LE LIVRE DES JEUNES M RES
Bonnets.
Il faut avoir des bonnets de différentes grandeurs, car la tête de l'enfant grossit très rapide-
Fig. 16. — Calot ou béguin.
ment, et Fenfant serait mal coiffé avec un bonnettrop grand ou trop petit .
LE BERCEAU ET LA LAYETTE 3î"
(fîg. 16) de toile très fine ou de percale, taillé de manière qu'il descende sur les oreilles ; on peut le garnir d'une très petite dentelle, cousue à plat; cela, va fort bien aux enfants ;
2° d'un bonnet de dessus, dont la forme et l'étoffe varient selon la mode et le goût.
Le bonnet de dessus portera des coulisses pour le serrer derrière et des cordons pour l'attacher sous le menton ; les béguins n'en ont pas besoin ; il est bon de faufiler les bonnets ensemble sur le devant pour le premier âge.
On vend chez les bonnetiers de petits calots en: tricot de laine ou de coton, qui, au premier aspect, paraissent très convenables; mais ils sont trop épais, et ne sont pas commodes : ils ne descendent pas sur les oreilles, et, si on veut les y faire descendre, ils couvrent tout le front des enfants,, parce qu'ils ne sont pas évidés en avant.
Langes,
Il convient d'avoir des langes de dessous, et deslanges de dessus. Les langes de dessous se font en molleton de laine ou de coton, et en finette. Si on adopte le molleton de laine, un seul lange de dessous suffira. Si au contraire on choisit le molleton de coton, que nous préférons à cause de la facilité avec laquelle il se lave, on devra par les grands froids mettre à l'enfant un second lange de dessous em finette. On borde les langes à cheval avec un ruban de fil qu'on aura eu le soin de mouiller avant de
l'employer, afin que plus tard il ne se retire pas au lavage. Les langes de dessous auront une largeur de 60 à 65 centimètres, et une longueur de 75 à 80 centimètres.
Les langes de dessus doivent avoir 15 centimètres de largeur de plus que ceux de dessous ; ils se font avec du basin, du jaconas façonné, ou mieux encore avec du piqué. On les borde également
Fig. 19. — Lange avec cordons.
à plat avec du ruban de fil. On peut les orner de broderies ou de garnitures.
Les langes doivent être, comme les brassières, munis de cordons (fig. 19). Le premier cordon est placé à 2 ou 3 centimètres au-dessous du bord sur le côté gauche, à V endroit du lange, à la lisière; le second, à 15 centimètres environ plus bas. Les deux autres, qui doivent j correspondre, se placent également à l'endroit, mais à 30 centimètres environ de distance de la lisière, afin que le lange enveloppant l'enfant se recouvre précisément de ces 30 centimètres. L'enfant sera placé sur le lange, de façon
que les attaches des cordons viennent se rencontrer sur le côté (fig. 20). A mesure que l'enfant grossit, ces points d'attache des cordons s'éloignent l'un de l'autre, et le recouvrement du lange diminue.
On peut mettre des cordons aux langes de dessous, comme nous avons dit qu'on le faisait quelquefois
Fig. 20. — Enfant emmaillotté
pour les brassières, par cette raison que la nuit on ne met pas toujours les langes de dessus.
Nous croyons devoir insister encore sur la nécessité de bannir absolument de la toilette des enfants les épingles ordinaires, aussi dangereuses qu'incommodes. Les seules épingles que nous ad mettions sont les épingles anglaises (fig. 21 et 2
dites épingles de no' irrices, qui sont d'ailleurs aujourd'hui connues de tout le mon le, et qu'on peut se procurer partout. Elles ont l'avantage de s'ouvrir difficilement et de ne pas pouvoir piquer l'enfant tant qu'elles sont fermées (fig. 22).
Mais nous préférons encore les cordons à ce»
Fig. 2L — lipingle de nourrice ouverte.
