LAYETTE
Petites bandes de toile et de flanelle . . 4 à 6
Couches 50 à 1 00
Langes de dessus 8 à 12
Langes de molleton 8 à 12
Langes de finette 8àl2
Premier âge, jusqu'à 2 mois.
Chemises 6à8
Brassières de dessus 6à8
Brassières de dessous. ........ 4 à 6
Béguins. 4à6
Bonnets 4à6
Deuxième âge^ de 2 mois à 6 mois.
Chemises 6à8
Brassières de dessus 6à8
Brassières de dessous 4à6
Bonnets 4 à 6
Bavettes 12 à 18
Troisième âge, de G mois à 15 mois.
Chemises 8 à 12
Brassières de dessus 6à8
Brassières de dessous 4à6
Une lajette, composée comme nous l'indiquons,
n'entraînera pas une dépense très élevée, si la jeune femme fait elle-même une partie des objets qui la constituent; elle trouvera d'ailleurs dans ce tra vail une occupation qui lui causera de véritables plaisirs; il lui semblera déjà voir tous ces petits vêtements portés par l'être chéri qui vit en elle, et qui lui rappelle si souvent, par ses mouvements répétés, qu'il faut déjà s'occuper de lui.
îîl. — Robes, corset, tabliers, chaussures.
Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que la làyette du premier âge doit être toute prête à recevou* l'enfant à sa naissance. On s'occupera plus tard, tout à loisir, des robes, des tabliers, etc., qu'il faudra faire pour l'enfant de un à deux ans ; nous donnerons cependant dès maintenant, afin de ne pas y revenir, toutes les indications nécessaires sur ce sujet.
C'est lorsque les enfants commencent à marcher qu'il faut s'occuper de les mettre en robe. Avant cette époque, ils sont bien faibles et se soutiennent mal; d'ailleurs, la manière dont nous conseillons de les habiller rend le besoin de les mettre en robe moins pressant, que lorsqu'ils ne peuvent bouger dans un maillot.
La première condition, nous ne saurions trop le répéter, est que les enfants soient à l'aise dans leurs vêtements et que leur développement, qui est rapide et continu, ne soit pas entravé. U faut donc
que ces vêtements soient larges, faciles à mettre et à ôter.
Par dessus les brassières, on mettra un petit corset, lacé, et retenu sur les épaules par de petites bretelles en ruban élastique. A ce corset seront attachés trois boutons destinés à soutenir les couches-culottes et les jupons. Sur le corset, on mettra une petite robe de dessous en coton, en flanelle, en finette ou en cahcot, selon la saison ; puis un petit jupon et une robe de dessus non doublée.
Fig. 26. — Cirsit d'enfant.
Si les robes de dessous sont en flanelle, on devra bien en avoir quatre ou cinq; et, si elles sont en calicot, huit à dix. Quant aux robes de dessus, leur nombre peut varier beaucoup ; il est superflu de le déterminer, encore plus superflu d'en fixer la forme, qui change avec la mode.
Nous pensons qu'il est toujours plus convenable de faire porter en dessus^ même en hiver, aux petits enfants des robes non doublées et qui puissent se laver facilement. Les robes de couleur ou de laine doublées contractent et répandent souvent une mau-
vaise odeur. La difficulté de les faire sécher en hiver détermine souvent aussi à les faire porter plus longtemps qu'il ne conviendrait. Ces sortes de robes, d'ailleurs^ perdent promptement leur fraîcheur par un lavage réitéré, tandis que les robes blanches ou fond blanc se lavent et se sèchent très facilement et à peu de frais, ce qui permet de les changer fréquemment.
Les étoffes fond blanc sont presque aussi salissantes que le blanc, et ont l'inconvénient de passer et de devenir fort laides. Il n'y a pas d'économie réelle à employer des étoffes de couleurs pâles.
De petits tabliers sont nécessaires pour garantir les robes des enfants, et même, lorsque celle qu'ils ont sur eux a perdu sa fraîcheur, un petit tablier bien blanc suffit quelquefois à rendre à leur toilette un air de propreté qu'elle n'avait plus.
Il est convenable de placer de petites poches aux tabUers ; les enfants y serrent ce qu'ils ont dans les mains, au lieu de le jeter çà et là. Cela leur fait grand plaisir ; toutes les mères le remarqueront, et c'est déjà un acheminement aux habitudes d'ordre qu'il faut leur donner de bonne heure.
Quelques personnes font des manches à ces tabliers, ce sont alors de véritables robes. Nous ne les approuvons que si les enfants portent des robes de laine qui se lavent difficilement. Un tablier à manches, que l'on nomme sarrau^ coûte presque aussi cher qu'une robe non doublée, est aussi long à laver et à repasser, et sied fort mal, tandis qu'un petit tablier blanc, sans manches, va bien, est joh, peut
se renouveler souvent, et épargne les taches à la robe.
Lorsque l'enfant commence à marcher, on le chausse avec des souliers couverts ou avec des
Fig. 27. — Robe de dessus.
bottines. Les souliers découverts et à agrafes se déforment promptement et ne maintiennent pas le pied ; inconvénient très grave, parce que le pied et la cheville, n'étant pas maintenus, tournent très facilement.
LE LIVRE DES JEUNES xMÈRES