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V. — Maladies des organes des sens

Maladies de là peau.

La peau des enfants est fine, délicate et subit rapidement l'influence du froid, de la chaleur et des matières irritantes. De là, indépendamment des maladies tenant à une cause interne et générale, la fréquence, dans le jeune âge, des affections cutanées.

La fréquence même de ces maladies de la peau chez les enfants, le peu de gravité qu'offrent la plupart d'entre elles ont souvent pour résultat d'empêcher qu'on y prête une attention suffisante, et qu'on leur donne les soins qu'elles méritent. Sans doute dans beaucoup de cas ces maladies disparaissent d'elles-mêmes avec autant de rapidité qu'elles sont venues ; mais souvent aussi le manque de soins en augmente l'intensité d'une manière fâcheuse, ec telle maladie, qui aurait vite cédé à de bons soins donnés dès le début, devient ensuite très rebelle au traitement qu'on se décide trop tard à appliquer»

Nous croyons donc utile d'entrer dans quelques détails assez précis au sujet de ces maladies multiples, qui paraissent aux personnes inexpérimentées se ressembler à peu près toutes, qui sont vulgairement toutes confondues sous les noms de gourmes et de dartres, et qui cependant sont bien différentes les unes des autres tout à la fois par leurs caractères et leur gravité.

Erythème. — Le contact de Furine et des autres excréments détermine très facilement sur la peau des nourrissons qui ne sont pas tenus assez proprement, qui ne sont pas assez souvent changés de couches, ou qui sont atteints de diarrhée, une inflammation caractérisée par de la rougeur et de la chaleur qu'on appelle éry thème. Ce que nous venons de dire suffit pour montrer quel est dans ce cas le siège du mal. Si la cause qui a produit cet érythème ne vient pas à cesser, elle en augmente l'intensité, amène de légères excoriations avec un peu de suintement; l'érythème peut aussi passer à l'état chronique.

L'action du calorique, surtout des rayons du soleil sur les parties découvertes, peut aussi produire un érythème.

Chez les petits enfants chargés de graisse, dans les régions où la peau se trouve appliquée contre la peau, entre les cuisses, aux plis du cou, derrière les oreilles, etc., il est commun, si les soins de propreté ne sont pas poussés à l'excès, de voir survenir une rougeur vive, accompagnée de démangeaisons et d'excoriations superficielles qui donnent lieu à une sécrétion d'un liquide dont l'odeur forte est toute

spéciale. Cet érjthème des plis de la peau est désigné sous le nom à'interlrigo.

Avec des soins minutieux de propreté, en changeant de couche l'enfant chaque fois qu'il se sera sali, en le saupoudrant avec de la poudre sèche d'amidon, de riz ou de lycopode, en lui donnant des bains fréquents, en évitant toutes les causes d'irritation de la peau, on préviendra l'érythème.

S'il vient à se manifester, il ne faut pas hésiter à le combattre tout de suite, pour éviter les excoriations qui pourraient se produire à la peau, et causer à l'enfant de violentes douleurs. En même temps qu'elle appliquera le traitement que lui aura indiqué le médecin, la mère devra exagérer les soins de propreté que nous avons conseillés pour empêcher l'érythème de se produire, faire de fréquentes lotions éniollientes d'eau de son ou de guimauve, et empêcher les surfaces cutanées de frotter les unes contre les autres en les isolant au moyen d'un linge enduit de cérat ou de glycérolé d'amidon.

Gerçures. — Les enfants ont quelquefois, par les temps de froid ou quand ils ont du coryza, les lèvres et le nez, même le menton et les joues gercés. La peau de leurs cuisses, lorsqu'elle est atteinte d'érythème, se gerce aussi. Un peu de cold-cream ou de beurre de cacao ramolli à la chaleur les soulage beaucoup ; le cosmétique au raisin agit aussi très bien contre les gerçures.

