CHAPITRE V
SomiAnai. — Nottoot géaénlet )aair le régime. — Heurei des lepea à Vieby. — Chois dee aliments mux deux i«pe«. «- Hygiène à Tleby. — Ckmaeili généreux eux biiTeofe* Coueils géoéreax eox Iteigneuri. — langer de le traiter eoi-méme. — Traitement de le dy^pepeie, M. M. — De In jeaniiM, M. T. — De l'entéralgle, M. P. • De rengorge* ment de le metrioe, If»* J. — De le dilorose, IPle C. — De le colique néphrétique et de U grnTéUe, IC. A. De le goutte, M . M. » Dv diâbète, M . L. — De Telbuninerie, M. P. ^ De la cadiexie palndéanne et de lliypertrophie de U rate, M.y.
Notions générales sur le régime
Le but du régime est, d'une manière générale, de se nourrir suffisamment pour prévenir la maladie, se maintenir dans un état de
il*
19U TAA1T£M£NT
santé satisfaisant et prolonger agréablement la vie jusqu'à lextréme vieillesse.
Le régime a pour base Y aliment^ qui, pour être bon , doit fournir au sang tous les éléments de réparation dont il a besoin pour entretenir les forces, réparer les pertes et maiutenir une chaleur uniforme et constante.
Le régime se préoccupe de connaître les qualités nuuilives et digestibles des divers . aliments et de les proportionner aux forces et aux aptitudes de 1 estomac et des intestins.
La uourrilure est la matière première de la nutrition \ les organes digestifs la traiisiorment, pour en retirer les principes nomiiciers ; nos organes se les lucorporeiit. Toutefois, les mêmes dliments n'agi6ï>ent pas bur tout le mondé de la même iaçou, pai ce que 1 organisme cliau^e avec les individus.
La nourriture végétale ou animale n a pas toujours la même composition ; il se passe aussi dans nos tissus des impressions qui ne se ressemblent pas. Toutes les substances ne sont pas nutnti\ es au même degré, comme aussi elles ne sont pas toutes digestibles au même degré.
U y a des parties dans la nourriture qui ne se transforment pas dans notre appareil digestif, et qui sortent comme elles sont entrées.
11 y a des substances qui passent en nature dans le sang et dans nos tissus ; l'ab'ool, par exemple.
Il y a des substances qui sont absorbées en partie et eu partie rejetées.
Les parties absorbées forment la série des aliments dits réparateurs ou azotés, la série
19S T1IA1TBM£NT
des alimeuts œmbustibles, œlle des sels minôratix, et ea&n celle des substances qui fournissent Teau si nécessaire pour maintenir le sang dans Tétat de fluidité indispensable à sa circulation. Notre corps en contient 90 pour 100.
Les aliments ré[)arateurs sont la viande, le poisson, le lait, les œufs, le gluten du pain, la l(^<^imine et Talbumine végétale, etc., etc.
Ces aliments se digèrent dans Testomac par rinfluence du suc gastrique.
Les aliments combustibles sont ceux qui, une fois absorbés, sont brûlés par Toxigène du sang. Tels que le beurre, les huiles, les graisses, les fécules ; ils se tournent en graisse, puis en sucre et en dernier lieu en alcool. Ces aliments sont divisés en parties' excessivement ténues, c'est-à-dire éuiulsiounés par la diastase
TUAITEMENT 193
de la salive, de la bile, du suc pancréatique et du suc intestinal.
C'est parce qu'il peut se former en nous du sucre, ouglycose, en trop grande quantité sans être métamorphosé en alcool, que les xeins deviennent le siège d'une abondante sécrétion anormale et que le diabète existe.
Ces aliments fournissent et entreiiemient la chaleur du corps.
L'analyse chimique nousappi*end que le corps renferme, en dehors de Toxygène, de * rhydrogène, du carbone et de l'azote; 250 composés divei's de sels minéraux, comme le fei-, la soude, le sel marin, le phosphore, des sull'ates, des carbonates, etc., etc.
Les boissons ne sont autie chose que des aliments liquides.
191 ÏUAlitMENT
Heures des repas à Vichy, — Les habitudes daus les hôtels, maisons meublées, maisous|)ax'ticu]ières, sont consacrées depuis longtemps. Ou déjeuue pai'tout à cHx heures du matiu, ou diue à ciuq heures du soir.
Voici la liste des alifnents dont nous conseil" Ums Vtisage habituel :
Au déjeuuer de dix hem*es :
Ubufs à la coque, œufs brouillés au jus ou sur le plat ; rolis ou grillés : côtelettes, poulet, beeUleak, menu gibier
Poissons : truites, éperlans, merlans, hmandes, sole*
Légumes : pommes de lerre en puiée, haiicots verts, riz au gras, asperges, artichauts, carottes nouvelles, laitue, chicorée cuite et épinai^ds.
Fruits : cerises, abricots, poires tondantes, raisius, ligues, pruneaux bien cuits.
~Dipizêd by Gbôgle
TRAITEMENT iîfo
Grôme fouettée, fromage blanc, crèmes, compotes, marmelades, gelées.
Le régime élu diabétique est différent, car U doit éviter toutes les fécules et tous les fruits suerés,
La caisiae doit être très-peu épicéa, au beurre très-frais et k Thuile première qualité*
Au dîner de ciaq heures :
Potage ^las au tapioka, au pain, au vermi- " celle, au salep ; potagë maigre à la purée de pommes de terre, à la purée de carotte.
Poissons : turbot^ saumon ou truite saa* monnée.
Bœuf braisé, gigot braisé^ blanquette de veau, de volaille.
Roastbeek, gigot, x)Oularde, chapon, dinde, quelquefois lapin de garenne ou gibier râti, quelquefois canard,
i06 THAlTËMIvNT
Absolument les mêmes légumes et les mêmes fruits qu'au premier déjeuner.
Pour boisson : le Tin de Bordeaux avant tout. Le vin de Bourgogne et les vins des autres paysdoivent êtrecoupésdereau minérale de Vichy, et il esi préférable de choisir une source froide, comn^e Saint-Jorre et Haute* rive ou les Gélestins.
Nous n'excluons pas un peu de café, de thé ou de liqueur, immédiatement après le repas;
toutefois, il faut prendre lavis de son médecin.
Hygiène à Vidiiy
L'hygiène a pour but, comme le régime, de cousei'verla santé et de prévenir les maladies.
