‹ Le Livre des malades à VichyChapitre 11 sur 21 · DIAB^TB R ALBUMINURIE M. L. ET M. F · texte numérisé non relu

DIAB^TB R ALBUMINURIE M. L. ET M. F

M. L. et M. F. sont deux frères jumeaux ; run a le diabète et l'autre ralbuininurie.

Notre ooniière les traite avec une égale sollicitude.

Malheureusement, jusqu'id, aucun des moyens emi^oyés n'a réussi

Gomme il a obtenu dans sadientèleles plus heureux effets des eaux minérales de Vichy , il en conseille TempliH sur place.

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Diabète. M. I..

Le médecin. — Monsieur L., dit-il un jour eu faisant sa visite, il esl bon i^ue vous ayez

MALADIES TRAITÉES A VIGHT 103

quelques notions sur votre maladie, aûn que vous deveniez vous-même votre meilleur surveillant.

Vous savez déjà que le diabète s'accompagne d'une sécrétion très-abondante d'urine contenant du sucre de fécule ou glycose. Avec un appétit très-fort, il y a une soif inextinguible et un amaigrissement progressif.

La quantité de sucre rendu par les urines varied'un trentième à un septième. Pour 1,000 grammes d'urine, la proportion de sucre peut varier de 33 grammes à 140.

La force de la maladie se révèle àla quantité de sucre rendu. Ainsi, plusvous ferez de sucre dans vos urines, plus vous serez malade.

La salive est fia^e, doucereuse. .

Lesgendves deviennent saignantes.

Les dents se dédiaussent et se carient.

1(H MALADIES TiiAIT££S A VICIIY

Des tubei-cules se développent dans le tissu pulmonaire et se rauioliisseut très-rapidemeut.

La ti*aus|iiraliou cutauëe se supprime.

11 survieiiU^ueiqueiois des gangrenés locales dans les membi-es.

Les digestions deviennent très-difliciles à un moment doiuie, et alors il y a des vomissements que rien n'aiTÔte.

Il y a ail'aiblissement marqué de la vue.

Le marasme peut se déclarer avec l'inûltration des jambes.

La quantité de sucre dans les urines est déterminée, ainsi que sa présence, par Fanalyse chimique.

Cette analyse s'appelle, selon Tun ou l'autiie objet, quantitative ou qualitative, , Pour décder la présence du sucre, ayez

un peu de chaux vive dans un petit tube de Terre, ajoutez une petite quantité d*uriiie diabétique et Mtes chauffer à la lampe à alcool. Si, à Fébullition, la couleur de Fuiine se trouble, devient brunâtre, c'est que Furine contient du sucre, et plus la couleur se fonce, plus il y a de sucre.

L'analyse quantitative doit être faite de loin en loin, tous les huit jours environ, et être confiée aux soins des phannadens spé* cialistes. A Vichy, nous savons qu'il y en a de très-distingués.

Le diabète est une maladie qu on ne guérit que si le malade consent à observer son régime, à s'abstenir de tous les aliments qui renferment du sucre de fécule, à faire usage d'une nourriture animale très-substantielle, et à faire tous les ans le

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voyage de Vichy, pour user à l'inièneur et à reztérieur de ses sources thermales.

Albuminurie. M. F.

Le médecin, — C'est à présent le toui* de M. F., dout la maladie est reconnaissable aussi à la qualité des urines. Ce n'est pas du sucre de fécule qu on y trouve, mais des traces d'albumine.

Cette quantité d*albumine, pour si faible qu'elle soit, quand elle est constante, constitue la maladie de Bhght ou albuminurie. Le nom de Bright est le nom d'un médecin aurais qui a fait ûdref le premier, de grands progrès à Fétude de cette affection.

L*àQ>uminuiie peut être tempoiaiie ou permanente. Dans tous les cas^ c*est un symptAme auquel il importe de faire attention.

