COSTUME
Les peuples guerriers de l'antiquité faisaient usage du casque, de la cuirasse et du bouclier, mais l’armure de fer complète des pieds à la tête leur était inconnue. Elle apparait en Europe, seulement vers la fin du moyen âge. Au XIT° siècle, les hommes d'armes nobles, portaient le haubert, sorte de camisole à maille de fer, imitée des Sarrasins. Les manches, très courtes, ne dépassaient pas l’avant-bras, et le capuchon se rabattait surlatête, pendant le combat. Vers la fin du siècle, la camisole s’allonge et les manches descendent jusqu'aux poignets pour former le haubergeon. Ge vêtement, adopté par les grandes compagnies, s'imposa bientôt aux armées régulières. Les grandes compagnies, de sinistre mémoire, remontent aux débuts de la guerre de Cent ans; composées de nobles ruinés, de paysans sans ressources et de soldats maraudeurs, elles donnaient leur concours aux plus offrants, amis ou ennemis.
Peu à peu, le costume guerrier subit d'importantes modifications. Toutes les parties du corps se couvrirent successivement de plaques d’acier. Les coudes et les genoux furent protégés par des cubitières et des genouillères, puis le devant de la jambe au moyen de demi-jambières ou grèves. Le premier quart du XIVe siècle marque la transition entre l’ancienne armure à mailles et la nouvelle armure en fer plein ou en acier, nommée armure plate. Celle-ci n’est complète que vers la fin du règne de
Charles VI (+4 1422). Alors le guerrier noble est enveloppé d'une carapace de fer, qui le rend à peu près invulnérable. Toutefois, malheur à lui s’il tombe de cheval; étendu par terre, il ne peut plus se relever, et les gens de pied, renonçant àle percer de leur épée, en sont réduits à l’assommer.
Les diverses pièces de l’armure complète peuvent se diviser ainsi :
19 Le casque, souvent orué d'un panache et d’un cimier ;
2° Le gorgerin, ou hausse-col, entre le casque et la cuirasse ;
3° La cutrasse, emboitant le corpspar devant etpar derrière ;
4° Les épaulières ;
0 Les brassards, enveloppant le bras et l’'avant-bras;
6° Les coudieres, avec les gardes qui couvrent la saignée ;
1° Les gantelels;
8° Le haubergeon, chemise maillée ;
9° Les cuissards ;
100 Les genouillères ;
11° Les grevières, qui couvrent la jambe
Épée française du xvi siècle. d Sobeles Collection de M. Maillet du Boullay. RNA RE VEAQUS qu au genou.
19° Les souliers ou solerets, disposés en lames articulées.
Les chevaux étaient aussi couverts d’un harnachement de fer.
Il y avait diverses sortes d’épées : L’estoc, longue et solide épée pour frapper de la pointe, creusée d'un évidement du côté de la garde. Le braquemard, arme courte, tenait le milieu entre l’épée et la dague. La rapière, à lame longue et effilée, tranchante vers le bout, était surtout une arme de duel, comme la colichemarde sous Louis XIV; celle-ci se distingue par son large talon et sa lame tout à coup amincie et taillée en carrelet. La dague, ou miséricorde, est une sorte de poignard dont usaient les gens
de pied pour achever l'ennemi renversé; la main gauche servait à parer. L'épée à deux mains, parfois à lame flamboyante, était l'arme distinctive des lansquenets, fantassins mercenaires qui, avec les reitres, cavaliers allemands, ont joué un rôle important dans nos guerres de religion,
Le bouclier rond, qui succéda aux boucliers pointus des Normands, se nommait rondelle où rondache.
Les casques ont reçu divers noms et affecté des formes variées. Le keaume, adopté sous Philippe-Auguste {1180 à 1223), élait une lourde coiffure cylindrique, dans laquelle la tête entrait tout entière comme dans un chapeau trop grand; du temps de Philippe le Bel, il devint en partie conique. Le bacinet, sorte de calotte pointue, remplacça le heaume; comme il laissait la figure à découvert, on y ajouta une pièce ayant la forme d’un museau et qui, pour cette raison, reçut le nom de mesail ou mursail. L'armet date du XV£ siècle; c'est le casque muni de ses accessoires mobiles pour protéger le visage et comprenant la visière avec le nasal, le ventail et la mentonnière. La bourquignotte, coiffure des piquiers, se compose d'une calotte avec visière, large couvre-nuque et oreillons. Le morion offre un timbre ogival surmonté d’une crête ; ses bords sont abaïssés et décrivent une courbe relevée en pointe à chaque extrémité. Le chapel de fer présente Le plus souvent la forme d'un chapeau. La salade, casque à grande gouttière, pour protéger le cou, était muni d’oreilles carrées. Le cabassel est une calotte à larges bords, très abaissés.
Les armes d’hast, en usage à la fin du moyen âge et pendant la Renaissance, sont les armes emmanchées d’un long manche. Elles comprennent surtout : le fléau d'armes, cerclé de viroles d’où sortent des pointes aiguës: le fauchard, à lame de faucille; l'épieu, sorte de pique en forme de feuille de fougère et longtemps l’arme de l'infanterie ; /a hallebarde, dont la forme la plus habituelle consiste en un fer de lance accosté à sa base d’un double croc recourbé, l’un montant, l’autre descendant ; la quisarme, espèce de hallebarde ; d’un côté, elle présente un fer de lance, et, de l’autre, un croc, un marteau ou un biseau. La pertluisane, autre variété de la hallebarde, offrant deux ailerons, à la base d’un fer de lance large et aigu.
Les premières armes à feu remontent au XIVe siècle ; l'arquebuse date du XVIe et fut remplacée vers 1573 par le mousquet, déjà moins lourd que la première et que le fusil devait à son tour détrôner dans le courant du règne de Louis XIV.
PIERRE VERNIER, forgeur d'épées, avait son logement au Louvre
en 4608, ainsi que JEAN PETiT, fourbisseur doreur et damasquineur. L'art de damasquiner, comme son nom l'indique, nous vient de Damas ; il consiste à enjoliver le fer et l'acier par des incrustations d’or ou d'argent, le plus souvent en filets minces. En France, CursiNeT, au milieu du XVII° siècle, s'est montré le plus célèbre fourbisseur damasquineur de son temps.