Érysipèle. — 11 ne faut pas confondre l'érythème avec Vérysipéle, Généralement, l'érysipèle succède à une plaie de la peau ; chez les nouveau-nés,

placés dans de mauvaises conditions hygiéniques, il se montre surtout au voisinage de la plaie du nombril après la chute du cordon. Dans l'érysipèle, la rougeur est vive et luisante, nettement limitée ; Finflammation se propage successivement aux parties voisines. Le petit malade a de la fièvre, il est pâle, agité et souffre ; bientôt il tombe dans un profend abattement, est pris de vomissements et de diarrhée; on peut avoir à craindre une attaque de convulsions, l'état de l'enfant peut devenir grave.

Chez des enfants plus âgés, l'érysipèle a moins de gravité ; il a quelquefois pour point de départ un bouton de vaccine, l'intertrigo, la variole, etc.

L'érysipèle demande les soins spéciaux du médecin, mais la mère pourra toujours, en attendant, saupoudrer les parties atteintes avec la poudre d'amidon ou de riz, ou appliquer des cataplasmes de fécule.

Eczéma. — Impétigo. — On appelait autrefois gourmes certaines éruptions de la face et du cuir chevelu, très communes dans le jeune âge, et on n'était pas éloigné de croire qu'elles étaient salutaires et qu'on devait les respecter pour éviter d'autres maladies plus graves. On sait maintenant que les gourmes sont des affections diverses, s'observant souvent chez des enfants lymphatiques et prédisposés à la scrofulose, mais très souvent aussi chez ceux dont la constitution est parfaite ; on sait de plus que leur guérison est loin d'avoir les dangereuses conséquences qu'un préjugé ancien leur attribuait; et, au lieu de laisser les gourmes se

développer à leur aise, il faut les soigner et les guérir.

C'est surtout pendant la période de l'allaitement (d'où le nom de croûtes de lait) et pendant le travail de la dentition que se déclare cette maladie. Chez certains enfants, elle se montre et s'accroît à l'occasion de la poussée de chaque dent, pendant la première et la seconde dentition. La malpropreté en est aussi quelquefois tout simplement la cause déterminante.

On voit d'abord apparaître, sur une partie plus ou moins étendue de la peau, des taches rouges sur lesquelles se développent de petites vésicules, réunies en groupes serrés, contenant de la sérosité (eczéma), ou de petites pustules renfermant un liquide d'abord blanchâtre; puis purulent {impétigo). Ces deux sortes de boutons s'ouvrent au bout de deux ou trois jours, leur contenu s'écoule, se dessèche et forme des croûtes adhérentes. Les croûtes de l'eczéma sont minces et jaunâtres ; celles de l'hnpétigo sont plus épaisses, plus molles, ont une coloration plus foncée. Les croûtes, en se détachant, laissent à nu une surface excoriée, douloureuse, produisant un liquide qui, en se desséchant, forme de nouvelles croûtes.

Toutes les parties du corps, le plus souvent la face et le cuir chevelu, peuvent être le siège de ces éruptions, qui ne s'accompagnent presque jamais de fièvre. Elles causent des démangeaisons. L'enfant est grognon, impatient et criard; il se gratte, arrache les croûtes et fait amsi saigner les parties en-

MALADIES DE 1/ENFANT 305 flammées. Il est momentanément défiguré et la pauvre mère ne trouve souvent pas une seule place pour y poser un baiser. Qu'elle ne s'afflige cependant pas trop ; si le mal est pénible, parfois rebelle au traitement et sujet à récidiver, il n'est pas grave, ne compromet jamais la vie de l'enfant et se guérit sans laisser de marques.

On ne doit pas oublier, dans le traitement de l'eczéma et de l'impétigo, que ces éruptions sont à la fois une inflammation locale de la peau et une manifestation extérieure de l'état de la santé générale : il sera donc indispensable de prendre à ce sujet les conseils du médecin, et il vaut mieux le faire plus tôt que plus tard. En attendant, sur les parties malades, on emploiera les lotions émollientes, avec une décoction de guimauve ou de graine de lin; on saupoudrera ensuite avec de la poudre de riz ou d'amidon. Plus tard, pour détacher les croûtes, on appliquera des cataplasmes de fécule. Lorsque le mal siège au cuir chevelu, il faut couper les cheveux très courts avant d'appliquer le cataplasme. Quand la chose est possible, l'enveloppement des parties malades dans un tissu imperméable (toile vulcanisée, toile gommée) donne de bons résultats.

