CHAPITRE JV
Sommaire. — Les sotirces de \ ichy et des environs. — Il existe dix sources en ville. — l» La Grande-Grilln. — 2» Puits-Choinel. — 3» Source de Mesdames. — 40 puits Carré. — 50 Source Lucas. — 60 Source du Parc. — 70 Source l'HôpitaL — 8» Source des Célestins. — 90 Source de Lardy. — lO*» Source intermittente de Yaise. —> Il existe cinq sources hor» de la ville. — lo Sourc© Sainte-Marie de Cusset. — 2o Source Sainte -Elisabeth de Çusset. — 30 Source Larbaod. — 4o Souroe Hauterive. 8* Somoa SainWorra.
Jm sources de Vichy et des environs
l" Source de la Grande-Grille U« Onad-BooaioB en 16it)
Elle jaillit dans la galerie nord du grand établissement, à l'extrémité nord-est.
Avant d'être réunie à cette galerie, elle
154 LES 6C>L'aCES
était abritée sous un pavillon soutenu par six colonnes. La grille qui donnait son nom au puits a disparu.
La source jaillit dans une belle cuve en marbre, à laquelle lesbuveurs arrivent par un escalier de six marches en contre-bas. Elle se trouve dans une salle ouverte.
La source arrive par intermittence et par bruyautes saccades.
Elle bûuilionue autour de la vasque, dont les paiois sont recouvertes d'un enduit jaunâtie.
L'eau est claire, Liausparente, iuodore, d'im goût alcalin.
Elle est chaude d'une température de 43^3.
Le produit des eaux de la Grande-Grille est âe 68,000 litsres en 24 heures.
des eaux Toot se réunir, dans les externes, à œUes du Puits-Carré,
Analyse de M. Bouq^uet :
BicariMnate de sonde 4.883
— dépotasse 858
«— de magnésie 308
— • de strontiane 003
— de chaux 434
— de protoxydt' de fer 004
de protoxyde de manganèse traces
SulÊite de soude 0.291
Phosphate de soude 0.130
Aiseniate de sonde 0.008
Borate de sonde traces
Chlomre de sodimn 0.63é
Siliee 0.070
Matière organic[ue bitnmiiieQse traces
Acide carboni(iue libre 908
^ Source du PuOs^Chomel
Ëlle est située au milieu de la gaierie nord du grand établissement, à quelque pas de la Grande-Grille.
ôe& eaux arrivent au moyeu d'une pompe à roue.
iW l£S SOURCES
Gepuits a été mis eu usage par le D' Ghomel eu 1695. 11 fouruil uu miuce filet d'eau. Le Puits- Cliomel s'appelait autrefois la PeLite- GriUe(Desbrest, 1771). Le Puits-GLomelauue origine commune avec le Puits-Carré.
L'eau en est transparente, limpide, claire, incolore. Sa saveur est alcaline, très-légèrement ferrugineuse. Elle tache le verre. Son caractère distinctif est d'être douce, d'une odeur d'hydrogène sulAiré qui détermine des renvois ; on évite cet inconvénient en laissant évaporer l'eau.
Son débit est de 2,600 litres en 24 heures.
Sa température est de près de 44''. G*est la source la plus chaude de celles de Vichy, et c'est celle qui a le moins d'acide caibonique, 0,768 millièmes. Elle u est employée qu'en ' boisson.
LES SOUaCES 157
Voici l'aualyse de cette source :
Bicarbonate de soude 5.091
— de potasse 0.370
— de magnésie 0 339
— de stF'ontiane 0 003
de chaux 0.427
— de protozyde de fer 0 004
— de protoxyde de manganèse, traces
Sttl&te de sonde 0.991
Phosphate de soude 0 070
Arsenîale de soude 0.002
Borate de soude .... 7 traces
Chlorure de sodium 0 534
Silice 0 070
Matière organique bitumineuse traces
Cette source a la répuLatiou d'être excellente dans les maux de gorge et de poitrine.