Sur la fin du règne de Louis XIV, deux maitres en ce genre ont acquis une grande réputation : « REVAIRE fourbisseur du Roy aux galeries du Louvre, » et GADEAU, « aussi fameux fourbisseur sur le pont au Change, » « REVOIR, dit Germain Brice, t. I, p.
2, travaille aux gardes d'épées et en d’autres choses de cette sorte, d’une manière qui le distingue fort des autres maîtres de sa profession. » {Le Livre commode des adresses de Paris pour l’année 1692, annoté par Ed. Fournier, t. I, p. 261.) L'édition de 4691 mentionne « le sieur LE FEBVRE, rue Saint-Denis, au Chêne vert, bon ouvrier en damasquinerie ».
Au XVIU siècle, nous trouvons quelques noms intéressants dans les pièces justificatives des dépenses générales des Menus... Cor, arquebusier des Menus-Plaisirs du Roi, touche, en 1754, une facture de 300 livres. En 1760, La RocuE, « arquebusier du Roi, » logé au Louvre, fait pour le duc de Bourgogne un petit fusil ciselé enrichi d'or, garni en argent.
Ravoisté, « fourbisseur du Roy, » a longtemps travaillé pour Louis XV et pour Louis XVI. Son nom revient souvent dans les comptes des Menus-Plaisirs, de 1753 à 1785. A l’occasion des fêtes, des cérémonies, des mariages, des baptêmes, nous le voyons livrer des épées d'argent aux Suisses des appartements et à MM. les gentilshommes de la manche. Le prix de chacune est fixé, en général, à 150 livres. Pour le mariage du Dauphin avec Marie-Antoinette, Ravoisié exécute une superbe épée d'or à figure allégorique. Dans le prix demandé de 5,075 liv., la main d'œuvre seule s'élève, à 4,000 Liv. Une seconde épée, avec figure, fond et poignée d'or, est cotée 2,400 liv. Nous devons ajouter que la facture est réduite à 6,600 liv.
En 1763, DEsaTE, arquebusier du Roi, fournit un fusil d’exercice de300liv. au duc de Berry, puisunautre au Dauphin, en 1767. ARAULT, arquebusier du comte d'Artois, reçoit en 1771, la somme de 1,405 liv. pour diverses fournitures et des fusils garnis d'argent à bascule, avec un coussinet de velours. DE LA BLETTERIE, arquebusier et archer du Roi et des princes (1785), touche 108 liv. pour deux douzaines d’arcs et six douzaines de flèches. (Archives Mat. Série 012993 à 013072.)
Les armes de luxe n'étaient pas exclusivement l'œuvre des ar-
muriers et des fourbisseurs ; elles se vendaient aussi chez les orfèvres et chez les bijoutiers joailliers, suivant que la monture d'or ou d'argent était ornée de ciselures ou enrichie de pierres précieuses. Dans Les Æegistres des pierreries el présents du Roi, aux archives des Affaires étrangères, les cadeaux de ce genre, depuis le règne de Louis XIV jusqu'à celui de Louis XVI, ne sont pas rares. Nous nous contenterons de citer les principaux et de mentionner quelques belles pièces faisant partie des « parures » du Roi.
9 juin 1668. Envoyé à M. l'Électeur de Brandebourg une épée à garde d'or, enrichie de diamants, avec le porte-épée de même garniture. 28,000 liv.
6 juillet 1669. Au prince de Savoie, une épée garnie de diamants. 20,480 liv.
1679, Au duc de Buckingham, une épée à poignée d'or sertie de diamants. 24, 390 liv. Un baudrier enrichi de pierreries orné de deux boucles en diamants, 146,958 liv.
10 septembre. Au fils de M. de Neufbourg, une épée garnie de diamants. 4,610 liv.
1673. Offert par S. M. au duc de Monmouth, fils naturel de Charles II, une épée, à poignée d'or, sertie de diamants, 38,890 liv.
24 février. Au prince de Saxe, une épée ornée de brillants, 12,520 liv.
3 mai 1677. À un page de Madame, qui a apporté la nouvelle de ia prise de S-Omer, « une épée d’or.» 756liv.
20 août. Dans l'envoi fait au Mi de Béthune, ambassadeur de Pologne, se trouvaient douze fusils et huit paires de pistolets, enrichis d’or et d'argent. 4,719 liv.
Décembre. Au Cie de Haran, une épée d'or, sertie d’un gros diamant. 2,752 liv.
1680. Au duc de Luxembourg, une épée d’or. 5,347 liv.
25 septembre. Au prince d'Osnabruck, de Hanovre, une épée garnie de brillants. 10,045 liv.
2 juillet. À M. l'Électeur de Bavière, treize paires de pistolets. 2,505 Liv.
20 août 1682. Au duc de Richmond, une épée de 14,951 liv.
10 janvier 1681. Au prince de Brunswick-Lunebourg, une épée à poignée d'or enrichie de brillants. 72,880 liv.
20 décembre. Au prince de Wurtemberg, une épée garnie de diamants. 12,000 liv.
47 août 1684. Donné par le Roi à M. Traston, « Anglais, » une riche épée livrée par Montarsy. 13,535 liv. Une autre, de même
genre, à poignée d’or avec diamants, est offerte au Cte de Northumberland. 44,769 liv.
7 septembre 1684. Une épée ornée de cent treize diamants, pour Mgr le duc du Maine. 12,944 liv.
30 décembre. Pour le Roi, une épée sertie de cent treize diamants fournie par Montarsy. 23,769 liv.
17 janvier 1685. Envoyé par la voie du Chev. de Chaumont, ambassadeur du Roi à Siam, uneépée et un baudrier, pour donner au S' Constance, ministre du Roi de Siam. 4,900 liv.
Juin. Au prince Camille, qui a remporté le 4er prix du carrousel du Roi, à Versailles, une épée sertie de diamants. 8,817 liv. Au Mis de Plumartin, qui a remporté le second prix, une épée de 5,000 liv.
