtres. 34,500 fr. — Portière de Beauvais, La Cueillette des cerises, d’après Boucher, 30,000 fr. — Pendant. Bergers et bergères près de la statue de l'Amour. 30,000 fr. — Tapisseries des Gobelins, d’après Coypel, Don Quichotte estant à Barcelone dance au bal que lui donne don Antonio. 10,450 fr. — Tapisseries de Beauvais d’après J. Bérain: Bacchus. 3,320 fr. — Le Dieu Pan. 3,320 fr. — Le Dromadaire. 7,000 fr. — L'Éléphant. 8.100 fr. — Le Concert. 2,900 fr. -- Sujet analogue. 4,600 fr. Le Dompteur de lions. 4,500 fr.— Motif d'architecture. 1,800 fr.
Hôtel Drouot, 1883. — La Prise de Bruges, tapisserie des Gobelins, tissée d'or et d'argent. 24,100 fr. — Tapisseries des Gobelins de la suite dite des Châteaux royaux, d'après Le Brun. Le château des Tuileries. 46,200 fr. — Le Château de St-Germain. 45,350 fr. — Le Départ d'Ulysse (Lille). 4,250 fr. — La Bataille d'Arbelles (Beauvais). 5,860 fr. — Les Femmes de Darius implorant la clémence d'Alexandre (Bruxelles). 2,400 fr.— Le Parc de Versailles, deux pièces de Beauvais. 3,500 fr.
Vente Gunzbourg, 1884. — Tenture des Mois, d’après Audran, douze panneaux, 62,000 fr.; à M. Boucheron. — Cinq pièces de l'Histoire de don Quichotte, 96,000 fr. (vendues une à une); remises en vente, d’un seul lot, elles sont adjugées à Mme Sluys, 140,000 fr.
. MM. Bo RENÉ D'ALÈS (Orléans), la Moisson, Beauvais, XVIIIe s. — ÉDOUARD ANDRÉ (Paris), suite de panneaux d’une admirable con-
servation. Tenture de l’Iliade. Tenture des Jeux Russiens, etc. — ED. AYNARD (Lyon).
CURIEUX DE TAPISSERIES. Jai
GEORGES BAL (Paris), tapisseries françaises et flamandes, rehaussées d'or et d'argent, du XVIC s. — Une Apparition, l'Annonciation; etc. — GERM. BAPST (Paris), Mariage de Philibert Emmanuel de Savoie, tapisserie flamande. — Mme BARON (chât. de Langeais), — BARRE (Paris), deux tapisseries de Beauvais, à sujets de chasse, signées : OUDRY. Bordures fleurdelisées aux armes de Colbert, XVII s. — Pc DE BÉARN (Paris), les quatre parties du monde (Beauvais), XVIIE s. — Ps DE BEAUVAU (Paris), tapisserie dite à l'Oiseau, de la fin du XVe s. — Pe MARC DE BEAUVAU (Paris), scènes de chasse au faucon; magnifiques tapisseries flamandes. Elles passent pour avoir été prises dans la tente de Charles le Téméraire, au siège de Nancy. — BÉZARD (Paris), tapisseries flamandes, du XVI: 8., provenant du château d’Anet. Tentures de Beauvais à sujets chinois, d'après Bérain. — E. BLIGNY (Paris), Sainte Véronique, tableau flamand tissé d'oret de soie, commencement du XVI: s. — BOUDIN (Orléans), tentures de Beauvais, XVIIIe s. Paysage. Sujet chinois, l'Education de Bacchus. — Mist DE LA BOËESSIÈRE- THIENNES (Belg.), un Hymen présidé par Junon, Amphitrite et Neptune, un Banquet; tapisseries signées : P. VAN D. H. (Pierre Van den Hecke). — EDM. BONNAFFÉ (Paris), panneau italien d’une grande finesse : l'Adoration des Mages, commencement du XVICSs.