3** Source de Mesdames
Elle sort à rexirémité nord-ouest de la même galerié nord du grand établissement et fait le pendant à la Qrandc-Grille.
Elle ne lait que jaillir sous cette galerie.
m LES âOUAGBS
Elle sort de terre à 1,500 mtoes de Vichy, sur 1b routede AHu^liy à Gusset, près duSicfaon, dans l'allée dites de Mesdames.
Elle n'arrive à l'établissement qae dans des conduites forcées, sous une pression de trois atmosphères de gaz carbonique. Aussi sa composition n'est-elle en rien modiûée.
Sur place, une pompe aspirante et foulante amène l'eau du puits dans un bassin, puis elle s'écoule dans les tuyaux de conduite vers l'ëtablissemeut thermal.
Son débit est de 20,000 litres par 24 heures.
Sa température est de 16°.
Son émergence à l'étabhssemeut tliei mal a lieu dans uue vasque en étaiu.
Ce iiiéLal empêche le dépôt ocreux de carbonate de 1er .
Elle exliale une faible odeur d'hydrogène
LES SOURCES lâU
suUuTé. Ëlle est pétillante et a un goût ferrugineux styptique très-l^er et pas désagréable. Par sa oompositîoii ferrugineuse et ses propriétés ohimiques et médicales, elle se rapproclie des eaux minérales ferrugineuses si connues de Spa, Forges, Pyrmont, Orez2a.
Voici les principaux sels que l'analyse découvre dans sa composition :
Bicarbonate de sonde 4. 016
— de protozyde de fer. 0.096
Arseniale de soude 0.003
SulfîUe de soude 0.250
Âcide carbonique., 1.908
Cette source est véritablement renmquable poui' la quantité d'éléments importants qu'elle renferme.
Le bicarbonate de soude lui donne des qualités alcalines qui la rangent à côté de ses congénères.
Leprotoxyde defer la rend tonique, analeptique, ra|* able de rendie au sang le ton^ la force et les qualités particulières ferrugineuses qui donnent la couleur et font la richesse des globules; enfin l'arsenic, qu*elle possède en aussi grande quantité, rend son action altérante, propriété si recherchée et si uUie dans les dialhèses, les cacheiues et certaines maladies généiaies.
4* Source du Puits-Carré
Cette source du Puits-Carré est située eu conlre-bas du sol, sous les galeries souterraines du grand établissement, vers le milieu de la galerie nord, tout à côté de la source du Puits- Cliomel.
C'était la fontaine appelée autrefois la fontaine des Capucins.
LËâ SOLliCES 151
Son débit est de 252,000 litres par jour.
Cette source alimentait les bains dès 1642.
Ce fut vers Tan 1778 que le Puits-Gairé, dit le docteur Desbrest, fut abandonné par les buveurs et réservé exclusivement aux bains.
Cette source coule dans de vastes citernes dont les parois et le fond ont é.té rendus complètement étanches au moyen d'une puissante macliiiie à vapeur, qui amène en mémo temps les eaux de T Allier et met en mouvement lappareil de la buanderie.
François Belieforest, dans sa Cosmographie universelle de tout le monde (1575), donne la description du Puite-Garré. « Je ne veux pas oublier que, près de la ville de Vicby, il y a une grande et belle fontaine, l'eau de laquelle est naturellement chaude, et laquelle jette de gros et assidus bouillons, d*où advient que
UBS 80URGB8
non loing dlceUe on voit des baings, lesquels, oul99 leurs beautés, sont •ouvqnunflmiiit sains à ceux qm vont s'y baigner «a saison propre, àsoavoir au mois d'ami ot de maj et en sep-< temlne. » (TomI, page 2as,)
Sa température est de 43^
ËUe donne une quantité considérable de gas acide carbonique, mais par rapport seulement à la masse de ses eaux, careUen'en contient par litre que 0,876, c'est-à-diremoias que la plupart des autres soux'ces. Ge gaz sert aux iulialations et aux bains d acide carbonique.