18 juillet. Il a été fait par Montarsy, pour S. M., une « parure » de toutes pierres comprenant : Une épée enrichie de soixantesix pierres de couleur et de cent vingt et un diamants. Une garniture de baudrier de quatre-vingt-trois pierres de couleur et de cent trente-neuf diamants. Deux paires de boucles et les huit bouts composés de cinquante-six pierres de couleur et de quatrevingts diamants. Cent soixante-huit boutons, d'une pierre de couleur et de sept diamants chacun. Total, 364.768 liv.
27 mai 1686. Au Cte de Brienne, vainqueur au carrousel du Roi, une épée composée de cent trente-huit brillants. 7,000 liv.
4 octobre 4690. Au Chev. de Vendôme, grand prieur de France, pour avoir apporté la nouvelle de la victoire de Fleurus, une épée garnie de diamants. 15,300 liv.
20 janvier 1692. Remis au Mal de Luxembourg, pour faire un présent au nom du Roi, une épée à poignée d’or et de diamants. 5,000 liv.
22 janvier 1693. Le grand Roi envoie au jeune prince royal de Danemark une épée d’or sertie de cent vingt-quatre diamants.
24 février 1697. Au Mis de Dangeau, chevalier d'honneur de Mme la D$$e de Bourgogne, une épée décorée de cent vingt diamants. 9,900 liv.
12 juin 1698. Envoyé au prince Gaston, fils du grand-duc de Toscane, une épée composée decent dix-septdiamants.19,452liv. (XVII Registre des pierreries el présents du Roi. N° 46.)
ACT juin 1701. Au prince de Wolfenbuttel, une épée de 15,662
4er août 1704. Le Roï envoie au duc de Mantoue une riche épée fournie par Montarsy ; elle coùte 35,769 liv.
23 septembre 1714. Envoyé au prince des Asturies, fils du Roi d'Espagne Philippe V, une épée enrichie de deux cent douze brillants. 12,539 liv.
42 mar 1715. La plus magnifique épée que nous puissions citer est envoyée au Ce de Lusace, fils du Roi de Pologne, Électeur de Saxe. Cette pièce exceptionnelle, œuvre du joaillier Rondé, enrichie de deux cent huit diamants brillants, revient à 75,536 liv. (Présents du Roi, 1699 à 1752. N° 461.)
45 octobre 1795. Acheté de Meissonnier, orfèvre ciseleur, cinq épées d’or. 7,000 liv.
49 octobre. Remis au Mis de Dreux trois épées d'or de 1,500 liv. chacune, pour être données à des gentilshommes polonais de la suite du Roi Stanislas. Acheté de Colomb, fourbisseur, six épées d'or, remises par le Mis de Dreux à des gentilshommes polonais en considéralion du mariage de S. M. avec la princesse de Pologne. Parmi ces personnages, nous pouvons citer MM. de Molski, Ouminski, Ghabanne, Moremont, Bilherbecque, Malomont, Dandelot et Bansky.
Le prince électeur de Bavière, venu exprès pour assister aux noces de Louis XV et de Marie Leczinska, reçut une épée à poignée d’or enrichie de ciselures et de brillants remarquables.
Quand.les officiers de marine, les capitaines de corsaires ou de navires marchands s'étaient distingués dans leurs rudes combats sur mer, le Roi leur faisait remettre une épée dont le prix semble varier entre 240 et 1,250 liv. Parfois ils recevaient une chaine d’or avec ou sans médaille, mais la médaille était surtout réservée aux matelots.
31 juillet 1799. Fourni par Germain, orfèvre du Roi, six épées d'argent doré pour être distribuées à des officiers de marine. 4,814 Liv. Il est question ici du fameux Thomas Germain (16731748), fils de Pierre et le plus illustre orfèvre ciseleur du XVIII siècle. Pour chacune de ces sortes d'épées, il comptait 150 liv. de façon, sans les fournitures et le travail du fourbisseur.
10 novembre. Acheté de Germain six épées d'argent pour être données à des officiers de marine, 1,443 liv.
5 avril 1731. A. M. de Schestedt, ambassadeur de Danemark; une épée garnie de diamants, offrant sur la poignée le portrait du Roi peint en miniature par Ducanel. 15,487 liv.
40 octobre. A l'Infant Don Carlos, une épée d’or enrichie de brillants. 66,000 liv. Cette pièce exceptionnelle est fournie par Gouers, joaillier du Roi.
30 juin 1733. Nouvelle livraison par Germain, de six épées d'argent, pour des officiers de marine. 4,431 liv.
2 janvier 1744. Au duc de Holstein, une paire de pistolets d’acier, ornés de ciselures et damasquinés d'or. 6,500 liv.
1745. Rondé, joaillier, fournit quatre épées d'or de 4,250 liv. chacune, pour gratifier des capitaines marchands qui se sont dislingués dans un combat contre les Anglais, notamment le capitaine Reynaud, de Marseille.
27 juillet1746. Au duc de Huescar, ambassadeur extraordinaire d'Espagne, une épée d'or sertie de brillants. 22,058 liv.
21 mars A747. Au prince Lubomirski, en l'honneur du mariage du Dauphin avecla princesse Marie-Josèphe de Saxe, une épée d'or de chez Rondé garnie de plus de six cents diamants. 48,200 liv. (XAXIXe Registre des pierreries et présents du Roi. 1747.)
MM. Mis D'ALBON (Paris), bouclier aux armes de Jacques d’Albon, seigneur de St-André, maréchal de France. — D'ALVIMARE DE FOUQUIÈRES (Dreux), casque gravé et doré du XVIe s., trouvé à Dreux. — Ct° D'ARMAILLÉ (Paris), armes Renaissance et autres. — Cte D'ASSAILLY (id.), épée d'honneur offerte à Lafayette, pendant la guerre de l'Indépendance, en Amérique. — ASSIRE (Roucn), armes diverses. — DUC D'AUMALE (Chantilly), armes et armures magnifiques.