TRAIT£M£NT i97
La première règle d*une bonne hygiène, c'est la régularité des repas. Nous venons de voir que les maladesà Vichy sont forcés de se conformer aux habitudes établies, dix heures et cinq heures.
La seconde consiste à ne pas trop manger.
C'est la tempérance, c'est-à-dire la modération dans le manger et dans le boire, soit dans la quantité,soit dans la manière de manger. Si on mange trop vite, on ne suit pas plus les règles de la tempérance que si^ on mangeait trop.
La troisième s'apphque à la pureté de l'air ; il ùut respirer un air pur. Vichy a été, de tout temps, réputé pour la salubrité de son dimat et ne laisse rienà désker.
La quatrième a rapport à l'habitation, qui doit être saine, non humide, composée de
pièces asses grandes et exposées aa midi, autant que possible.
La cinquième exige qu'on recherche les rayons bienfaisants du soleil; sans eux, le sang s'appauvrit.
La cause la plus commune et la plus fréquente des maladies est le froid. Notre cons* titution et notre être ont besoin de chaleur. Si Texcès de la chaleur nous importune quélquefoiSy par contre son défaut nous pcÏYe d*un élément nécessaire à notre organisation.
Ô« Il faut fufr l'humidité. Elle nous occasionne toutes les maladies par refroidissenmt, arrête la transpiration, qui doit être incessante, et détermine tout une classe d'inflammations.
7"* 11 £^t approprier le» vétemants à la sai-
TBAITBHENT 199
SOU i toutefois, ils doivent être plutôt trop chauds que lé^^ers.
8^ L'exercice, de tout temps, a étô envisagé comma indispensable. Il faut satisUsare ce besoin de locomotion : tous les organes et toutes les fonetkms l'indiquent comme une nécessité absolue. Les personnes qui ne peuvent pas prendre un exercice suffisant feront bien de se livrer à la gymnastique, qui entretient et développe la force et l'élasticité de nos muscles.
Je conseille la gymnastique à presque tous les baigneurs qui vont à Vichy.
Uéquitation se fût, à Vichy» à dos d*àne et d'une façon trèfr-amusante.
La pêche est un but d'exercice, quand on poursuit le poisson le long de TAllier, sans stationner à la même place.
90O TRAnflMENT
Enfin ceux qui ne mai-chent pas ou marchent diliicilement ont à visiter les environs de Vichy en voiture.
L'inaction engendre beaucoup de maladies^
9^ Le sonuneil doit être paibihle j de huit heures à neuf heures, pour les uns, et de sept heuies pour les autres.
A Vichy, on se couche de Lonne heui*e et on se lève tôt, ce qui est une très-salutaire pratique.
10"^ Je ne parle pas des soins de propreté, aujourd'hui que l'éducation et le progrès en font un devoir.
A Vichy, les vêtements doivent êli'e chauds, parce que la proximité de 1 Allier amène toujouiii ua peu d'humidité dans Tau*.
TAAIT£M£NT
UI
Conseils généraux aux buveurs
On va boire avant le déjeuner de dix heures.
On retourne aux sources de une heure à
quatre heures de Taprès-midi.
Il faut boire souvent et peu à la fois. Les
petites doses sont celles qui réussissent le
mieum.
On boit de un à trois verres lematinet autant le soir. Chaque verre est de 200 grammes.
En commençant le traitement, on boit le moins possible. Le maximum est au milieu du traitement, et le minimum en le terminant.
Si l'on doit arriver à trois verres le matin et trois verres le soir, on conmienceparun verre
WB TaAlT£M£NT
le matin et un Terre le soir, puis ontagmente rapidement, et ensuite, dans la dernière semaine, on diminue progressivement.
Pendant rintervalle des prises, il ne faut pas rester assis, mais marcher et se promener, sans se fatiguer cependant.
L'eau doit être prise d'im seul trait.
On prend la dose ordonnée toujours pai* fraction.
Par exemple, la dose étant d'un verre le matin et d'un verre le soir, ou la divise par i^uart de verre.
Ou met 20 xninoles d'intervalle eatxe cba- (}ue pri^.
Si la dose est de deux verres le malin et deux verres le soir, ou divise ciiat^ue verre par la moitié, en mettant toujours entre chaque prise 20 minutes.
Oigjtized
Si la ddfe à prendze est de trois verres le xnatixi et trois verres le soir, on la preod ou pariin demi-verre, ou par trois-quarts de verre, quelquefois le verre entier.
On recommande de boire chaque fi-action de verre à 20 minutes d'intervalle Tune de l'autre, parce que Testomac doit avoir absorbé et digéré une dose avant de prendre la suivacnte.
£n avalant d*im trait le verre ou la fraction de verre, on est sûr de ne laisser perdre à Teau ni son gaz ni sa chaleur.
Dans le cas d'empêchement d'aller à la source, on peut envoyer chercher Teau dans un verre, sans qu'elle perde de son efficacité; il y a une manière de renvei^r le verre sur une assiette que tout le monde pratique journeUewent à Vichy. .
904 TKAlTIàMËNT
On dit que Teau de Vichy tCest pas lourde^ qu*elle n*est pas difficile à passer, si on ne la sent pas.
Les eaux de Vichy ne sont pas immédiatement diurétiques; cette action est quelquefois lente.
Les eaux de |Vichy ne sont pas purgatives.
Si les eaux de la Grande-Grille et rarement celles de l'Hôpital sont, au début, suivies d'un effet purgatif ou laxatif, c'est une raison pour les suspendre un ou deux jours, aûn de permettre aux entrailles de les supporter sans diarrhée.
L'action des eaux de Vichy est lente. Autrefois, on restait deux mois à Vichy pour faire une saison. A l'hôpital militaire, le règlement veut que les malades y séjournent trente-huit jours. Souvent on ne s'aperçoit de Tefiet des
TRAITEMENT âÛ5
eaux que lorsqpi'on est rentré dans sa &mille.
Les femmes doivent suspendre le traitement pendant leurs périodes et s*abstenir du bain seulement, mais non de la l)oisson.
Il ne laut manger qu'une heure après avoir oessô déboire et ne recommencer d'aller aux sources Taprès-midi, que deux ou trois heures après la ûn du déjeuner.
Les personnes qui n'ont pas besoin dès eaux de Vichy ne doivent pas en faire usage.