Son auaiyiie y moutie, eu outre :
BimlK>nate de soude , , . . , 4 . 893
Gomme ou le voit, Tabondauce de cette source assure la quantité et la qualité dee
de protoxyde de fer,
Anesifttede soude.
Sal&te de soude...
LES SOURCES m
imus, que i on est sûr de toujom trouver à Vichy à ia disposition de$ malles, quelque nombreux qu'ils puissent être.
Source Lmcos et des Acacias
La fontaine Lucas, dont un captage a réuni les eaux à celles des Acacias, est placée, ainsi que cette dernière, dans la rue Lucas, en iàce de l'hôpital militaire.
Mareschairappelait, en 1642,le8 Bouillettes; A. Jolly, en 1676, les Petits-Boulets-Garrés ; Claude Fouet, en 1686, les Fontaines-Gamiers, à cause du médecin de ce nom, qui les Ût entourer d*4in bassin. Actuellement, onTappeUe Lucas, du nom du célèbre directeur des eaux de Vichy. Laibntainedes Acacias était entourée d'acadas. On l'appelle aussi fontaine du Galoud,parcequ*elle avait delà réputation con-
164 IJSS SOURCES
Ire les aiaiadies de peau. Cette réputation était, dit-on, fondée, et on ne voit pas pourç^uoi l'admiaistiation u'a pas disposé à cette source une buvelle. Ce puits est à quinze mètres de profondeur, surmonté d'un bâtiment voûté.
L'acUon de cette eau"* est très-énergique.
lia température est de 29 à 32^.
Son rendement en 24 heures est de 14,800 litres.
Ses eaux coulent naturellement aux grandes dtemes, qui reçoivent déjà les eaux du Puits-CSarré et delà Grande-Grille.
Son rendement pourrait être triple avec une machine à vapeur.
Void les éléments les plus importants de sa composition chimique :
Bicarbonate de soude o (X)4
— de protoxyde de fer 0.004
Oigitized
LË3 SÛL HCEâ
Acide carbonise
Arseniate de soude Sulfate de soude,, ,
Nous renouvelons l'expression des vœux d'une partie des malades, en demandant une buvette à cette soui-ce.
Beaucoup de malades atteints d'affecliu a cutanées ou d'une constitution dartreuse y tiouveraient leui- guérison peut-être
Remarque. — Des cinq sources que nous venons de décrire, quatre naissent, siur le côté des numéros pairs de la rue Lucas, dans une direction rectiligne à la direction de la galerie nord du grand établissement thermal.
La source de Mesdames, nous l'avons dit, y a été amenée.
6" Source du Parc ou PuiU-Brosson MM. Brosson ont obtenu, dès le mois de
m VÊB SOURGBS
janvier 1844, à l'aide de la sonde, dans une profondeur de 40 mèli*es, une source d'eau ininéralu sur le Parc.
KUe est située au milieu du parc, à œu^ de la rue du parc et à l'entrée de la rue Prunel.
Elle est abritée par un kiosque élégant.
Son 'jaillissement est intermittent et irr^;ulier, mais régularisé par un système spécial.
Son débit est de 14,800 litres en 24 heures.
Sa température est de 22^ centigrades.
Elle est transparente, teniit le verre. Elle a une odeur sulfureuse et un goût alcalin.
Presque toute Teau est conduite dans les citernes de l'établissement.
Une petite pompe aspirante fait le service de la buvette.
Oigitized by
LES SOUHCES iffi
Le6 principaux élâments de sa oûaipositicm sont :
Bicarbonate de soude 4.851
. — 4e protoxyde de lisr 0.004
Arseniate de sonde 0 002
CUonire de sodimn. 0.S60
Acide earbonique 1.866
Elle est très-riche en acids GaQtiN>iiique. Sa température la rend très-pnopre à Tecrportatùm. Aussi son usage a-t-il liieii aagtneiitâ.