Séborrhée. — Les mêmes personnes qui, systématiquement, veulent que l'on respecte toujours les gourmes, ont encore plus de vénération pour la matière grasse sécrétée par les glandes du cuir chevelu. Cette sécrétion, mélangée à de la crasse, forme, chez les petits enfants, une couche jaunâtre ou brun sale , qui bientôt s'accroit en épaisseur et

en étendue au point de garnir, comme un bonnet^ toute la tête.

II faut, au contraire, s'opposer à l'accumulation de ce produit de sécrétion, de cette séborrhée^ et ne pas laisser se former cette calotte sale. Tous les jours, au moment de la toilette générale, la tête de l'enfant sera brossée et constamment tenue aussi propre que la figure.

La séborrhée se montre aussi souvent chez les nourrissons vigoureux que chez les enfants faibles. Elle se complique facilement d'eczéma quand on laisse les croûtes s'épaissir. Celles-ci, peu à peu, se décomposent, acquièrent une odeur fétide et entretiennent une humidité à la surface de la peau qui -s'irrite et s'excorie. De plus, cette crasse s'oppose à la croissance des cheveux et cause même leur chute.

N'allez pas croisse (comme on vous le dira peutêtre !) qu'en enlevant celle crasse^, vous risquez de provoquer la teigne, du mal aux yeux^ ete.^ que c'est une humeur qui doit sortir, et que si vous l'en empêchez elle se portera ailleurs. Rejetez bien vite tous ces préjugés ridicules, et commencez, en brossant tous les jours et avec soin la tête de votre enfant, par empêcher cette croûte de se former.

Si malgré ces soins quotidiens elle tend à se former (et quelquefois elle se développe avec une facilité et une rapidité incroyables !) il ne faut pas hésiter à en débarrasser l'enfant. Pour cela, on imbibera cette crasse copieusement d'huile ordinaire et on la frottera ensuite avec le doigt ou avec une brosse, sans craindre d'appuyer un peu. Puis on la-

vera la tête avec de l'eau de savon tiède. Si la couche est épaisse, après l'avoir imprégnée d'huile, on couvrira la tête de l'enfant avec un bonnet de flanelle huilée, et on mettra par dessus un autre bonnet de toile imperméable. Ce procédé amène, en dix ou douze heures, la chute des croûtes les plus épaisses.

Teignes. — Les affections du cuir chevelu causées par la présence d'un végétal parasite, d'un champignon, à la racine des cheveux, sont communément désignées sous le nom de teignes. Ce sont des maladies pénibles et rebelles, contagieuses, qui amènent souvent la perte complète des cheveux, elle doivent être combattues par des moyens actifs patiemment appliqués et par un traitement spécial.

Prurigo. — Lichen. — On peut observer tantôt à la face, tantôt sur les membres et le milieu du corps des enfants, une éruption de petits boutons saillants et durs ayant la grosseur d'une tête d'épingle, tantôt blancs, tantôt rosés, accompagnés de démangeaisons incessantes qui poussent l'enfant à se gratter et même à s'écorcher. Cette éruption, appelée prurigo^ est quelquefois de courte durée, mais très souvent opiniâtre. Elle peut se renouveler à intervalles rapprochés.

Une éruption analogue, mais ne causant pas de démangeaisons bien vives, se voit fréquemment chez les nourrissons à la période dentaire ; on lui donne le nom de lichen. Chaque poussée de boutons dure de deux à dix jours.

Des bains émollients d'amidon ou de son, des

bains rendus alcalins par l'addition de carbonate de soude, des applications sur les parties malades de poudre d'amidon pour calmer les démangeaisons donneront de bons résultats dans ces cas.