— Petit panneau de Bruxelles à deux personnages en costume du XVI:s. — Tenture de Bruxelles : scènes de chasse. — Portièress — BOUCHERON (Paris), magnifiques panneaux des Gobelins. — JULES BOUQUIÉ (Bels.), Hippogriffes et Amours entrelacés. Flandre. — G. BOURDON (Rouen), spécimens de diverses fabriques. — ALBERT BOSSET (Paris), la Pâque, tapisserie allemande du XVI s. — Bo DE BRAU (Beig.), Histoire de Cléopâtre. Flandre, XVIe s — H. BRAQUENIÉ (Belg.), diverses tapisseries de la série des Mois, d’après Lucas de Leyde : Le Cerf dans un étang, les Vendanges, le Concert champêtre, Piqueurs et chiens, la Chasse au cerf, chasse à l’autruche, d’après Jean Stradan, XVIcs. Histoire de Psyché, d’après Raphaël, XVI: s. Histoire de Jacob : la Bénédictionf de Joseph, signée : [. V.Z.( Jacques Van Zeunen). Histoire de Troie : l’'Enlèvement d'Hélène, signée : L V. BRUGGHEN, XVII s. La Fuite d'Énée, par P. VANDEN HOEKE (+ 1752). Un Roi de Suède à cheval, par JAN RAS, le jeune, mort vers 16317. Le Marché, le Cuisinier; la Basse-cour, (Bruxelles), Grandes figures, d'après RUBENS. Fourrageurs de l’armée de Louis XIV, d'après VAN DER MEULEN, par J.-B., DE VOS, de Bruxelles, XVII: s. Tapisseries de Tournay, d'Anvers, du XVI*s., marquées d’une main et d’une fleur de lis. Tapisseries des Gobelins, de la série des Indes. Panneaux de la Savonnerie. — BROSSARD (Paris), tapisseries du XVE s. et autres. — GEORGES DE BUHAM (Bordeaux), tapisseries de Bruges et de diverses autres fabriques à sujets religieux et tirés de la Fable. — BUREL (Lyon), spécimens divers.
J.-J. CABANES (Bordeaux), panneaux Louis XIV. — FRANÇOIS CARCENAC (Toulouse) — RAOUL DE GAZENOVE (Lyon). — CHABRIÈRES-ARLÈS (Lyon). — CHARDON (Paris). — C!° DU CHASTEL DE LA HOWARDRIES (Belg.), verdures avec animaux, fabriquées à Audernarde : un Renard au milieu d’un site boisé, tenant une poule dans sa gueule, etc. Salomon et la Reine de Saba, Bruges. — CHATEL (Lyon), fabriques diverses. — Gt° DE CHAUVEAU. — CHRÉTIEN !Rouen), grandes tapisseries à personnages. — ARTHUR DE COSTE (chât. d'Andas).
DEDOS (Paris). — ALEX. DELAHERCHE (Beauvais), types divers,
très beaux. — DELPECH-BUYTET. tapisseries de Flandre du XVIe s., signées : EVRARD DE BRUXELLES, D'APRÈS VAN ORLEY. Chasse au cerf : le Départ, le Lancer, le Bien-aller, le Cerf à l’eau, la Mort du Cerf, le Retour. AIMÉ DESMOTTES (Paris), pièces diverses. — DIDIER (Orléans), bergerades, de Beauvais, XVIII" s. — DUG DE DOUDEAU- VILLE (Paris), le Lendemain des noces, Aubusson, — DUFOUR- LEQUEUX (Reims), tapisseries des Flandre, des Gobelins, de Beauvais et d’Aubusson. DURRIEU (Paris [?]), tapisserie alsacienne de 1545.