BASILEWSKI (Paris), armes orientales d’une grande richesse ; cuirasse du moyen âge et armes diverses très remarquables. — EUG. BA- TAILLE (Versailles), — PAUL BAUDRY (kRouen), belles épées à coquille repercée. — Gt DE BEAUFFORT (Belg.), éhée espagnole du XVIIe s., finement ciselée, et repercée, au poinçon de Juan MarTixez, célèbre armurier de Tolède. — BERTIN (Paris|?}), armes et objets divers de Taïti et de la Nouvelle-Calédonie. — Gtt DE BESENVAL (Paris), arquebuse de rempart, etc. — PAUL BESNARD (Paris), épée des gardes du Roi, sous Louis XVI. — BESSON (Orléans). — Vite DE BOIBOIS- SEL (Guingamp). — BORNÈQUE fils (Beaucourt, H.-Rhin). — Cte DE BOTMILIAN (chât. de Montjoie), armes orientales. - BOUGLÉ (Paris), pistolets espagnols, épées du XVII: s. — BOUVIER (Paris), armes chinoises, musulmanes et de l'Afrique Équatoriale. — Cte BRA- NICKI (chât. de Montrésor), armes polonaises. — G. BRETON, couteau de chasse Louis XIV. Pistolets à pierre Louis XVI. Sabre de la garde consulaire à cheval, signé : CouLEeAux FRÈRES. — HENRI BROCHON Bordeaux), collection d'armes diverses, du XVIe au XVIIIe s. Épées de Tolède, marquées : SaxAGuN; autres, damasquinées à coquille hémisphériques, etc. — BRUNET (Vitry-le-Français). — DE BRUYN (Paris) armes des îles de l'Océanie. — PH. BURTY (Paris), série de gardes de sabres chinois et japonais. Raretés.
CAILHAVA (Bordeaux), belle et nombreuse collection. Armures, demiarmures, cottes de maille; environ soixante épées, dont quatre à deux mains, Armes d'hast, pertuisanes, hallebardes, ete. En tout, plus de deux cents pièces.
— PRINCE DECARAMAN-CHIMAY (belo.) armures, Demi-armures, épées de cour. Épée de Rubens, pièce remarquable offerte à Rubens par Charles Ter d'Angleterre. —E.CATTEAUX Belg.).pistolets à silex Louis XIV. — GAYROU (Cordes). — RÉVÉR. CAZALIS (?), collection d'armes, d'ustensiles et objets divers des Cafres-Bassoutos. —- MARIUS CAZE- NEUVE (Toulouse), armes orientales. M. CHABRIÈRES-ARLÈS (Lyon). —EUG.CHAPERT (Paris) riche couleuvrine aux armes de Catherine de Médicis. — CHARDON (Paris), casque en fer repoussé, damasquiné d'or, XVIes, — DUG DE CHARTRES, nécessaire d'armes au chiffre de Ferdinand-Philippe d'Orléans. — CHARVET (Paris), armes à feu des XVI, XVIIe et XVIIT- s. — Cte À. DU CHASTEL DE LA HOWAR- DRIES (Belg.), épées de cour du XVIIe s. — Cte ALEXIS DE CHA- TEIGNER (Bordeaux), collection d'armes du XIVe au XVIIe s.; armure complète du XVI s. — GCHAUMAT (Toulouse), armes et armures. — A. CHIGOT (Valenciennes), armes el ustensiles arabes, — COMPAGNON (Clermont-Ferrand). — M DE COLBERT (Paris), Casque italien, repoussé et doré, XVI s. — CONROUX (Compiègne), — J, CORBEELS (Belg.), épées, arquebuse à rouet de 1591, épée italienne de Fenrico Picr- NINO. — DE CURZON (Orléans). — HON. ROBERT CURZON (Anglet.), casque anglo-normand de 1100. Série de casques du XIP au XVes. — PRINCE CZARTORISKI Paris), armes et armures historiques polonaises. Harnachements de chevaux, ceintures, boucliers, casques, cottes de maille, fusils,sabres, yatagans, ete,
Dr DARD (Dijon), armes diverses. — ERN. DECAMPS (Toulouse), belle série d'armes des XV°, XVIeetXVIIes, — EF. DEDEYN (Belg.), armes du moyen âge. — G. DELAFARGUE (La Roche-Derrien), — ALEX. DELAHERCHE (Beauvais), arquebuses du moyen âge, ete. — DELORT (Montauban), armes diverses. — DELPIER (Belg.), mains gauches, haches d'armes, marteaux d'armes, ballebardes, lances, arbalètes, arquebuses, mousquets; fusil à silex, à bascule, se chargeant par la culasse, signé : MARTIN KUALECK, XVII s. Egées de cour, du XVII s. Épée d'honneur anglaise signée : RUNDEL, BRIDGE, LONDON. — AIMÉ DESMOTTES (Paris), armes et armures ; raretés. Pistolets à silex de Lazarixo Commi4zzo, fin du XVIIe s. Batterie de fusil, en fer ciselé Louis XIV, exécutée par le célèbre arquebusier Civanr Carieiti. — E. DESSAIN (Valenciennes),
armes russes, valaques, etc. — CHARLES DEULEY (Bernay), armes diverses, — DEVAUX (Bourges), — DEVOS (Bels.), casques, rondelles allemandes gravées, etc. — FÉLIX DOISTAU (Paris),
épées de cour du XVIIIes. — Mme DORÉ (Rambouillet), armes diverses. — DUHOUSSET (Paris), armes orientales. — LÉON DUMUYS (Orléans). — DUPASQUIER (Paris), superbe collection d'armes des XVIe et XVII s, — DURION (Lyon), armes diverses. — Gse DZYALINSKA (Paris), armes de bronze des anciens peuples de la Pologne. Armes historiques. Selle en argent doré, incrustée de coraux. Nombreuses pièces de harnais d'une graude richesse.
EGGER FRÈRES (Buda-Pesth), haches, flèches, sabres en bronze. Fibules de bronze et d'argent. — EVENEPOEL (Belg.), armure allemande du XVI s. — EVENS (Condé-sur-l'Escaut).