Il n'est pas rare de voir la constipation comme conséquence du traitement de Vichy ; on la combat pai' les moyens laxatifs ordinaires ou la douche ascendante.
Gonseils génémux aux baigneurs de Vlcfa^r
Le meilleur momeat de prendre un bain, c*estle matin à jeun. Tout le monde ne peut malheureusement pas être servi de six heureiB à neuf heures du matin. Cependant, ce sont les meilleures heures.
Si on ne peut avoir qu*ime des séries qui correspondent à trois, quatre ou cinq heures du matin, il est nécessaire de se bien couvrir.
On quitte son ht chaudement; il faut donc se vêtir chaudement. 11 faut prendre des vête* ments d'hiver et ne les quitter que vers le déjeunei*^ s il fait chaud.
THAITEMSNT 9Û!7
On a k 8(nn de se leoouobor une heuxe ou deux après le Joaiu pris de si grand matin.
Si on est obligé de prendre le bain dans la série du soir, on se faii inscrire pour rempla- . car, s'il y alieu, ceux qui laissent une place vide dans les séries de six boires à dix beuree.
Toutefois, certains malades, très-sérieux, teont mieux de cbwsir raprà-nudi. Gesont ceux qui sont trèâ-£aibles etqui doivent évites la Xraicbeur et rkumidiké du matin.
L'usage de la chaise à porteuiii quii vi^t prendre les malades dans leur cbami^ei les porter dans leur baiu ei» les reconduire cbez eux, ne sauçait tropétierecommaudé.
Si le corps est en sueur, il iaut attendre qu'elle soit passée pour entrer dans le bain.
On peut prendre ses repas presque inuné* diatament après la sortie d'un ba^n.
2U6 TllAlTSli£NT
Latempèimture du bain eel fixée par le môdeciii consultant.
Le degré de minéralisation est également déterminé par lui, ainsi que sa durée.
On n'entre pas au bain tout d*un coup :
on y ^tre peu à peu, mais on en sort brusquement
n ne iaut pas dormir dans le bain et la lecturedoity être modérée*
On peut boîiede Teau minérale des sources pendant le bain. .
On ne mange pas pendant le bain.
En sortant du bain, il faut se couvrir de linge chaud et se Xaire frictionner avec un gant de ain ou unegrosse ilauelle.
Après la sortie du bain, on doit marcher et, si on le peut, fidie une promenade.
C estle médecin qui apprécie le uomi)re de
TRATTEIIENT 900
baius qu'il faut prendre et la durée de la saisou.
Danger de se traiter soi-^mème.^ Observations
à ce sujet.
Les malades nouvellement arrivés à Vichy sont généralement déjà instruits sur la nature de leur maladie et les elfets (qu'ils doivent attendre des Eaux. Il leur reste encore à faii-e ce qu'il y a de plus important : leur cure thermale.
Nous allons les accompagner près d'un médecin consultant, car s'ils veulent y réfléchir quelque peu, ils comprendront aisément le danger de se traiter soi-même. Ge n'est pas qu'ils ignorent les parliculaiitês des eaux, sdt
au point de vue général, soit au point de vue
if
MO TAA1T1;M£NT
^ôoîalf eiilBont la, m ùebm de oe que nous leur ayons appris, les divers traitée qui ont été écrits surYichy; néanmoinSi ils préféreront suivre la voie du bon sens et de la prudence et prendre les avis d'un médecin auquel le séjour de Vichy aura donné des connaissances spéciales et une eigpérience acquise par une pratiqué diverse et multipliée,
n serait peut-6tiema]fiéant,ànous,médedn, d'insister trop sur oe point, si nous n'avions pourezcuae le grand sombre de malades qui sapassent de dûrectioa et le mal qu'ils se font en voulant se ftire du bien. Nous aocomplisiODS un devoir enrappdant auzbaigneurs et aux buveurs d'eaux qu'ils ne doivent user de la liberté qui leur est accordée que dans un petit mmibre de cas. Onrtes, et nous l'avons déjà dit, il laul laisser an malade sa liberté,
ç*eBt-à*dijre sa part d6 lespooflabililô dans la traitenient qu'il «uii^; les lui ôter, ce seiait lui donner le droit de décrier 1q traitement qpi ne réussit pas et concevoir une vive répulsiqu pour celui qui le lui aurait en quelque sorte imposé. Ainsi l'oUigation d'avoir une ordonnance de médecin pour prendre même un seul bain minitoal pourrait tourner contre le médecin et porter atteinte à sa réputation.
Au contraire, en allant chercher une près* ciiption de son plein gré, le malade honore la médecin auquel ji accorde saconûancei et il ae donne la satisfetction d*avoir recherché et d'être en partiei'auteur du traitement qu'Usa suivre* il iait ainsi usage dans une sage mesure de sa liberté et de sa responsabilité.
Que les médecins des £aux se réunissent dMc, pour ne pas laisser ignorer le mai que
%i% TRAITEMENT
les maladeupwiTOit se fàiie involontairement en ne suivant que leur propre direction.
Nous ne pouvons UAmer ceux qui^ pour mieux comprendre ce qu'ils ont à faire, lisent les traités spéciaux et les méditent.
Chose étrange I ceux-ci ne se croient jamais assez instruits, et s'ils ont un tort» c'est de vouloir trop approfondir les causes et les etiéts de leur maladie, au lieu de s'en tenir simplement aux bons effets du traitement. U faut des bornes en toute chose, pour rester dans le vrai.
On verra, le plus souvent, les malades qui ignorent les premières notions de la pathologie et de l'hydrologie se traiter eux-mêmes. Us n'ont pour règle que des renseignements les plus vagues. Ainsi, diront-Us, l'eau de la Grande-Grille guérit les ailectious du foie ; reau de 1* Hôpital, les maladies d'esU>mac;
Oigitized
TBAITSmENT 913
l'eau des Géleslins, les aûections des voies urinaires. Celle-ci ou celle-là se trouvent applicables dans mon cas, et les voilà se diri* géant vers telle ou telle source, sans tenir compte de leur tempérament, de leur digestibilité thermale, de l'état de leurs forces, de leur circulation, des qualités cliimiques de leur urine, etc., etc.