FÉLIX ELOIN (Belg.), personnages à cheval, tapisserie de Bruxelles, marquée B, U. B. — CH. EPHRUSSI (Paris), suite de cinq tapisseries de Flandre, tissées d'or et d'argent : Jeux d'enfants dans la campagne, etc., XVIe s, = Bon D'ERLANGER (Paris), tapisseries de Florence, tissées d'or, XVIe s., tapisseries de Flandre du XVIe s.: La Création, 9 sujets, 80 figures, Le Christ inspirant la foi. Scènes allégoriques du Nouveau Testament, 8 sujets, 86 fig. Le combat des Vices et des Vertus, 33 lig. Le Triomphe du Christianisme, 6 suj. 136 fig. Le Jugement dernier. — Tapisseries de Brexelles du XVII s. : Le Triomphe de l'Église, 26 fig. La Foi catholique, 19 fig. Le Christianisme chassant le Paganisme du temple. Saint Jean dans le désert, nourri par les anges. La Force. L'Espérance grandit la Foi.David et les Anges, 3 fig. Les quatre Évangélistes, 5 fig. Les huit pièces, d'après Rubens, marquées aux deux B de Bruxelles et signées : [.F. V. H. (Jean François van den Hecke). — Suite de onze pièces, d'après RAPHAËL , presque toutes marquées B. U. B. et signées : JAN RAES (XVII's.) : Lu Pèche miraculeuse. Les Apôtres, 6 fig. Le Christ remettant à saint Pierre les clés de l'Église, 6 fig. Saint Pierre et Saint Jean guérissant le paralytique à la porte du Temple, 15 fig. Serge Paul, proconsul d'Asie, converti au catholicisme par les miracles de saint Paul. La Mort d’Ananias, 24 fig. La Conversion de saint Paul, 20 fig. Le Martyr de saint Étienne 14 fig. etc. — Histoire d'Alexandre, d’après Le Brun, par JOANNES F. V. D, HECKE (Jean François Van den Hecke florissait en 1665). — Trois pièces de MARC DE VOS : Le Combat, La Tente de César. César reçoit les dénouciateurs, XVII s, — Histoire de Troie, marquée B. U. B., signée I. V. B. (Gaspar (?) ou Jaspar Van den Brugghen).— Enfants, verdure d’Audenarde, XVII 8. — Junon sur son char, # fig. — Lyciens changés en grenouilles par Jupiter, Flandre XVIIe s. — Le char d'Amphitrite et de Neptune, 9 fig. XVIII 8, — ESCOSURA (Paris), la Vierge près de saint Joseph présente l'Enfant Jésus à saint Simon, Arras, XVe s, — À, ÉTIENNE, les Vendanges, XVes.— Diane etses compagnes, XVI*s, Flandre.— PAUL EUDEL (Paris), tapisseries du XVITI s. Meubles Louis XV et Louis XVI à sujets de chasses, de personnages et de fables de La Fontaine.
DE FAREY (Angers), scène de la vie de saint Julien. Isaac bénissant Jacob, Combat des Vices el des Vertus, fin du XVe, — Traits de la vie de saint Guillaume, XVIe s. etc, — J. FAU. — A. FAVIER (Douai), belles tapisseries tissées et brodées, de diverses époques. L'Adoration des Mages, XVe s. Jésus avec des anges, au milieu des animaux de la création, etc. = VICT. FONTAINE iJoigny), tapisseries Renaissance à petits personnages. Tentures et portières d'’Aubusson, Louis XV, à petits sujets. — EDM. FOULG (Paris), tapisseries proveuant du château d’Anet, ayant trait à Diane de Poitiers, Flandre, XVIe s. Tenture flamande à sujets. mythologiques, XVIII: 8. Vulcain surprenant Vénus et convoquant les dieux ; pièce au chiffre de Charles Ier d'Angleterre, XVII s. — D' FOULON (Nantes), morceaux divers.
GAVET (Paris), tapisseries flamandes d'une grande finesse : Scènes de
la vie du Christ, Superbes tapisseries Renaissance, tissées d'or et d'argent : Sur un balcon, qui se détache dans un paysage, des personnages à mi-corps tiennent des fleurs et des fruits. Encadrement architectural. — Wor GAY (Paris), scène de Sabbat, tapisserie allemande du :XIVe s. — GILLET (Arras), petite tapisserie d'Arras d’une extrême finesse, — GINDROZ, chasse du temps de Henri I, Bruxelles. — GLEIZE-CHAMBERT, types divers. — ALBERT GOUPIL (Paris), le Calvaire, Bruxelles, XVIe s. etc. — PAUL GRAND (Lyon), tapisseries et ornements sacerdotaux.