FABRE (Paris), sériés d'éperons de différentes époques. — CGte DE FALTAN (Paris), armure du XVI s.,etc. — Bo DE FIERLAND (Belg.), pistolets à silex Louis XIV, signés : [. O. an Kucuenreurer. Deux (carabines allemandes ayant appartenu à Joseph I; sur l’une, le canon est
poinçonné d’un cavalier au galop et signé I. A. KuCHENREUTER. — FOULC (Paris), épée en fer damasquiné d'or, offrant sur le pommeau le portrait de Louis XII. — J. FRÉSARD (Belg.), armures, arbalètes, mousquets, arquebuses, pistolets à rouet. Rapière espagnole à corbeille repercée, lame d'ANTONIO IN Toreno, XVIIe s. Épées de cour du XVIIe s. — FRUGE (St-Brieuc), armes sauvages des côtes de Guinée.
GAILLARD DE LA DIONNERIE (Poitiers), — GASTINE- RENETTE (Paris), armes persanes ; boucliers ronds damasquinés d’or et d'argent, ornés de cabochons. — MAUR. GAUTIER (Paris), armes et pièces d’armures mérovingiennes, du moyen âge et de la Renaissance, — Vor GAY (Paris), armes du Moyen âge. Séries d’'épées, de dagues et d'armes d'hast. — GÉLIS-DIDOT (Paris), armes françaises, italiennes, allemandes, indiennes, persanes, japonaises. Casques, demi-armure, cuirasses, hallebardes. etc. Épée allemande à deux mains, signée : TANTLER. — LÉON GEORGES (Paris), épées Louis XV, pistolets, poignards, etc. Sabre signé : Sror, À MEerz. — GÉROME (Paris), armes orientales. — GIHOUL (Belg.), arquebuse, pistolet à rouet, etc. — LÉONCE DE GLANVILLE (Rouen), armes diverses, Arbalète incrustée d'ivoire. Casque normand ou scandinave en bronze, de haute antiquité. — GOSSE- LIN (Belg.), séries de mailles rivées du XVe s. — GOUPIL (Paris), casque persan du XVIe s. — Gte GUÉRIN (Paris), casques, hallebardes, rondaches du XVIes. Belles épées repercées et ciselées des XVITLe et XVII s. Hache d'armes, fusil de chasse ciselé, damasquiné, signé : LALLEMAND, Rouen, XVIIe s. — Dr GUÉROULT (Caudebec-en-Caux).
HANSSENS (Belg.), pistolets à silex Louis XIV, etc. — Mme HAUTE (Beaurech), armes diverses du XVI° au XVIIe s. À. HAYT (Belc.), épées de cour du XVIIes. — HENRY (Paris), importante série d'épées de cour et de ville, depuis Louis XII jusqu'à la fin du règne de Louis XVI. Riches poignées en strass, en cristal de roche, en émail de Saxe, en acier taillé à facettes, ete. Épée d'abbé, avec les apôtres gravés sur la Jame: couteaux de chasse; glaive de Talma.
JACQUET (Paris), riche atelier rempli de belles armes. Armures, casques, boucliers, hallebardes, étendards, épées, petits canons de bronze sur leur affût, eic., des XVe, XVIe et XVII s. — JAHIET (Bayeux). — B° O. JOLLY (Belg.), rapière à corbeille profonde et ‘quillons droits, XVILs. Estocade poinçonnée d'un cygne couronné, XVIIe s. Épée à coquille plate, repercée ; sur la lame, un chien et le chiffre 1114.
KLÉBOWSKI, armes orientales. Casque arabe du XVe s,
J.-A. LABERT (Bordeaux), armes diverses. — LAFONT (Nantes). — LAGLAIZE, armes des iles de l'Océanie. — LAPERSONNE-BA- ZIN (Festieux). — DE LASTEYRIE (Paris), épée de Mirabeau. — EDM. LAVERGNE (Montauban), — Mme LEPEL-COINTET (Abbaye de Jumièges), séries d'armes variées. — J. LESCART (Belg.), capeline de mailles. Casques, épées. — LECGESNE (Arras). — LETELLIER (Paris), armes indiennes. — D' LIBERT (Alençon). —LEVOIR (Amiens). LOTTIN DE LAVAL (chât. des Trois-Vals, Bernay), armes françaises et persanes, épée du duc de Guise, le Balafré(?). — Pc DE LUCINGE FARCIGNY (Belle-Isle-en-Terre). — Dss DE LUYNES (Paris), armures, casques, plastrons, épées, canons, Carabines ciselées en relief sur fond d’or. Trophées d'armes orientales, sabres indiens et poignards, ornés de pierreries, exécutés sous les ordres du duc de Luynes.
MAILLET DU BOULLAY (Paris), épées damasquinées d'or et
d'argent du XVISs,, épée française trouvée dans la Seine en face du Louvre. Épée à deux mains, épée espagnole à coquille, repercée à jour offrant un combat de cavaliers. Pièces diverses. — Mis DE MAILLY- NESLE (La Roche-Mailly). — Gte DE MALARTIC (Poitiers). — MAL- LAY (Clermont-Ferrand). — DES MARANS (Moulins), armes diverses. — FERD. MARROU (Paris), armure complète de chevalier et de son cheval, ornée de ciselures; chef-d'œuvre de maitrise, Travail allemand du XVIe s. — Cte DE MARSY (Compièoene), — MERLIN (Orléans), armes à feu et autres du XVIIe s, — À. MEURICE (Valenciennes), armes diverses. — ABEL MIGNON (Orléans), arquebuse à mèche Louis XII, avec médaillons en nacre gravés. —MONTEFIORE LEVI (Belg.), anciennes gardes d’épées japonaises. -—- FERD. MORIN (Rambouillet). — Ve DE LA MOTTE (Paris), dague du XVI°s., remarquablement ciselée. — E. MUSSARD (Cambrai).