Consultations traitement et prescription du médeoin de Vichy
l<» Contre la dyspepsie de M, N,
Le docteur lit attentivement la lettre qùe M. N. lui apporte de la part de son médecin ordinaire ; puis il interroge M. N. H ne se
tl4 TIUITBMENT
«OBleiifeB pas de oel iatorogatoire, il a basom de ftdreun examen plus complet.
n avertit donc son nouveau dient qu'il iza Wvoirk tendeniein de trèi-feonne beu^ hôtel, afin que le traîtmeot puisse étie eommencé tout de suite.
Fidèle à sa promesse, te doGteur Tient examiner M. N., pour contrfiter les signes de sa maladie, et prononcer à son tour son jugement. C'est pour cela qu'il passe en revue tous les organes, en même temps qu'il porte son attention sur la constitution, Vâtat de ses forces, enfin sur Feiguiisation tout entière de M. N.
Une purgation est jugée nécessaire tout
Le traitettient tiiermal se composera de deux wres de rHôpital par jeur, un le malin et
tRAlT£M£NT ^
un k soir, ainsi que d*im bain tous les joun» à la température de 34^ 6t draû minécaliflô.
M. N. suit, à partir de ce jour, le traitement prescrit, et comme aucun acddooit ne surgît»
il part après le 2P jour, ce laps de temps étant reconnu suffisant parle médecin pour Teffloadté du traitement.
2o Canirê l'ictère ou jaunisie de M, T.
M« T. n'a pas voulu de lettre de son médecin ordinaire pour un de ses oonùères de Vichy, n préifèrelui exposer luinsoéme les eau* ses de sa maladie, qu'il attribue à une série d'indigestions successives.
M. T. ne se trompe pas. Bn effet, ce sont bienles indigesticmsquisontlacause dosa jaunisse; mais il croit que ces indigestions se produisent sans écarts de régime. Or, il lui £Ekut
m THAITEMENT
8(m litré de vin par jour, son café, son poussecafé el un petit verre de liqueur.
Son nouveau docteur voit, en effet, en cela
toute la cause de la maladie; mais bien persuadé qu*il n'obtiendra rien d'abord, d*une babitude aussi invétéorée, il ne Tavertit pas de ses intentions pour raveniretse contente delui prescrire la modification à apporter dans son régime pour faire une bonne saison à Yichy.
— Vous ne prendrez, dit le médecin à son client, qu'un quart de litre de vin par jour, coupé avec de Teau de Vichy; un peu de cafô après votre déjeuner, mais pas après le dîner, et vous supprimerez le petit verre et la fiboie-champagne.
Nous vemms plus tard ce que vous devez &ire àce sujet; mais,à Vichy, ce régime vous est indispensable.
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TRAITEMENT ^il
loi quantité de oouniture doit au«ai 4wi^ nueTt car vous ne devez pas niADger autant qu'un honune qui jouit d'une iKnine santé et comme autrefois, lorsque vqus étiez sans maJa^ die. II laut vouç souvenir que votre loie est très-idiusceplLble et qu'il y a chez vous un certain trouble dans le sécrétion de la biJ^e.
Gela pQsé, voici votre prescriptipn :
Trois verres d'eau de la Grande-Grille matin et soir.
On n'arrive à cette dose que pi-ogressivement.
Un ]3ain tous les jouis, à 35"^ trois quarts minéralisé, et d une beu^'e.
La saison dui'era trente-deux joui*s environ.
M. T., après quiiue jours, vient retrouver sou docteur et lui demande de changea* sa
fiouice, dans l'idée que celle de l'Hôpital lui serait plus favoiable.
Le docteur, après examen, trouve Tétat de monsieur T. amélioré. Il ne peut donc sous-* crire à ce désir, et il ne trouve cQx'une indication àremplir : celle d obtenir des gardes-robes plus fréquentes. Il ordonne lamagnésieanglai- 8e,une cuillerée à dessert dans lepotagedu soir.
M. T. retourne voir le médecin à la ûn de la saison, et comme son amélioration est des plus notables, tout annonce que le traitement hydro*miuérâl de Vichy produit la guéhson, qui se complétera, sinon après son départ, du moins api-ès une autre saison à Vichy.
30 Contre Veniér algie ou colique nerveuge
de M. P.
M. P. a choisi pour docteur^ à Vichy, le parent d'un de ses amis, qu'il aconnuautrefdis«
Bien que notre confrère de Vichy ne Tait jamais traité, il connaît son tempérament et sa maladie.
Aussi M. P. est-il bientôt compris, lorsqu'il eatpose ses symptômes et qu*il rend compte des soins qu*il a déjà reçus de son médecin.
Le médecin des Eaux ne s*en tient pas à un examen superficiel : il MtTexamendetous les organes de l'abdomen et reconnaît que l'entéralgie se complique d'une affection qui semble avoir passé inaperçue : c'est une sper^ matorrhée ou perteê néminaies.
M. P. est très-nerveux et très-maigre.
Dans son ordonnance, le docteur prescrit un traitement hydrothérapique.
Vichy possède, à l'établissement thermal, tous les moyens d*appliquer Thydrothérapie.
Vichy a aussi un autre établissement d'hy-
S90 TRATTBMENT
drothérapie : c*e8t celui gui est dirigé par M. le docteur Jardet.
Ayec le traitement hydrothêrapique, il ajoute:
Un verre d*eau de la source Lardy, matin et soir.
Un bain tous les deux jours, de trois quarts d'heure, au quart minéralisé et à 30*. Une douche ascendante minérale après le bain.
La saison durera trente jours.
Cette prescription a pu éti^e suivie sans en-
traves, et comme cette maladie est fort enracinée, M. P. sait qu*ii faut plusieurs années d application pour en ressentir tous les bons effets.
4* — Contre Vengorgemeni de matHcê de M«^Jt
M"* J. a de son docteur une lettre pour un confrère de Vichy, qui a signalé dans ses écrits
les bons eiiets de la médicatioii hydro-minérale dans certains cas de maladie d ovaire et de matrice.
L'examen le plus attentif est pratiqué poux* bien définir la lésion qui se révèle à la matrice, ainsi qu a l'ovaire di*oit. 11 ne peut y avoir* de doute sur lu nature de lailection. Les antécédents s uiTisenl pour savoir quel est le degré dans lequel Violiy convient et la direction à imprimer au traitement.
Le médecin thermal ordonne une douche rectale tous les jours.
Un bain de piscine aux bains de l' Hôpital, de vingt minutes, et enlin un verre d'eau de l'Hôpital le maUii et un verre de Mesdames le soir. La durée du traitement est iixée à vingthuit jours.