7* Sourcê de rSâpital
£Ue est à 5ÛD mètres sud de TétablisseiiMiit thermal, aalMmt du parc, sur une plaoe semi»
circulaire, donnantaccès, du côté de Touest, à une rue qui conduit au pont de TAllier , dite rue du Pont.
Cette soiuce était, comme toutes les autres, souillée par les troupeaux de bestiaux, qui
les LES SOURCES
trayenaieat l'ÂUier à la nage, pour venir y boire, tant ils en étaient friands.
Elle est aujourd'hui renfermée dans un bassin rond, surmonté d'une coupole en fer.
Ony arrive par un escalier de quatre marches, également circulaire.
Les donneuses d'eau ont établi à leur portée une vente de verres, à l'usage des personnes qui veulent avoir le leur.
Cette som'cede rHôpitai porte aussi le nom de source Rosalie, en Tiioiiiieux- de la ducbesse de Mouchy, qui, en 1819, ât laire à ses irais les tiavaux de teiTassemeut qu'exigeaient les abords laugeux de cette fontaine.
Ciette lontaine était nommée, en 1647, Foutaine-Gan^; eu 1076, Boulet-Carré, le Gros- Boulet, le Gros Boulet de l'Hôpital. Boulet est uue abréviation de bouillette ou petit bouillou.
Elle jaillit dans une vasque eu pierre.
Son débit est de 60,000 litres par jour. Une grande partie de ses eaux se rend dans la citerne de rétablissement dè l'hôpilal, qui est situé à côté.
La source est intermittente et irrégulière.
La surface de Teau où elle s'écoule est agitée par le bouillonnement.
Sa température est de 31*.
Ses propriétés physiques sont : peu de saveur; elle n'est pas d'une apparence limpide; elle est inodore ; il n'y a pas de bulles de gaz sur les parois du verre. Elle &it passer au Ueu le papier de tournesol rougi par un adde. Son peu d*excitabilité la rend moins âigestâ)le que plusieurs autres sources, pour certains estomacs. Elle convient tiès-Uen, par suite, à ceux qui sont le siège d*une grande
170 usa SOURCBS
excitabilité nerveuse ou d'uue irritatiou vabculaire.
C'est une des sources les plus fréquentées.
On y trouve quatre femmes pour le service de la buvette.
Si on regarde les parois du bassin oà se déverse l'eau, on y voit une couche de conferves d'un gris sale. On a souvent besoin de les nettoyer.
Ses propriétés chimiques se révèlent par la composition, dont les principaux éléments sont les suivants :
Bicarbonate de sonde 5.089
"» de protoxyde de fer, 0.004
Afténiate de soode 0 002
Solûite de sonde....: O.SM
Acide carbonique 1.067
Ce sont les fennnes surtout qui viennent boire à cette source, une des plus fréquentées et des plus précieuses de Vichy.
Oigitized
%o Source des Célestins
Il y a deux sources aux Célestins, l'ancienne et la nouvelle. On airive àla source des Gèles-
tins par les berges de rAllier, transformées désormais en jardin anglais, et par un escalier taiUèdans le roc, au-dessous de l'ancien couvent.
Ancienne source, EUeestd'un très-mince volume ; elle a soulevé ou plutôt déposé l'énorme masse de sédiments calcaires sur laquelle reposait le couvent.
Autrefois, c'est à la source même que l'on buvait. Aujourd'hui, on ne la voit pas. Elle ne donne gue 500 litres par jour. A la fin du dernier siècle, elle avait cessé de couler. Elle est recueillie dans un réservoir d'un mètre carré de large et de trois mètres de profondeur. Sou
179 L£â dOUliCLS
ouverture est de 35 centimètres, et sa profondeur varie, suivant les heures, entre 1 mètre et 25 centimètres.
L'épuisement du bassin exige quelquefois de cesser de donner à boire pendant quelques heures. On obtient Teau à Taide d'une pompe à roue. Non loin de là, on trouve une rotonde, avec des sit^ges et des tables. Dans les apparments voisins, il y a billard et salle de couversatiûu.