HOCHON (Paris), tapisseries flamandes, tissées d'or, — Ban DE HOFFMANN, tapisseries Renaissance, au petit point : Henri II et sa cour. Henri HI avec des seigneurs. Tapisseries Renaissance à fond d'or, Scène biblique. Combat de pâtres. Le Retour de l'Enfant prodigue.
JAMARIN, tapisseries Renaissance et autres. — CLÉMENT JOUR- DAN (Lyon), pièces diverses, — Mne JUBINAL DE St-ALBIN (Paris), bande à personnages, du XVI:-5., de la grandeur d’un dossier de canapé. Très rare. Pièces diverses.
ERNEST KATHELIN (Belg.), l'Édification du Temple, Bruxelles, XVI s. — KORWIN SZLUBOWSKI, tenture de Bruxelles, d’après VANDER MEULEN,
L. LACOURT (Bels.), Vénus, l'Amour et des Nymphesdans un paysage, Gobelins. — CHARLES LAPIERRE (Rouen), grandes tapisseries de Flandre, avec sujets de chasses au milieu de riches bordures. — Mis DE LASTEYRIE, l’Automne, tapisserie de Lille, signée: VAN HECKE. — GAST. LE BRETON (Rouen), pièces d’une rare conservation. Frise du commencement du XVe s., avec chasses, personnages et armoiries, Deux pièces du XVe s. représentant le mariage de Philippe-le-Beau, avec Marguerite d'Autriche : les Accordailles et la cérémonie d’investiture. Six grands panneaux de Bruxelles, relatifs à la vie de Moïse et de Josué, La Collation, ravissant panneau des Gobelins, d’après Boucher. Ecrans, sièges divers, — LE MATHAN (Albi), spécimens divers. — AD. LEO- FANTI, le Sacrifice de Lystre, d'après RAPHAËL, XVE s. — GH. LEVÉ (Orléans), beaux types ornés de chasses, d'oiseaux, de gibiers, de personnages dans les bois. — DÉSIRÉ LÉVY (Paris), tapisserie des Gobelins du XVile s. et figurant un sujet de chasse à grands personnages. — LEZIAN -LESTOURNELLE ($+-Foi-la-Grande-Gironde). — D; LI- BERT (Alemcon. — LOMBARD DE BUFFIÈRES (Lyon). — LOTTIN DE LAVAL (chât. des Trois-Vals), magnifique tenture des Gobelins du XVIL: s.
GABRIEL DE MAGNEVAL (Lyon), pièces diverses. — MA- GNIER (Paris), tapisseries gothiques et Remaissanee. Autres du XVII s. Combat de lions et de chimères. Hippolyte. Mort d’Hippolyte. Guerriers. Un sacrifice. L'Hydre de Lerne. Le friomphe de Bacchus. — MAILLET DU BOULLAY (Paris), saint Georges terrassant le dragon, XVIe s. Le Baptême du Christ, tapisserie flamande tissée d’or et d'argent, XV s. Roi et Reine jouant aux échecs, Arras, XVe s. — MARTIN (Toulouse). — Vi: DE MATHAREL (chôteau de la Grangefort), Godefroy de Bouillon, XVE s. Marguerite de Valois première femme d'Henri IV, ete. — A. M... série de portières des XVIIe et XVIIIe s. de diverses fabriques. Meubles. — MELLIER, tapisseries des Gobelins, d'après Boucher, d’une admirable exécution. — Gt DE MÉRODE-WESTERLOO (Belg.), paysage avec des animaux et des oiseaux, Audenarde, — L. DE MEUTER (Belg.) tenture offrant divers épisodes d’un roman du moyen âge. Histoire d’un
chevalier qui boit l’eau d'une fontaine merveilleuse, etc. — Bo DE MONTCHENIL (Bordeaux). Vie d'Esther, 3 pièces, Aubusson, Louis XIV. — THOMAS MORENO (Madrid), scènes de la Passion, tapisseries flamandes tissées d’or, de la fin du XVes.