Si Talbumine n'existe dans l'urine qu'à Téiat de symptôme passager, ce symptôme peut n'être que d'une liaible importance.

Cette albuminurie passagère vient des suites de la scarlatine, du choléra, de Térésypèle, du typhus, delà pneumonie et de la grossesse.

L'urine devient tout à coup foncée, bourbeuse et dépose des urates.

Dans Talbuminurie permanente, les reins se décomposent. Us commencent par se décolorer; piiis, peu à peu, la lésion augmente.

L urine, débarrassée, par la chaleur, de Tuiate d'ammoniaque et traitée par l'acide nitrique, donne la réaction caractéristique de Valbuminurie.

Les signes de la néphrite albuiuiixeuse sont les premiers qui attirent Tattention sur cette maladie.

Une doulem* persistante des i*eins doit toujours faire examiner les mines.

Une fois lalbumine constatée dans les urines, il laul de suite soi^^uer cette affection, parce que sa mai-che est toujours progreasive. Elle affaiblit la vue. £lle réagit sur tous les organes en particulier et sur réconomie tout entière.

Avant delà laisser arnyer plus loin, le régime doit-ôtre bien déterminé.

éviter tout aliment albumineux, comme les Œufis par exemple.

n liaut tonifimr les tissus et les organes digestiflB, qui, par leur eoncours, créent une bonne assimilation.

MAL4DIES TRAinfiES A VICBT if3»

La stimulatiou de la peau est aussi un des moyens les plus sûrement employés.

Mais la fréquentation annuelle des Eaux thermales de Vichy est le plus sùi moyen d'arrêter cette pénible maladie.

Les Eaux de Vichy sont si puissantes dans cette affisction, qu'on cite des cas de guérîson dans des cas d'albuminuiie grave et penna* nente.

Toutefois, il fàut piéroir le fâcheux effet de rétat chronique et de la maladie avancée.

Dans cette période, en ^iet, les reins se décomposent, les éléments de Turine ne passent plus d*une manière complète à travers le tissu des reins, Tinfiltration s*en m^, puis Tana* sarque et une sorte d'hydropisie générale.

Voilà, monsieur F., un aperçu de votre ma« ladie. Il est temps d*y remédier, et vous ne

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devez paô héi>iler à employer tous les moyens que je viens de vous indiquer.

Fièrve intennltteato. Cachexie palnd^nne.

Hypertrophie de la rate. M. V.

M. V. esl officier. H «mve d'Afrique H se trouve depuis dix-huit mois en proie à tous les aeddents des fièvres intennittenles. Sa rate est trèfr<dévd<^^^ et une houQssuie accusée des tissus dôoete certain degré de cacfaezie pahidéenae.

Le méiecim. ^ ie voie bien ce que vous aves, iBonsiettr V., et je vûs tâcher de vous le faire comprendre.

La fièvre paludéemie est due aux émanations marécageuses.

MALADIES TUAITKES A VICHY 11^

Tant que les teiraim paludéens sont cçu- Tcrts d*eau, il ne s en échappe aucun ejQluve malfaisant; mais quand ils se découvient peu à peu par l'eiTet des rayons brûlants du soleil, l'intoxicatioa paludéenne arrive et règne à son plus haut degré.

Celle intoxication développe la âèvi^e iulermiltente à tous les types, c est-à-dire sous toutes les formes.

La ûèvre intermittente est celle qui apparaît et dispaiail à des intervalles plus ou moins éloignés et sans aucune trace du mouvement fébrile pendant les intervalles de repos.

Tout accès de fièvre intermittente a trois stades: celui de froid, celui de chaleur, celui de sueur.

Si Taccèe m manitote tous les jouti, la fièvre est quotidienne.

Elle est tierce, si l'accès est tous les deux jours.

Elle est quarte, si Taccès revient tous les trois jours.

Les Hèvres intermittentes d'automue sont les plus lougues et les plus sérieuses. Elles sont si opiniâtres, qu'elles durent parfois jusqu'au printemps de l'année suivante.