Vers le milieu de la deuxième semaine, rien
de nouveau ne semblant venir contre-indiquer le traitement, le docteur ajoute seulement à sa prescription un demi-verre de T Hôpital le matin et un demi-ven^ de Mesdames le soir, en prolongeant un peu plus la dm^ée du bain de piscine. Il ajoute enûn, au sortir de la piscine, une douche pi*esque iroide, minérale, sur la i^égion lombaire.
Ce traitement a été sulfisant pour metti-e M""* J. dans les meilleures conditions ; il permet d'entrevoir la guérison.
Ainsi M"' J.» qui ne pouvait mai-cher sans souiirir beaucoup, se promène maintenant sans fatigue et ses digestions, de lentes qu elles étaient, sont devenues faciles.
L'amélioration, ainsi confirmée, M"»« J.
n'a pas eu à regretter d'avoir choisi Vichy plutôt que toute autre station minérale.
TAAIT£M£NT ^
Incident.-- Pendantla durée du traitement, M'^'J. fut prise d'un violent mal de tête, qu'elle ayait déjà eu l'année précédente. Ce mal de téte avait résisté à tous les moyens employés.
Le docteur de Vichy voulut soumettre M""* J.
aux inhalations d'acide carhonique, ainsi qu'à des douches sur le Iront et sur la téte avec ce gaz, se proposant d'employer les hains d'acide carbonique, s'il y avait heu.
lie docteur avait vu d'heureux résultats de ce moyen dans les névralgies et les affections nerveuses rebelles, ainsi que dans les maux dégorge.
A Vichy, deux salles sont consacrées au trai* tement par Tadde carbonique.
Pour les aspirations, on se sert de tubes en caoutchouc, qui, au moyen d'un robinet, s'ou* vrent et se ferment à la volonté du malade.
âS4 TRAITEMENT
On porte œ tube plus oo motus euavant dans Ift n 1*011 veut aspirer le gaz. Si l'on veut se dondier une partie du corps, ou k promène sur cette partie plus ou moins longtemps. La durée des inhalaticms Tahe de dix à douse minutes.
PourleslMins, m se place dans une baignoire ordinaiie, on se recouvre d*une épaisse couverture de laine et Ton ouvre au-dessous, en contact avec le corps, plusieurs tulies qui déversent le gaz adde carbonique. On y reste de cinqà vingt minutée.
Ces moyens, employés pendant cinq jours par M"^ J.vltti réussirent: elle lut débarrassée de ces maux de tiCe insupportables.
&> C(mtr0 la chlorose <U i£U« ç, M"' C. souifraitdereâionMC au point de ne
Oigitized
TIiÂlT£Bft£NT W
pouvoir pl^ manger. La conséquence était un étftt chloretique des plus manifestes, et après avoir essayé en vain tous les-moyens ordinaires de la tbérapeutifue,'le médecin lavait dirigée vers Vichy.
L'afièetion ohloroti^ ,était^e la eause de ce dérangement d'estomac,*oisbi^ celui-â occaawmnint-dl les pâles^coulew»^
L*eau mioôcale de Vichy ^vait jaéoessairemeat â^^u. au médecin de Camille irèsappropôé&àtCe geore ipaoticulier de maladie ion^leie, à oauae .de la ^viche66e de >ses pnuôpes ^alealinç, agissant si^ur Tètat de leskuipac, de ses. éléments ferrugineux, assaut ; ;iur . le .saugi et . de sou acseuic, agiesaiit sur le système nerveux, par ses pi^opiuétés
C^u^.i^îeuuei^ sput dAas.oette.posÂtioa 1
M*** G. fit choix d*uii médecin. Celui-ci, ayant pris une exacte connaissance de toute la maladie* ordonna :
Un verre de rHdpital le matin ;
Un verre du Puits-Lardy le soir ;
U n bain de Lardy tous les jours, à minéralisation moyenne.
Ce traitement a été dérangé plusieurs fois par des toux sérieuses et fréquentes*
Aussi le traitement a-t-il été intermittent.
Dès que la toux survenait, lonsuspendaitrUôpital et Lardy, pour donner le Puits-Chomel avec du sirop diacode en petite quantité, et cela réussissait au l)outde deux ou trois jours.
L'on recommençait alors le traitement prescrit eu premier lieu.
L'appétit était revenu, la digestion était plus facile et les forces étai^t plus grandes.
Si M"** G. n'avait pas du iulerrompre son U'aitenient, tantôt pour la toux, tantôt pour d'autres raisons, les résultats déjà favorables raiuraient été bien plus encore.
L'impression thermale a été, en somme, trèsbonne, et nous avons engagé M"^ G. à revenir à Vicliy. La durée du traitement été de dixhuit jours, sur les vmgt-six passés aux eaux thermales.
60 Contre la colique népréhétique de M, M,
M. M. n'a pas besoin de lettre de recommandation auprès d'un docteur à Vichy. Il y connaît parmi les praticiens exerçants un de ses anciens camarades de classe. Son arrivée est fêtée comme celle d*un vieil ami.U trouve, en même temps que rhospitalitô, les soins d*un ancien et bon camarade.
M. M.) nous le savons d$|à, a eu de forts aeoès de ootiques néphrétiques; il cherche, sinea à les empêcher tout à lait, du moins à les retarder et surtout à éviter, si c'est pos* sible, d'être un jour atteint de la pierre.
Son ami lui signale les avantages de l'eau de Vichy et le féUcite sur sa bonne détermination.
— L'eau de Vichy, lui dit*il, est .essentiellement alcaline et possède avec ce principe la propriété de diluer Tadde urique et de Tentralner .du .saog .dans les usines. Ainsi, le j>iincipe de la jnaladie, <pxittant le sang, va je ^trer.à.traveEs les reins, gagne Je bassinet, l'urétère, la vessie, l'urètre, et .est expulsé.