Gale. — La gale est une maladie due à la présence sous répiderme d'un insecte parasite qu'on appelle un acarus ; elle se développe toujours par jontagion, et sera certainement transmise à l'enfant, si la femme à qui le nourrisson a été confié en est elle-même atteinte. La gale débute chez le nouveauné par les pieds et les jambes, qui sont le plus en contact avec les bras de la nourrice ; elle cause à l'enfant des démangeaisons insupportables; elle se reconnaît, comme chez l'adulte, à la présence sur la peau des sillons dans lesquels vivent les acarus.

La gale était autrefois très commune. Les remèdes dont on disposait alors étant longs et inefficaces, et d'autre part la contagion se propageant avec une prodigieuse facilité, une seule brebis galeuse ravageait tout le troupeau I Aujourd'hui que la médecine dispose contre la gale de remèdes très simples, très rapides et très efficaces, toute personne atteinte est aussitôt guérie, la contagion n'a plus le temps de se faire, et la maladie tend à disparaître de plus en plus.

PemphiuUS. — Il se développe parfois chez les nouveau-nés au cou, sur la face, sur le ventre et les cuisses, une éruption de bulles isolées plus ou moins larges (quelquefois comme une pièce de cinq francs), remplies d'un liquide limpide ou légèrement grisâtre qui soulève l'épiderme. Ce sont des

bulles de peinphigus. Elles crèvent assez promptement, et l'épiderme desséché tombe en laissant une tache violacée.

Le pemphigus aigu des enfants, en l'absence de tout signe de maladie générale, est bénin et exige simplement Temploi de la poudre d'amidon, et d'un pansement au cérat simple, ou au cold-cream si les bulles sont suivies d'excoriations.

EcTHYMA. — Chez les enfants mal soignés et mal nourris se forme une éruption de boutons de dimensions variables, arrondis, entourés d'un cercle rouge inflammatoire et contenant du pus. Ces pustules à'ecthyma se dessèchent et sont remplacées par des croûtes noires, ou bien s'ouvrent et deviennent de véritables ulcérations laissant des cicatrices après leur guérison. Ces pustules, peu nombreuses, se voient surtout aux membres inférieurs. Elles n'ont pas de gravité par elles-mêmes, mais sont un signe fâcheux de l'état général de l'enfant.

On traitera l'ecthyma par des applications émollientes. Les ulcérations seront pansées avec du vin aromatique. Le petit malade sera placé dans les conditions d'hygiène les meilleures et nourri convenablement.

Nous n'avons pas la prétention d'avoir appris aux mères à distinguer par elles-mêmes tous les genres divers de maladies de la peau ; il leur faudrait pour cela une expérience qu'elles n'auront jamais l'occasion d'acquérir, nous l'espérons bien. Nous avons voulu seulement que le jour où elles auraient à

soigner l'une de ces maladies, elles pussent trouver dans leur livre quelques indications générales sur sa nature et son caractère, en même temps qu'un résumé des principales règles hygiéniques qu'il leur importe de ne pas oublier.

Enfin nous avons tenu aussi, comme nous le disions plus haut, à appeler leur attention sur ces maladies qu'on a quelquefois le tort de négliger par cette raison que le plus souvent elles ne sont pas graves.

Maladies des oreilles

Otite. — Otorrhée. — L'inflammation du conduit auditif ou otite et l'écoulement du pus par l'oreille ou otorrhée sont, ainsi que nous l'avons dit, des manifestations fréquentes du lymphatisme et de la scrofulose chez les enfants. Mais ces affections peuvent aussi être produites, indépendamment de toute prédisposition générale, par l'impression du froid et l'introduction de corps étrangers dans l'oreille ; elles peuvent aussi succéder à une fièvre éruptive.

Le mal débute par une douleur aiguë, avec de la fièvre ; bientôt il se fait au dehors un suintement séreux ou sangumolent, puis jaunâtre et purulent, qui cesse au bout de quelques jours, ou persiste pendant des semaines et des mois.