NIEPCE (Lyon), armes diverses. — NOLLET (Paris), morion saxon, du XVI 5., gravé aux armes de Saxe. Mains gauches espagnoles du XVITIes, Pistolet à incrustations d'ivoire et d'or. — NYET (Belg.), épée d'armes allemande du XVe s., sur le pommeau Haxs vox HERLICHINEN, 1477. Épée damasquinée d'or, ornée de médaillons ciselés à personnages ; lame allemande, portant dans la gouttière le nom de l’armurier : HENRICUS COEL ME FECIT — HENRIGUS COEL SOLINGEN ; fin du XVI° s. Epée allemande à coquilles ciselées, marquée : 1. H.N. SOLINGEN. Epée espagnole à monture incrustée d'argent ciselé en relief ; lame signée : 1. N. v. A. 1.1. N. 1. 1. À. (in Valencia). Épée flamande, de 1600 à 1640, signée : Ionan Tonanxr. Épée allemande du XVII s.,à gardes grillées, marquée : Tnieërz KEVELLE ME FECGIT. — Tec KeveLz Souncex. Épées de cour. Stylet de jarretière espagnol du XVIe s. Poignards, masses d'armes, piques, lames, corsèque italienne, mousquets, arquebuses, pistolets à rouet des XVI° et XVIIe s., pistolet italien à silex, signé : VALETO BoRGOGxON BRescIA, XVIIe s. Autre du même temps de G. SoriaxTi. Autre de Axprea MEpicixA, XVIIe s. Autre, de style Louis XV, signé : I. O. Axp. KUCHENREUTER.
ARSÈNE OLIVIER (Paris), armes gauloises et gallo-romaines. — OSTERRIETEH (Belg.), épées, haches, arbalètes, hallebardes, épée allemande de la fin du XVIS., signée : PerTnerr WiRSBERCH.
Cte DE PARIS, sabre d’Abd-el-Kader. Épée offerte par la ville de Paris, au duc d'Orléans. — EUG. PELOUZE (Paris), — H. PELTON (Fécamp). — PERROT (Paris), épées Louis XV, avec garde en acier ciselé et doré; lame triangulaire signée: LÉGER, rourmisseur DE Leurs A. S. MM6rs LE DUC DE CHARTRES ET LE COMTE DE CLERMONT, RUE COQUILLIÈRE, PARIS. — HIPP. PIERRUGUES (Bordeaux), armes françaises et orientales; celles-ci ornées d'incrustations de cuivre, d'argent, d'or, de perles, de coraux, — Mme PIÉTON ainé (Le Havre), armes diverses. — EUG. PIOT (Paris), casque italien du XVIT s. en forme de chevelure. — POSNO (Paris) [?|, armes égyptiennes et arabes.
RIANT DE LARGENTAYE {chât. de Largentaye). — W. RIGGS (Paris), collection hors de pair. Armes et armures des XIVe, XVe, XVIe et XVIL s. Étrier en forme d'échelle, armoirie parlante de la famille des Scaliger, de Vérone. Grande épée à deux mains du XVe $., ayant appartenu
à Malatesta. Étrier au chiffre de Diane de Poitiers. Série admirable de HR de toutes sortes, dont un aux armes de Médicis. Armure d’Amédée VI, comte de Savoie. Épée d'Henri IV, aux armes de France et de Navarre. Historique complet des armes pendant le moyen âge et la période moderne jusqu'au règne de Louis XV. — DUC DE RIVOLI (Paris),
armes d'honneur offertes par le premier Consulau général en chef, Masséna. — Mis DE ROCHAMBEAU (Thoré), armure complète du XVIe s. Armes diverses. — ED.-TH. ROGERS (Paris), armes égyptiennes des khalifes. — Bo AD. DE ROTHSCHILD (Paris), chefs-d’œuvre du XVIe s, Sabre vénitien acheté 50.000 fr. à la vente Séchan et que celui-ci avait payé 150 fr. à un homme qui s'en servait pour fendre du bois. — ROUEN (Belg.), platine à rouet dn XVII s. signée: Mar. BRAMHOFFER. AUGSBOURG. Sur une platine à silex : Borxo, sur une autre : GRUCHÉ A Paris. XVITeSs,
SACHER DE LAUNAY (Rennes). — DE S't-CHARLES (Lyon), armes et armures. — Mis DE St-MAUR (Toulouse), armes et armures. — DE St-MAURICE (Lyon), armes diverses. — DE St-OLIVE (Lyon), idem. — R. DE S':SEINE (Dijon), idem. — Bon DE St-TRIVIER (Orléans), casques Renaissance. — DU SEIGNEUR (Lyon), armes . diverses. — SICHEL (Paris), armes orientales. — Bon SNOY (Belg.), armes gravées du XVIes. — A. SOMMIER (Paris), armures. Épées. Masses. Arquebuses. — FR. SPITZER (Paris), collection splendide hors de pair. Armures gothiques, uniques en Europe. Armure cannelée de Maximilien Ier, XVe s. Armure du Cte d’Essex, favori d'Élisabeth. Bouclier en fer repoussé représentant la Force, la Justice, la Victoire, la Défaite. Hallebarde aux armes de Louis XIIT; une autre, avec le nom du gentilhomme Domoin de Tillequière. Pièces de toutes sortes et de toutes beautés. — A. STEYERT (Lyon).
Mis DE THUISY (Paris), série d'armes arabes, persanes, chinoises, japonaises, kriss malaisd'une grande richesse, à manches et fourreaux d’or et d'argent,émaillés, sertis de rubis. Casques sarrasins et cuirasses damasquinés d'or.
VANDEN ABEELE (Belg.), épées. Arbalètes. Haches de cérémonie, dont une aux armes de Saxe : — HERMANN VAN DUYSE (Belg.), épée à lame plate au chiffre de Charles-Quint (un 5 dans un C couronné), Rapière espagnole marquée d'une demi-lune et d'un écusson couronné contenant ces mots : AM siG Gor ser, dans la gouttière : PETRUS IN TOLEDO ; fin du XVIe s. Épée de Solingen à lame gravée, offrant les médaillons de Nassau et de Gustave Adolphe. Devises : VERITATEM DILIGITE ET PUGNATE PRO PATRIA — PRO ARIS ET FOIS, XVIIe s. Épée à deux tranchants signée : Sanacom, XVII s. Épées à coquilles, portant la même signature. Poignards flamands des XIVe,XVe, XVIe s., etc. — VANDEN CORPUT (Belg.), Hallebardes. Poignards. Stylets. Arquebuses. Pistolets à silex; canons signés: LazariNo COMiNazz0 ; sur la platine : Brescra. Ép. de Louis XIV. Autres, de OGer LE BLAwc ; même ép. Autre, platine signée : O FERNANDEzZ, Autre, du XVIIIe s. de F. Menciez, À Lièce. Épées.