J>an8 Turiae, cet adde uriQue se combine
avec le soude, forme des uraLes qui sont beaucoup plus soiuLles que i acide urique et c'en
0etiàifcde poison; car l'acide vpxpi^ j^
JUeaa dm GélestLofl, étant Ja plus richiet^
aotaes -souicop, ^ dâiaut d'aiiiitres iodkatioas* .11 jMiut .ee faille «que la gméfji» .m ^ pas composée d'dcide .^gu^,:coiDiae Cfj^ ^ .tiouiïe souvaut.; aloxs ce saiâ du .i^iofpluMie de chaux jçnx .amiiumiaco-juagaésieu. Dapis .ce .cas, ^'eau de yicliy.a^£a tout de^iuêmei jiiaispar un autxe mécanisme. L'acUon sei;i^ moins otûnii^ue .gue ^pbysiolq^^uci. Bj^r muler^ Aes xeins.ejb «les conduite, ^orUûeia l'action nerveuse yers cet appareil, et les.eaJLculs sortiront chahés par l'aboadauGe ,dp r.urine, toujours vers la &u de la «cure .plutôt qu'au commencement. Votw voy^e à Vichy >mQn bonami, est,dans
a» TRAITEMENT
tous les cas, fort heureux ; car vous éviterez la conséquence d*une gravélle trop forte, je veux perler des calculs. Ces petits graviers, sous forme d*acide urique ou de phosphate de chaux, deviennent quelquefois le centre d*ag- {^mèrations de cette nature et forment des petites pierres trop grosses pour pouvoir s'écouler. La vessie les garde et leur grosseur finit par causer une maladie grave.
L'eau de Vichy a également dans la pierre une action incontestable ; car, si elle agit sur les éléments, pourquoi n'agiterait-elle pas sur la masse? Je loue donc fort votre prévoyance, mais à la condition de faire usage des eaux avec circonspection.
Je m'explique : un accès de colique néphrétique, un état aigu des reins, de la vessie, des uiétières surviennent tout & coup : fou-
TRAITEMENT 23i
dra-tril se contenter de faire, sans règle, une saison à Vichy ? Ce n*est pas ainsi que Tefflcacitô et la puissance de ces thermes doivent é're éprouYées. Vous èles sûr, dans ces der« nlères conditions, d'augmenter votre inflamniation, de vous donnw les douleurs aiguës les plus atroces et d'ajouter une inflammation à une autre inflammation d'un nouveau genre, que nous pouvons appeler l'inflammaticm thermale. L'eau de Vichy, pour être donnée dans de bonnes conditions, doit être administrée quand Taccès de colique néphrétique est passé et lorsque les calculs sont indolents.
Ge n*est que lorsque les maladies des reins, de la vessie, de la prostate ont cessé d*étre aiguës, que l'eau de Vichy est bien applicable.
L'état chronique, voilà la première règle de
8B TAiUX£&I£M
radmiiiirtratioo iQes eaux, pçw œs cas de XBaladie.
Xiie n*&A pas tout : il amye aiAme que, dans l'éM isbroai^Eue, la jfflBmièiy^ iiuiffessiAa de l'esm de W-iààY ^t une ioipresaion dleseit^ibir d te^tbisnie, 4*kiÂ(sUian. Mais ces états soot ;pas849Nrs ; leiffimryom deux ixoifi jaurs et k^tol^raQoe s*6tablit.
ïou(eB(MpartjM)ulaEitôscNat)^ fiftpniiflg «nar les xualades eomflie tous, .afin de nej^as.œmiBieUive de^niôpfrise.
{ia.Q0]ifl6stteoce de oe que je dis, c'est que si ou peu) f6M4Âr, j(mxm suIBsa&t, daos uu grauâ jooaiytiise de .(»s, 4ine ouse de lôugt-un jaua:s ppur Je t^^teipeat à Vichy, U eu est où il iàut le.dpuU^vet ji'x)Jdéii* «gu à uue sorbe de tàtoimemeat entre Taclion et le refK>s dans le tiailement.
TRAITJBMENT 2Sâ
Rien n'est plus propre à étudier l'action du bicarbonate de soude dans les inflammations, que ce qui se passe lorsqit'cm rapplique dans le traitement des angines aiguës; l'angine couenneiifle ea offre un exemple : Fcatpéri^ce nous apprend que si, dans ce cas, ce mojen thérapeutique peut faire des merveilles pour la dissolution des fausses membranes, il &ut 8*en défier, à cause de Tinfiammation spédale, alcaline, si tous roulez que je lui donne un nom, qui persiste bien longtemps après que la maladie est guérie.
CSes notloiis biéfi étaldies et le traitanent de Vichy bien compris, les eaux thermales de cette station goMssent te plus sourent ou paralysent le mauvais effet du catarrhe de la vessie, de l'inflammation de la prostate et des calculs urinaires.
Gela dit, voici votre presaiptioa :
Uu verre d'eau de Vichy des Géieslius le joatiu et autant le soir.
Uu baiu tous les jours, prolongé de une heure et demie, d'eau minéralisée à 34''.
Dès que les douleui's auront cessé autour de la ceinture, quelques douches minérales.
Après huitjours de ce traitement, M. M. vint retrouver son ami, se sentant ti ès-soulagé des reins et un peu de Testomac.
lie médecin ajouta ainsi à sa premièi^ or* donnance:
Deux verres de la même source matin et soir.
Un hain d'une heure, minéralisé et de 34'', et une douche après le hain.
Ce traitement fut hien supporté et aucun incident ne vint l'interrompre.
A son départy le docteur fit prendi'e une caisse de 50 bouteilles de la source des Gélestins, aûn de continuer le traitement.
M. M. était resté vingt-cinq jours à Vichy.
70 Contre ^affection goutteuse de Jf. A,
Ën arrivant à Vichy, M. A. n'a pasétéiieureuz, car il s*est re&oidi, età la suite d'un accès de fièvre violente, la toux est survenue, une douleur de côté, des crachats, mal à la gorge, de sorte qu il a £ait demander le médecin le plus rapproché.
Le médecin examine M. A., qui lui déclare être goutteux depuis longtemps, mais avoir éprouvé un refroidissement eu chemin de fer et être très-gêné pour respirer.
L^auscultation révèle des râles à la hase du poumon et les caractèi'es sibilants ne laissant
pas de doute sur Texisteace d'une bronchite
aiguë.
M. A. vient à Vichy pour traiter sa goutte, mais en ce moment il n'y a pas moyen d*y songer avant d'avoir guéri cette maladie intercurrente.
Nous laisserons les soins médicaux qui ont été donnés à M. A. et qui ont pris quinze jours.
IRous saisissons cet incident pour expti* mer un vœu, qui nous parait facile à réaliser dans rétablissement thermal, qu'on doitchercher à rendre le plus complet du monde.