NADAR (Paris), cent petits carrés provenant de coussins de stalles d'église. — LE CHier EM. DE NEVE DE RODEN (Belg.), tapisserie ornée d’armoiries, datée de 1561. Elle servait à recouvrir le prie-Dieu du chef-homme de la confrérie de Saint-Sébastien de Wæœsmunter (pays de Waes).
OUDIN (Amiens), tapisseries de Beauvais.
Mne PATIN (Orléans), le Concert champêtre, Beauvais, XVIIIe s.— PIET (Paris), panneaux du XVIe s. — Mme DE LA RÈGLE (St-Maixent). — RICHARD (Paris), scènes du Nouveau Testament, Flandre, fin du XVes. Suite de trois tapisseries, d’après BOUCHER. — RIDEL (Vimoutiers). — Ce: DE ROHAN-CHABOT (Paris). — DE ROMILLY (Nîmes).
DE S't-MAURICE (Lyon). — DE SALVERTE, le Passage de la Mer Rouge, Flandre, XVIe s. — O. DE LA SAUSSAYE (Cormeray). — SIR JOHN SAVILE LUMLEY (Belg.). L'Arithmétique d'après GORNEILLE SCHUT. Un Port de mer, genre Teniers, signé : P.VAN DER BORGHT, avec la marque de Bruxelles. Une fête de paysans, genre Teniers. Un paysan regardant des pourceaux, mème genre, signé : P. VAN DER BORGHT. — Mis DE SERS (Madon), tapisseries diverses, dont plusieurs brodées par Marie-Antoinette et ses dames d'honneur. — Mme SLUYS (Paris), magnifiques tapisseries des Gobelins. — Bon CH. SNOY (Belg.), six pièces des Mois de l'année, Flandre. — LÉON SOMZÉE (Belg.), l'adoration des Mages, Flandre, XV®s. Les Israélites recueillant la manne, d’après RAPHAËL: Bruxelles, XVIe s. — Les Grecs contemplant l'incendie de Troie, signée : K. MANDER FECIT AN 1619. Deux tentures d’Audenarde figurant l'abbaye de Villers. Un Sacrifice à Hercule, pièce marquée B.U.B. et signéei: D. ABE- LOOS. XVII s. — SPITZER (Paris), la Nativité. L’'Adoration des Bergers. L'Enfant Jésus entre la Vierge et sainte Anne, fin du XVe s.Divers types dela série des Mois de l’année, d’après JULES ROMAIN, XVIe 5., tableaux d’une exquise finesse. — GH. STEIN (Paris), la Vierge et sainte Anne, XVIes. Panneaux des Gobelins. -+ STETTIN (Paris), Don Quichotte au bal de Don Antonio, d'après COYPEL. Gobelins, Louis XV.
EDM. TAIGNY (Paris). — TOLLAIN, le Massacre des Innocents, XVe s. — Sujets d'après TENIERS, signés : WERNIER. Lille, XVI s. — Scènes champêtres, de Beauvais.
VAN HEDDEGHEM (Paris), pièces diverses. — Mile VANDER, HEL (Lille). — Chanoine VAN DRIVAL (Arras), Saint Pierre confère le sacrement de l'Ordre à saint Étienne, XVe s.— Judith : Fortitudo Judith. Arras, XVIe s. — Présentation de la tête de saint Jean-Baptiste. — FLO- RENT VAN VERREN (Belg.), tapisserie exécutée par PIERRE VAN VERREN, maître tapissier à Audenarde, dans la seconde moitié du XVIE s. : Trois personnes portant une urne et une corbeille de fleurs destinée à servir d'offrandes aux dieux. — VIDAL (Cordes). — VILLENEUVE- RAYMOND (Treguier). — Gss D'YVON (Paris), tentures des Gobelins
et de Beauvais, du XVIIIe s. Panneaux, portières, écrans, sièges, tabourets d’une admirable conservation.