A. VAN ZUYLEN (Belg.), armures. Hallebardes. Pertuisanes. Corsèques. Poignards. Stylets. Arquebuses, mousquetons, pistolets à rouet allemands, XVIe s. Magnifiques épées. Épée de piéton, espagnole ; lame large et courte à deux tranchants, marquée : in Valencia. Épée gravée et dorée, figurant saint Michelterrassant le dragon : Quis Sicvr+-Deus+. Épée allemande à deux tranchants, poinconnée d’une tête de mort, avec l'inscription: PETER Tesn. Première moitié du XVIIe s. Rapière allemande de duel ; lame étroite signée : IN SozinGen. Autre, portant les inscriptions : HANS MOVM ME FECIT S0- LINGEN. — SoLi DEO GLORIA. Première moitié du XVII s. Épée à lame poinconnée d'une tête nue ceinte d'un bandeau :1IN TE, DOME, spERAvI. Rapière à coquille, lame signée : Ivam. Épée légère de Sahagom. Sur une autre : JA- COB BRACH ME FECIT, SOLINGEN, ANNO 1648. Épée de cour espagnole, signée : Tno-
MAsO AyALa. Anciens glaives d'exécution de la ville de Bruges. Glaive d'exécution allemand ; lame poinconnée d'un coq; sur la gouttière : Soi DEO GLORIA. GEorG GErnaARpT. Épée à monture ciselée, décorée de combats de cavalerie: lame plate de Francesco Ruyz, de Tolède, XVIIe s., etc.
VAUTHIER-BRUNET (Vitry-le - Francais), armes à feu et armes blanches européennes et orientales des XVe, XVIe et XVITes. — G. VER- MEERSH (Bels.),main gauche espagnole. Poignards. Stylets. Haches d’armes, ete., XVIs.Arbalète, arquebuse, pistolets àrouetallemandsetitaliens du XVIIes. Rapière espagnole du XVIIes.;sur le talon: Cromo, et dans la gouttière: IN TE, DOMINE, sPERAVI. Sur une autre, poinconnée d'une cloche, chargée des initiales A.S. onlit:in Tocepo. Colichemardes à lamess’élargissant brusquement vers letalon. Épées de cour, — GÉNÉRAL VERNON DE BELLE COURT (Arras). — Mis DE VERNON (Orléans), casque en fer du XVes. Instrument pour marquerlescriminelsau XVIIs—ARMAN D VERREYT (Belg.), armure d'enfant. Demi-armure italienne gravée du XVIe s. Casques. Boucliers, ete. — Mis DE VIBRAYE (Cour-Cheverry), armes allemandes, japonaises, etc. — ET. VIGE Toulonse). — EUG. VIGNAT (Boigny), série d'armes variées des XVIe et XVII s. — Mis DE VILLA- NOVA (Italie), armure en fer de la fabrique de Milan, aux armes des Scarampi. — Gte DE WARWICK (Anglet), casque anglo-normand, avec visière et dessus plat, de l'an 1100. Bacinetà hausse-col et visière pointue ayant appartenu à Thomas Beauchamp, Cte de Warwick, vers 1360. Casque de Richard Beauchamp, Cte de Warwick (41435). Pièces d'armures du moyen âge. — WERY-MENESSON (Reims), armes et armures ciselées. — Gte DE WIDRANGES (Bar-le-Duc) -- Bon EM. DE WOLFF (Belg.), série d’épées de cour, des XVITe et XVITEe s. Plusieurs ont la monture noire incrustée d'argent ; une douzaine sont montées en argent massif ciselé ; la fusée d’une autre est en porcelaine de Saxe. — WULLIERMET (St-Jeande-Maurienne), armesdiverses.
La manière de se chausser chez tous les peuples et dans tous les temps fournirait matière à plusieurs volumes. Les chaussures ont subi bien des modifications. La mule du Pape, ornée d'une croix devant laquelle se prosternent les fidèles, parait faire exception : elle a peu changé. Les Romains observaient déjà la différence du pied gauche et du pied droit. Le cothurne, toutefois, pouvait se mettre indifféremment ; de Ià vint le mot cothurnus, pour désigner les esprits changeants. A l'époque de Charlemagne, on portait des houseaux, sortes de longues bottes dont l'ouverture servait de poche à l’occasion, En 1154, Henri Plantagenet, pour dissimuler une excroissance à l’un de ses pieds, introduisit en Angleterre, la mode des souliers à la poulaine.
Au XIILe siècle, cette mode passa en France, où elle attira les foudres de l'Église par son exagération insensée. Les souliers se terminaient en pointe, dont la longueur variaitsuivant la qualité des individus. Pour les gens du commun, elle avait un demi-pied ; pour les riches, le double, et deux pieds pour les personnes de qualité. Ces dimensions, ne suffisant plus, ont encore été dépassées. Enfin, en 1368, un édit de Charles V abolit sous Les peines les plus sévères ces ridicules souliers. Les poulaines ne furent complètement abandonnées qu'à la fin du XVe siècle.
Depuis Louis XIT jusqu'à Henri HI, on porta des souliers de velours, à bouts larges, arrondis, avec des crevés. Durant cette période et jusqu'au XVITe siècle, les femmes portaient le soulier à bouffettes, orné de perles, de grains d’or et de rubans. Le mariage d'Anne d'Autriche avec Louis XIIT introduisit en France le goût espagnol; c’est l’époque des bottes molles, dites à entonnoir. Souvent on les garnissait de dentelles.