L'inflammation de M. A. n'a pas été sérieuse, mais ^e aurait pu facilement devenir chronique : les maladies qui s'ajoutent aux affections diathésiques sont très-susceptibles
de prendre cette forme. Id, nous aurions eu
un cas de<:atarrhe bronchique goutteux. Cette affôctiou n'est pas la seule qui puisse survenir ayec un cachet spécial.
Le catarrhe du diabétique est dans ce genre.
Le catarrhe alhuminurique également
Ces trois catarrhes sont d'une nature pai'ticuhère ; ils empruntent au genre de \^ maladie leur caractère.
En dehors de ces trois espèces, nous pQt\rrions ajouter une espèce catarrhale, qui se développe souvent dans les affections du loie : c'est le catarrhe hiUeux. Cette espèce a autant de raison d être que la pneumonie bilieuse et la pleurésie bilieuse. Voilà don^ quatre sortes d'affections bronchiques et pulmouaires que leur nature spéciale amène .sur le terrain du traitement de Vichy.
Or, comment traiter pur les eaux minérales
238 tBAItSM£NT
une affection des bronches et de poitrine, sinon par les inhalations, le humage, les aspirations, la pulvérisation des eaux thermales?
n n'existe actuellemant à Vichy rien de spécial, alors qu il serait si facile d'y créer ce traitement.
Nous saisissons cette occasion pour demander la création d'une salle d'inhalation et de pulvérisation.
L'honorable M. Gallon, s'il réalise nos vœux, et nous ne doutons pas de sa bonne volonté, comblera une lacune bien souvent r^;rettabie.
Ces deux salles manijuent au grand établissement, pour les catarrbeux qui ont l'habitude de fréquenter Vichy, dans les cas de goutte, de diabète, d'albuminurie et d'affection chronique du foie*
Oigitized
tAAITEMENT â99
M. A., guéri à moitié de sa brouchite aiguë, n'était pas encore en état d'entreprendre le traitement des goutteux. Aussi le médecin eût-il la pensée de remédier aux lacunes de rétablissement thermal pai' la médication suivante :
Un verre d'eau du Puits-Ghomel, coupée de sirop de Tolu.
Deux inhalations artificielles par jour, avec la même eau, en se mettant au-dessus d'une casserolle remplie d'eau de Vichy bouillante au moyen de la flamme d'une lampe à esprit de vin.
L'analogie seule indique que cette méthode doit être efficace dans les affections catar' rhales.
Gomment les eaux du mont Dore agissentèUes dans les affections pulmonaires?
SIO TRAITEMENT
Ces eaiL\ agissent incoiilesLablemenl au moyeu du bicaibouato de soude et de Tai'senic, (Qu elles conlienneut comme les eaux de Vichy. La proporliou seule de ces principes les dilTéreucie.
Gomment les eaux d*Ems agissent-elles dans les mêmes maladies?
Ne sont-elles pas bicarbonatées en notable quantité : Tiodure de sodium et le bromure de sodium ne s*y trouvant qu'à l'état de trace?
Pourquoi donc les eaux de Vichy n'agiraientelles pas aussi utilement?
Cette question ne nous parait pas avoir été $8Sez étudiée et pratiquée.
Ce traitement improvisé pour M. A. eut le résultat attendu. En huit jours, il était tout à fait débarrassé de sa bronchite.
Une fois guéri de cette maladie intercurrente.
M. A. prit confiance dans son docteur et lui demanda de le diriger dans le traitement qu'il venait âdre à Vich^, contre sa goutte invô^ térée.
— Monsieur A., lui dit alors le docteur, ▼oiis voilà tout préparé à bien recevoir l'influence du traitement hydro-minéral.
Or, pour que vous sachiez ce que vous devez attendre et ce que vous ne pouvez pas espérer, voici les principes d'après lesquels je vous dirigerai.
Dans la goutte, il j(aut voir deux choses : La spécificité de la maladie, qui est la diathèse goutteuse et la lésion physique, Tacideurique.
La diathèse peut nattre d'elle-même, comme .
par le régime ou bien par ses ascendants et par hérédité. Gettediathèse n'est autre chose qu'un mode vital propre spécial, dont les caractères
physûiufis manquent, mais doni Texistence est aussi vraie que celle de la lésion.
Or^la lésion, c'est Texcès d'aâde uriqae que contient le sang. Mettes de l acide uiique en aussi grande quantité que possible dans le sang sans la diathèse, et la goutte n'existe pas : fun et l'autre sont indispensables pour constituer la maladie.
Or, quel effet produira l'eau de Vichy 1 Elle ne détruira pas la diathèse. Il n'est pas eu sou pouvoir d'agir sur un mode pai ticulier de la vitalité» mais l'eau de Vichy atta* quera et modifiera l'adde uri<^ue du saug, eu eu faisant passer une plus grande quantité à trdvers les relus pour être éliminée. Elle diminuera ou fera disparaiti^ Texcès de cet acide, qui met le diathésique goutteux sous le coup iucessaut de l'accès de goutte*
Digilized
TBAIT£M£NT 243
. La goutte toniqiieest donc bien combattueà Vichy.
La goutte atonique s'en trouve aussi bien ; car nous nous trouvons en présence des mémescauses ; pourquoi les mêmes effets ne se produiraient-ils pas ?
Le traitement, dans ces deux cas, est une afûdre de tact et de tempérament.
Àinsi, monsieur Â., vous avez eu plusieurs accès de goutte tonique. Il faut vous débarrasser de Tezoès d'acide uiique qui, caché dans le sang, peut vous le ramener.
Toutefois, la prudence exige de commencer par de faibles doses d'eau de Vichy ; car si on en prenait uue dose un peu élevée, on pourrait voir se reproduire Taccès que nous voulons éloigner et éviter.
Vçici doue votre presq^|»tioa ;
Un veri-e d'eau des Géleslins, matin et soir.
Augmeuter d'uu veri-e malin et soir au bout de huit joui's et pour ai-iiver à la dose de U ois verres au plus le matin et ti'ois verres le soii .
Un bain sera pris tous les denx joui s, moitié minéralisé à 35"" et d'une heure ou trois quarts d'heure seulement.
Dans la goutte atoniiiueja môme prudence doit être obsenrée; seulement, la source dont il &ut ûtire usage variera bien davantage, car une nouvelle indication est à lempUr : c'est de rendre le traitement tonigue. La source Lardy serait celle que je choisirais ou Mesdames, et pas de bains.