Les corps étrangers (petits cailloux ou coquillages^ petit plomb, graines, noyaux de cerises, boulettes de pain ou de papier, perles de verre) que les enfants introduisent en jouant dans leurs oreilles doivent

être extraits promptement. Pour cela on ne se servira jamais ni de pince ni de curette^ avec lesquelles on risquerait de blesser l'enfant et d'enfoncer plus profondément le corps étranger ; on poussera vivement avec une seringue, ou mieux en se servant de Tirrigateur, un jet d'eau simple dans l'oreille. Ce procédé n'offre pas de dan ger et réussit habituellement.

Maladies des ^eux.

A propos de la scrofulose, nous avons signalé comme étant une des manifestations de cette affection générale l'oplithalmie scrofuleuse, qui atteint à la fois le bord des paupières [blépliarite)^ leur surface interne ainsi que la conjonctive qui tapisse le globe de l'œil [conjonctivite)^ et le segment antérieur transparent de cet organe ou cornée {kératite). Les inflammations de la cornée produisent des taches opalines et des opacités complètes plus ou moins étendues, taies qui toujours gênent la vision et trop souvent l'abolissent tout à fait.

Les enfants lymphatiques sont sujets aux orgelets^ petits furoncles de la grosseur d'un grain de millet à celle d'un grain d'orge qui siègent aux bords libres des paupières, se succédant à des intervalles irréguîiers et se terminant, après cinq ou six jours de douleur et de gonflement, par la sortie d'un peu de pus et d'un petit bourbillon solide. On leur opposera des lotions émollientes et des cataplasmes de fécule.

Nous avons dit ailleurs que pendant la rougeole

les jeux étaient souvent malades. Mais en dehors des causes générales d'inflammations oculaires, les enfants sont spécialement sujets à la conjonctivite ou ophthalmie catarrhale et à l'ophthalmie purulente.

Conjonctivite catarrhale. — Due à certains états de Tatmosphère, au refroidissement, à l'humidité, la conjonctivite catarrhale est épidémique et contagieuse. Elle frappe souvent plusieurs enfants d'une même famille, se transmet de l'un à l'autre et aux grandes personnes. Les yeux deviennent rouges et douloureux, les paupières se tuméfient, la lumière est difficilement supportée ; l'inflammation s'accompagne de larmoiement et d'une sécrétion muqueuse. Cette maladie dure de quatre à huit jours et n'est pas grave à la condition d'être soignée. Si elle ne cède pas rapidement à des lotions fréquentes que fera la mère sur les yeux de l'enfant, de façon à enlever chaque fois les mucosités, avec la décoction de guimauve ou l'infusion tiède de camomille, il ne faut pas hésiter à faire venir le médecin"; on tiendra l'enfant à l'abri du froid, du jour ou des lumières.

Ophthalmie purulente. — Afi"ection essentiellement contagieuse et grave, Vophthalmie purulente débute chez les nouveau-nés d'ordmaire du quatrième au sixième jour, parfois huit, quinze et vingt jours après la naissance, par du gonflement des paupières et de la rougeur sur leurs bords. Très vite, un liquide jaune-verdâtre, mélangé à des filaments muqueux, remplit les yeux et s'écoule chaque fois que l'on écarte les paupières. Celles-ci se tuméfient, leur

surface interne est rouge, boursouflée, granuleuse ; la conjonctive oculaire est enflammée, la cornée peut perdre sa transparence, se ramollir et se perforer, l'œil court de grands dangers. Le nourrisson ne cesse pas de prendre le sein et n'a pas de fièvre, à moins d'entérite avec muguet ou de broncho-pneumonie venant compliquer l'oplithalmie purulente.

Cette maladie est rapide dans sa marche et doit être promptement et énergiquement combattue. L'œil malade sera lavé incessamment, nuit et jour, avec de l'eau tiède, pour empêcher le séjour du pus sur la cornée. L'avis du médecin sera réclamé de bonne heure ; on n'oubliera pas que l'ophthalmie purulente est transmissible par contact direct et que, mal soignée, elle entraîne la perte de la vue.

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