A l’armée, sous le grand Roi, les cavaliers avaient adopté les bottes dites à la française, ou à l’écuyère, et qui montaient audessus du genou. Les souliers étaient alors carrés du bout, à talons élevés, et couronnés, sur le cou-de-pied, de larges rosettes de soie, de velours, de dentelles, surmontées d’une boucle ou d'un bouton de métal. La boucle, d'un usage journalier dans la seconde moitié du XVIIE siècle, s'agrandit outre mesure sous Louis XVI, au point d’occasionner parfois de graves accidents.
Vers la fin du règne de Louis XV, «le cordonnier pour femmes était devenu presque un artiste qui fabriquait des souliers si mignons et si souples, en cuir mordoré, en maroquin de couleurs
tranchantes et surtout en étoffes d'or et d'argent et toujours à talons pointus, exhaussés de trois à quatre pouces, que la chaussure formait une des pièces les plus raffinées de l'habillement. Le prix'de ces souliers de grand luxe, fermés par des boucles d'or ou d’acier à facettes, égalait celui des bijoux. Le roi des cordonniers était alors, grâce à la protection de la Csse Du Barry, un allemand nommé Efftein, auquel succéda un Français nommé Bourbon. Les chaussures d'hommes participaient aussi à ce luxe par la richesse des boucles ciselées et ornées, alors en usage. » (A VIZEsièele. Institutions) usages el coutumes, par Paul Lacroix.)
Les talons rouges étaient la marque distinctive des gentilshommes, admis aux honneurs de la cour.
« Dans l’ancienne cour, dit M®° de Genlis, tous les hommes présentés, c'est-à-dire ceux qui montaient dans les carrosses du Roi, avaient des souliers à talons rouges. Nul règlement, nulle ordonnance n’empêchait les autres d’en avoir aussi, et jamais on n'a vu d'hommes, même des gentilshommes n'étant point dela cour, en porter. » (Dict. des étiquettes, I, 341).
Mercier fait un curieux tableau du cordonnier de grande maison sous Louis XVI : «Ilentre, il semet aux genoux d'une femme charmante : — Vous avez un pied fondant, Madame la marquise. (Prenant le soulier fait par son devancier.) Mais où avezvous été chaussée? À Paris ; ces gens-là ne raisonnent pas. Vous avez dans le col du pied une grâce particulière ; elle n’est point saillante dans ce soulier visigot. Quoi! de la poussière? Est-ce que vous marchez, Madame la marquise? En ce cas, vous ne devez reposer que sur un point. Je suis glorieux d'habiller votre pied ; j'en ai pris le dessin ; j'en confierai l'exécution à mon premier élève, il est expéditif : Jamais son talent ne s’est prêté à la déformation. Je vous salue, Madame la marquise, Le cordonnier pour femme porte un habit noir, une perruque bien poudrée ; sa veste est de soie ; il a l'air d’un greffier. Ses confrères-ont de la poix aux mains, des perruques ràpées, du gros linge sale ; mais ils travaillent pour le vulgaire ; ils ne chaussent point les belles marquises etils ne composent que des souliers visigots, » (Tableau de Paris.)
Les statuts des maitres cordonniers, présentés aux états généraux sous Charles IX, furent approuvés et successivement confirmés par Henri IV, Louis XIIT et Louis XIV ; sous ce dernier règne, ils subirent quelques changements. « Tous les maitres étaient tenus de marquer leurs ouvrages des deux premières lettres de leur nom : savoir, les souliers, sur le quartier en dedans ; les bottes, en dedans de la genouillère et les semelles, sur
la première semelle du talon. » Saint Crépin et saint Crépinien sont les patrons des cordon niers.
Abraham de Pradel, dans le Livre commode. . daté de 1692, nous donne les noms des plus habiles cordonniers pour femmes; ce sont : « R AVENEAU, rue des Cordeliers. VERNON, GABORRY et CourTEaux, rue des Fossés-St-Germain. BisBoT, rue Dauphiné ; Sucrnour, rue S'-Séverin et le sieur ES Noyers, rue St°-Anne; il fait des souliers de femmes d’une grande propreté qu'il vendun louis d’or. »
Voici les noms des premiers cordonniers de Paris en 1777, d'après l’Almanach Dauphin.
BERNARD, rue Mauconseil, cordonnier ordinaire de Mesdames.
CHARPENTIER, cordonnier ordinaire de Mme a Csse Du Barry,
DELPÈCHE, rue du Petit-Lion, cordonnier ordinaire de « feu Mne la Dauphine ».
LAGARDÈRE, le jeune, rue Bertin-Poirée, « ci-devant premier garçon de M. Lulier, cordonnier ordinaire du Roi et renommé pour la coupe des souliers. »
LuLER, rue du Petit-Pont-St-Sauveur, cordonnier ordinaire du Roi, des Enfants de France et du duc d'Orléans.
Paripre, rue de la Monnaie, ci-devant premier garcon de M. Marlet, bottier ordinaire du Roi.
SOUDÉ, rue Dauphine, À la grosse Botte d'or, successeur du sieur Waltrain, bottier ordinaire du Roi et des princes.
Cuoisr, rue d'Argenteuil, un des plus habiles et des plus renommés pour chausser les femmes ; cordonnier de la comtesse d'Artois.
Nous complétons cette liste par quelques documents inédits puisés aux Archives nationales.
Favre, cordonnier des Menus-Plaisirs du Roi Louis XV, reçoit en 1747 la somme de 960 liv. « pour tous les souliers de théâtre et de caractère qu'il a faits aux acteurs, tant du chant que de la danse, à l’occasion du mariage du Dauphin. (Arch. Nat. 0".2985.) Durzessis, cordonnier du Roi, et LHUILLUER, cordonnier ordinaire du Dauphin, exerçaient en 1752. BiGARRE, cordonnier des Menus, travaillait pour les divertissements donnés à Fontainebleau. En 1753, sa facture réglée à 2,598 liv. mentionne des souliers roses à la romaine, des bottines de satin bois plissées à la grecque, des souliers de dames, des babouches de maroquin pour les esclaves, des souliers blancs et de différentes couleurs. DRIS, « cor donnier pour femmes, » touche 78 liv. en 1754. (Arch. Nat. 012995, etc.)
Brun succède à Bigarre, en 1762. On trouve sur ses factures