On observe pendant le cours de ces fièvres, surtout quand c'est la fièvre quarte, un engorgement plus ou moins considérable de la raie. Cette lésion est presque constante.

DB L^BHGOBOEMBNT HT DS L'HTPSBTBOPBIB DB Là RAIS

La rate est un organe mou, spongieux, d'un rouge violet, de 13 à 16 centimètres de long sur 11 de large.

MAIuADIES TRAITÉES A VIGIIY 413

ËU&pèse 250 grammes environ.

Ou connait à présent les fonctions de la râteau à peu près. C'est une glande à vésicule close, sans conduit excréteur. £lle est une annexe de la veine-porte ou veine des organes du venti e. Elle contient un très-grand nombre de rameaux veineux, qui servei^t de réceptacle au sang de la veine-porte dans beaucoup de circonstances physiologiques et pathologiques. Eu un mot, on pouirait comparer les loactions de la rate à celle de ces canaux destinés à recevoir le trop- plein des eaux d'un fleuve dont il serait indispensable de régler les débordements.

On a pratiqué, dans de rares occasions, Tablation de la rate, et quelquefois avec sucoës.

La maladie que nous décrivons sous le nom

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d'hypertrophie de la rate eei formée par une quantité considérable de petits grains ponrant atteindre le volume d'une lentille.

Un des résultats les plus communs des lièvres intermittentes est de produire ce gonfle^ ment. Or, ce gonHement peut aller jusqu'à siiL fois le volume de cet organe.

L'un des modiiicateurs géuéiaux qui réus* sit le mieux dans ce geme d'afTectiou, quand on a usé et abusé du suilate de quiaiue, est Tarsenic. L'arsenic seul peut alors guérir la fièvre intermilLeute.

Mais l'arsenic n'est qu'un cléiDiliLant en luimôme, et la maladie a affaibli l'organisalion an point d'amener une cachexie. Le fer est Ainc, dans ce eas, le réparateur nécessaire.

Si on a fait abus du suliate de quimne, Faction dé éé médicament sur Testomac est

liALAJ>I£S TAAlTÉIilS À VICHY 115.

telle qu'il aura produit sur cet oigaue une inflammation très-longue à guérir.

On sait, du reste, Tinfluenoe tolutaire du .

bicarlx)uate de soude uni à Tacide carbonique libre sur ce genre de maladies.

Ainsi : arsenic d*un côté, fer de l'autre et enân bicarbonate de soude ; voilà les trois agents principaux poui' rétablir le malade à la suite des ûèvres intermittentes, lorsqu'il a la cachexie paludéenne.

A la suite de ces expiicatioub, monsieur V., vous compi'endrez les raisons qui me font vous engager à aller de suite aux Eaux thermales de \ichy. Ces eaux coutienuent, avec une grande richesse de miaéralisaliou, les trois agents que je vous ai indiqués et qui, par leur association, guériront sans doute votre maladie.

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G*e8t à Vichy que Ton envoie les militaires qui sont dans le même cas, après un séjour prolongé, soit en Afrique, soit dans les Indes, soit dans la Gochinchine.

Dans ce qui précède, nous avons pris pour exemple des affections d*estomac, la dyspepsie ;' des affections du foie, la jaunisse; des maladies da ventre, la colique néphrétique; des maladies du sang, la goutte, le diabète et Talhumiaurie, etc. Nous nous sommes contenté de nommer les maladies du même genre qui peuvent atlecler les mêmes organes,

11 est évident que toutes sont susceptible^ d'être traitées avec succès à Vichy et que les malades y li'ouvei*out, sinon une guérison complète, du moiub des améliorations sensibles de leur ôlaL.

Dans un chapitre spécial (chapitre V), nous

indiquerons les modes de traitement qui nous semblent les plus efficaces dans les divers cas que nous venons d'indiquer. .

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