L*eau de la vieille source est très-transpal'ente, Irès-iimpide, inodore, sans couleur, d'une saveur fraîche. Sa température est de 12'' centigrade. Elle est d'un goût piquant agréable. Partie du gaz se dégage et pai tie reste sur la pai-oi du verre.
6a cuuipobilion cliiniique e^l, pour les élemeuts principaux:
Du
Bicarbonate de soude 5.103
— de protoxyde de fer O.OOi
Arséniate de soude 0 002
Sulfate de soude 0/291
Acide carbonique 1 049
La couuaissanœ des propriétés des eaux de celte source est aussi ancienne que celle des eaux de Vichy. Elles sonl réputées dans la goutte et la gravelle. C'est à cause de cette vieille réputation qu*on les préfère aux eaux de la nouvelle source, dont les propri^és el les effets sont identiques.
Les effets physiologiques sur les malades se traduisent par Texcitation sur le cerveau et les organes urinaires. Aussi les èblouissements, les étourdissements sont-ils la oonséquence de Tabus de cette boisson : de même les malades qui ont des dispositions à la congestion des reins ou à la nôplnite voient leurs symptômes s'exaspérer. Cette stimulation fait
du bien à ceux qui ont de l'atonie dans les organes de ladij^eslion et aux malades £aibies. Mais elle est contraiie à tous ceux qui sont impressionnables, ainsi qu'aux maladies nerveuses.
NmtveUe touree dei Célettim. Captée en 1858, elle esl à gauche de la première. Elle jaillit d'une massede rochers d'aragonite, sous une galerie d'un très-bel aspect. Une su-* perbe grotte et une él^ante galerie soutenue par des colonnes, avec un très-joli jardin, forment un abri pour les buveurs.
Elle coule dans une cuvette de !fô centimètres de profondeur et 25 centimètres de large. On la y(A% sortir du rocher. Bon bassin est recouvert d'un enduit jaune rougeâtre.
L'eau, coulant en plein air, perd de ses prin* ( ipes volatils et gazeux.
Oigitized
Elle est incoloi^e, très-limpide, agréable au goùi. Ses L[ualiléb physiques sont semblables à rancienne.
Sa température est ù 13".
L'analyse y montre :
Bicarbonate de soudo 4.101
Les buveurs y sont peu nombreux, pai-ce que cette source n'est pas comme depuis longtemps.
Elle a les mêmes propriétés que l'ancienne.
M. Lardy, propriétaire du clos des Célestins, y a fait forer le puits, auquel il a donn0
son nom. Il jaillit de 150 mètres de profondeur.
do proloxyde de fer
Ars(^niate de soude Sulfate de soude.., Acide carbonique . .
9o Source Lardy
LES SOUUCES
M. Lardy a iàit élever au-dessus de la source im paYillou, se reliant à deux rotondes rustiques : sous Tune on se repose ; l'autre sert au capsulage, à remballage et à Texpédition des eaux.
La propriété appartient aujourd'hui à MM.
y. Lardy et F. Mosnier-Lardy.
Voici ses propriétés physiques : elle est louche, ternit le verre ; elle n'a pas d*odeur prononcée. Son goût est ferrugineux et alcalin.
Température, 2d^.
L'analyse chimique y révèle :
Bicarbonate de soude 4 910
Nota. — M. Loponte a tronv*'^, de plus, dans les eaux de Yichjf , 1 nûUigiamme d'iode pour 200 litres <l*eaii.
Arséniate de soude Sulfate de soude...
Acide carbonique . ,
C'est la sûurce la ^lus riche eu soude, eu ler et eu ai-senic des eaux de Vichy.
£Ue est le peudaut de la source de Mes* dames. Ces deux sources out plus de fer et plus d arseuic que les autres.
Des haius y out été construits. Ils sout bien emméuagés et hieu situés.