épingles. Quand on aura pris l'habitude de l'emploi des cordons, on verra combien ils sont préférables aux épingles^ que l'on perd, dont on manque souvent au moment même où l'on en a besoin, auxquelles on se pique sans cesse, qui déchirent la
Fig. 22. — Épingle de nourrice fermée.
partie de l'étoffe où elles sont placées, et, enfin, avec lesquelles on peut faire malgré toute l'attention possible de fortes égratignures et même des blessures graves à l'enfant.
Un autre modèle de lange assez peu répandu^ mais qui nous a paru très commode et très simple, c'est le lange à ceinture avec agrafes et œillets
(fig. 23). A l'un des bouts de la ceinture, faite de même étoffe que le lange et pliée en double d'une largeur de O^'.OS, sont fixés deux petits crochets faisant Toffice d'agrafes. A. l'autre bout, une série d'oeillets. placés très près les uns des autres, parallèlement sur deux rangs, permet de maintenir renfant convenablement serré à mesure qu'il se développe.
Fig. 23. — Lange à ceinture avec agrafes et œillets.
Rohes de maillot.
Pour habiller les enfants avec un peu d'élégance, on peut mettre, à la place du lange de dessus, ce qu'on appelle une robe de maillot. C'est une robe longue (fig. 24) qui peut être faite de difi'érentes formes, soit avec un corsage montant et à manches, soit plus simplement avec une sorte de ceinture
à bretelle. Cette dernière robe se lave et se repasse très facilement ; elle a aussi l'avantage de pouvoir servir longtemps à l'enfant, parce qu'on recule les boutons de la ceinture à mesure que la taille d^
'enfant grossit.
Cette robe se festonne ou se garnit avec plUs ou moins d'élégance. Elle sert jusqu'au moment où
*on commence à placer l'enfant sur ses pieds.
Pelisse,
Pour sortir l'enfant pendant l'été, on Tenveloppera dans une pelisse blanche, en étoffe légère, ajant un capuchon ou une pèlerine, et dont la jupe aura 120 centimètres de longueur. C'est ordinairement le vêtement de luxe. On en fait de très ornées, eçi mousseline brodée, doublées de soie rose pour les filles^ bleue pour les garçons ; nous n'y pouvons évidemment trouver rien à redire, tout en préférant toujours une grande simplicité pour l'habillement des enfants.
Pour l'hiver, on fait la pelisse en étoffe de laine^ doublée de soie et ouatée. On peut la garnir de fourrures et j mettre des manches qui, dans les premiers temps, ne servent pas ; mais, lorsque l'enfant est en robe, ces longues pelisses forment une bonne douillette bien chaude . On y met u-ne ceinture pour les attacher à la taille.
On peut mettre à l'enfant, pour la promenade, une petite capote ornée d'un voile de tulle ou de mousseline : l'été elle garantira du solefl, l'hiver
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elle couvrira un peu la tête de l'enfant. S'il fait très froid, on j joint une capeline en laine tricotée, puis on met le petit capuchon de la pelisse pai- dessus la capote.
Chaussons.
Pour que les enfants aient toujours les pieds chauds, on leur met ^-^ petits bas en laine; un peu plus tard, on ajoute des chaussons. On fait très facilement à la main ces petits chaussons tricotés.
Fig. 25. — Chausson.
Composition de la layette.
Voilà tout ce qui constitue la layette pi^oprement dite, c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire à l'enfant jusqu'à l'âge où on le met en robe. Quant au nombre de chacun des objets que nous venons de décrire et <^ui doivent composer une layette , nous ferons tout â'abord observer que ce sera plutôt sur la qualité que sur la quantité qu'on pourra faire des économies; pourtant il serait possible de réduire les quantités que nous allons indiquer, et de tenir l'enfant trèspropre, si l'on pouvait faire blanchir facilement.
Il faut d'ailleurs songer, en faisant une layette pour
son premier enfant, que c'est un fonds qui servira pour les autres.