3é ne prescrirais pas de douches à percussion ni de bains de piscine, mais de temps en temps quelques bains de vapeur minéraux et
des douches de vapeur sur les extrémités infé-
TRAITEMENT 2l5
rieures, surtout dans les cas de goutte anomale, lorsc[u'il y a répercussiou sur reslgmac, la poitrine, le cœur ou la téte.
Gesiudicatious données, M. A. a suivi (j^uati^e semaines les prescriptions de son médecin, et s'il n'a pas été guéri, il a été notablement soulagé.
Poui' continuer le ti'aitement chez lui, il se fait suivre d'une caisse de 50 bouLeilies d'eau des Gèles tins.
80 Contre le diabète de M, L.
M. L.,diabéLL(iue,ebl arrivé en même temps que toute notre colonie de malades. Sur l'indication de sou docteur ordinaire, il avait déjà pris sa consultation du médecin, auquel il avait été adressé, lorsque, par un caprice si commua dans les malades, il no voulut plus suivre
94tt TRAITEMENT
le traitement qui lui avait été oidonné et se décida à eiposer lui-même ses symptàmes h un autre médecin.
Le nouveau docteur consulté interroge M. L. avec conscience, prend des notes et écrit tous les symptômes sur un cahier spécial.
La période du diabète n'était pas trèsavancée. La poitrine était intacte et Teiamen de Turine Mte par un pharmacien de Vichy, très-habile et très-renommé dans cette matière, ne rôvélaitqu'une très-faible quantité de glycûse.
En conséquence, le docteur prescrit :
Deux verres d'eau de la Grande-Grille le matin, et le soir un verre des Gélestins;
Un bain minéral tous les jours et une douche miu^aie ti'oide après le baiu.
M. L», qui prend graad soiade iaireexaminer ses urines tous les huit jours, fut heureux de constater le progrès de sa guérison par l'ao* tion bienfaisante de cette médication. Jamais ses urines n'avaient été purgées de glycose et il ne s'en trouvait pas de trace eu ce moment.
Aussi, suivit-il les conseils de son médecin, qui, à la lin de la première quinzaine du traitement, lui ordonna la source Lardy le matin ei les Géieâtiiis le soir, pour fortiûer les musdes et le sang.
Vingt-cinq jours se passèrent ainsi à Vichy et M. L. s'en i*etourna chez lui en emportant une caisse d'eau des Célestins.
Si M. L. avait eu un diabète chronique, les résultats obtenus n'auraient pas été aussi éclatants, niai:> le bien aurait été aussi sensible.
)I8 TnAITEMEMT
06 Contre Valbumincrie de ii. P,
M. F. pense que les docteuis ijui restent à Vichy toute Tannée et qui soignent les habitants de cette ville sont plus expérimentés que tes autres ; aussi s adresse-t-il à un médecin local.
Les symptômes de la maladie sont demandés et exposés.
L*urine est soigneusement gardée et traitée par la chaleur et lacide nitrique. La quantité d*aU)umine liouvée n est pas ti*ès-forte.
La maladie est récente et aucun signe sérieux, comme du trouble dans la vue, un commencement d'inûltration ou de l'hydi^opisie, ne vient compromettre la vie.
Sans l'examen de l'urine et la douleur des reiiis, il aurait été impossible de s'apercevoir de ralbumiuurie.
Voici i'ordoimâuœ presaile:
Un verre de l'Hôpital le matin et un verre ' de Mesdames le soir.
Un bain tous les jom-s, à 34^, moitié minéralisé et d'une heui-e.
Après trois jours de ce traitement, M. F. a été pris de courbatm'e et forcé de garder la chambre. 11 a la fièvre thermale. Le repos a suiH pour le remettre de cette ûèvre.
En voici les principaux caractères en supposant qu'elle mérite un nom particulier.
Après une assez vive excitation, on sd sent très-faible, on a froid et cliaud par tout le corps, inappétence, inbomiiie, mal de tête.
Cette fièvre thermale s'observe dans toutes les stations d'eau bicarbonatées, sulfureuses ou chlorurées.
Pour enlever cette petite indisposition, 30
grammes de sulfate de magnésie furent ordonnés dans un verre de thé noir.
Dès le lendemain, M. F. pouvait recom* mencer son traitement.
La source de l'Hôpital n*a pas été continuée et elle a été remplacée par celle des Gélestins, la digestibilitédes eaux froides de celle-ci convenant mieux à son estomac. La dose en a été portée à deux verres.
La quautilé d albumine a diminué très-peu pendant le séjour de M. F. à Vichy, mais c'est un résultat prévu dans cette affection.
L'effet est très-lent, beaucoup plus que dans le diabète ; aussi ne doit-on attendre de vrai résultat qu'un mois après la rentrée chez soi.
M. F. va, du reste, continuer à prendre les eaux de Vichy chez lui; il a emporté une cai&- 9e d*eau d'Hauterive,
TRAITEMENT SBl
M. F. a prolougé son séjour à Vichy 30 jours.
lO» Contre la cachexie paludéenne et Fhffper" traphU de la rate de M. Y.
M. V. sait que Vichy possède uu hôpital militaire et il est tout naturel qu'il s'adresse aux himièares de ceux qui ont dixigô et dirigent cet établissement*
M. V. expose au docteur Fôtat dans lequel il se trouve par soite^de ses accès de flèvie, que rien n*a pu détruire, et l'abus qu'il a Mt du sulfate de quinine sous toutes les formes.
Après examen des organes du ventre, il est constaté que le foie et la rate ont augmenté de volume. H y a une atonie générale et une débilité dans les voies digestives.
Le docteur prescrit:
Peudaul les quinze premiers jours :
Eau de la Graude-GriUe, deux verres le matiu et uu verre le soù*.
L u l>âûu tous les joues» trois quarts minéralisé* d'uae heure, à ^\ uue douche Iroide sur l épuie dorsale de deux minutes, après le haiu, et uue promenade de demi-heure.
Régime tii^s-touique.
Les quinze jours suivants :
Changer la source de ia Grande- Grille pour la source Lardy.
L'état des forces de M. V. a repris peu à peu, la coloration des joues a reparu, le teint n'est plus aussi pâle, Tappétit est meilleur, la rate et le foie ont, pour ainsi dire, repris leur volume normal.
A son départ de Vichy, M« V. est en boiiue Toîedeguérison.
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