Il y a trente baignoires environ.
lO» Source intermittente de Vaieee
Cette source peut être comptée parmi les sources de Vichy, parce qu'eUe n*est située que de l'autre côté du pont, sur la rive gauche de r Allier.
Elle n'estutilisée ni en boisson ni en bains ; elle se perd.
On va la voir à cause de sa remarquable
inlerniillence, qui appaïaît toutes les 60 minutes.
L'écoulement de l'eau ne dure L[ue de 5 à 10 minutes.
Avant d"amver, l'eau s'annonce par un bruit sourd : elle sort en progressant et elle s'élève à un moment donné en une colonne d'une certaine hauteur, puis elle baisse, et sa déeroissanoeest graduelle comme sonascension.
Sources hors de Vichy
Cinq sources sont situées bors de la ville de Vicby.
Deux sources sont àCusset.
Une source à demi-heure de Vichy, sur la route de Thiers.
Une source à SainMorrc , à 1 heure 1/2 de "Vichy, sur la même route.
Oigitized by
Une source à Hauterive, à 1 heure de Vichy, sur la rive gauche de 1 Aiher.
La ville de Cusset, qui se trouve si rapprochée de Vichy, possède un établissement thermal appelé établissement Sainte-Marie,
La durée du traitement s'y prolonge de 25 à 30 jours et la durée des bains n'y est pas limitée. L'établissement a deux sources.
Source Sainte'Marie de Cusset
Elle jailht à 80 mètres de rétablissement.
Elle se déverse dans une vasque en pierre de Volvic, sous un pavillon de forme hexagonale, entouré d'une grille et à trois mètres en contre-bas du sol.
Le forage de la soui-ce a 84 mètres. Son débit est de 28,000 Utres en 24 heures. Le jet est intermittent et s'élève à 12 centimètres de hau-
laO LES SOURCES
teur, pai* un tuyau de 3 ceutimèlres de diamètre.
Sur les parois du bassiu, oà se répand Teau minérale, il y a une couche épaisse de sédiment jaune, avec des viscosités distinctes.
Deux luyaux partent de la vasque : l'un sert pour TexportaLion et Tauti-e pour le ser* vice de la buvette. De là Teau est dirigée dans un réservoir, qui sert de réserve pour le service des bains et des douches de 1 etabUssement.
Les propriétés physiques de cette source présentent une eau claire, transparente, sans odeur. Incolore dans le bassin, elle est mousseuse et blanchâtre à sa sortie. Sa saveur est fraîche, piquante, ferrugineuse. Sa réaction est alcaline.
LES dOiiRCËd idi
L analyse chimique ymoutxe, d'après M. 0.
Henry :
Bicarbonate de soude 4.9000
— protoxy de de fer et manganèse. 0.0200
Arsenic et matiôre organique traces
Acide carbonique., 0.^100
Sulfate de soude O.iOOO
Ses propriétés physiologiques consistent à activer la digestiioii et à exciter la muqueuse gastrique, tn proYoquantuneabondante quantité de suc gastrique.
Ses propriétés thérapeutiques sont les mêmes que celles de Vichy.
2* Source Sainte-'Élitabeth de Ouisei
A 5 mètres de la grille d*entrée, on voit deux plateaux qui recouvrent le bassin de captage.
Ge bassina deux tuyaux, dont l*un conduit
reau à la buvette et Tautre au réservoir
commua avec la source Saiute-Marie. Le forage de cette source a été trouvé a 89 mètres de profondeur.
L*eau de la source Sainte-Elisabeth est limpide, sans odeur et chargée de bulles d air. Elle est blanche, d'une saveur alcaline et bicarbonatée. Sa température est de 16^.
L'analyse y découvre :
Bicarbonate de soode. 5.9000
— protoxyde de fer et manganèse 0.0090
Arsenic et matière organique traces
Sulfate de soude 0.r>()30
Acide carbonique
L ackoiaibU'ation de rétablissement Sainte^ Marie ne néglige rien poui* attii-er les malades (j^ui vieuiieut à Vichy : el^e leur qQsq des prix plus doux et un omnibus gratis, qui fait ie service constant de Vichy à Cusset et réciproquement.
ûiyitizea by ^OOglc
LES SOURCES m 30 Source Larbaud
£lle est située à quatre kilomètres de Vichy, sur la droite de la route d' Abrest.
Cette source n est pas utilisée pour les buveurs el les baigneurs qui ûéquenteat Vichy.
£lle donne lieu à la labricatiou des sels de Vichy et est utihsée à rexportation.
Ap Source de Saint^Jorre
Saîot-Jorre est situé à 8 kilomètres de Vichy. De temps immémorial, des suiatemeuts d'eau minérale apparaissaient dans la plaine dite des Boulets. M. Lax'baud, pharmacien à.
Vichy, en 1854, demanda la |)ermission d'exploiter cette eau au point de vue médical. 1^ analyse ayant démontié que cette eau avait la plus grande analogie avec celle de Vichy, il
184 LES SOUaCBS
obtint rautorisation demandée. Cette eau fut captée, à cet efiEst, afin de la garantir de toutes les infiltrations d'eau étrangère, et afin que Teau fût administrée aux malades dans toute sa pureté.
Le forage n*a que sept mètres de pi*ofondeur, sur une roche calcaire.
Un second puits, fournissant la même eau minérale, vient lui ajouter son eau; ils produisent ensemble 9,600 litres par 24 heures.
Cette eau minérale, qm coule dans des vasques de pierre de taille, marque 10^.
Ëlle est Umpide, claire, très-gazeuse et dépose un sédiment rouge ocrasé.
Les buveurs ne s'y rendent pas: c'est trop loin de Vichy»
Mais cette eau est exportée en assez grande quantité*
Oigitized by
t£S SOURCES 185
L'analyse y montre :
Acide carbonique libre 1 . 485
Bicarbonate de aoude 4.820
— protoxyde de fer et manganèse 0.010
8«il&te de soude 0.018
Aiseniate akalin sentiblo
Cette eau est la plus froide des eaux du bassin de Vichy et conséL^uemment la muius altérable.
5^ Source d'Iîauterive
C'est une channante promenade, q^a» celle que l'on £ait sur le chemin d'Hauterive, quittantetreprenant les bords derAllier^aumilieu des prés, des taillis et de quelques hameaux, jusqu'au village.
On arrive aux sources Brosson-d*Hauterive par une longue et belle allée. Un vaste jardin renferme plusieurs corps de bâtiment.
Claude Mareschal a nonuné les sources d'Hauterive.
ia6 LES SOURCES
Les habitants du village, de temps iznmé- . mozial, employaieat en boisson les sources de deux petites fontaines qui s'écoulaient lente* menA au niveau du sol.
MM. Biooson ordonnàtent les travaux de Boodaga firent jaillir la source pnnâ* pale.
Ëlle fournit 30,000 litres d'eau minérale en Zi heures, à une température de 15*.
Les eaux d'Hauterive ne sont pas employées pour les buveurs qui vont à Vichy, ni pour les bains. Ëlles servent à l'exportation. Le dûffire de Texpéditionest considérable.
Le puits a exigé un forage à 50 mètres de profondeur.
L'eau se maintient toujours à six cenUmè»
très au-dessus de la margelle du puits, oùeUe bouiliouue avec bruit et par intermittence, éle-
vant la colonne d'eau à 10 centimètres au-dessus de son bord libre.
£lie est limpide, claire, d'une odeur sulfureuse, d'une saveur alcaline.
Les eaux de TAUier ont submergé cette source en 1866.
L'analyse y démontre :
Bicarbonate de soude. *. 4.687
La riciiesisc de miuéraii&alioude cette source, le peu de perle qu'elle subit par le trausport, doivent la fidre préférer aux autres sources, lorsque Fou est obligé de faire usage des eaux de Vichy loin de cette ville.
de protoxyde de fér.
Arseniate de soude Sulfote de soude. . .
Acide carbonique,.