CHAPITRE PREMIER
Sommai». — DéflnitUm dtt tevmei de méMa» las plut umdi pow 1m nulÉâiat titHéM à Vic^. — Utlâdie «t mffectioB. ~ Maladia aiguë, tntladfo «hroniqae. — Fottetioii et nuMb foafltioaneUe. Fièvre. — Tnuçénmmi et constitQtion. — Symptôme* '—Inflemnielioa — Bagorgcnent, iadnntk», Igrpertropie. - BmbeniM. — Uaiedie ergeolqtte. — Catarrhe. — Calsiil. — Hjdropisie. Tumeur. DU-
Maladie et affection
Le malade. — Qu'es&Hse qu'on entend par les mots maladie et affection 7 Le médecin, — Rimi n'eat ^ua fiicile à
comprendre. Qui est-ce qui n'a pas été une ou plusieurs fois malade dans sa vie ?
Et cependant, rien de plus difficile à définir.
Tout le monde sait que l'altération de la santé est la maladie, c'est-à-dire cet état du corps opposé à celui de la santé.
On peut dire encore que la maladie est toute
perturbation survenue dans une ou plusieurs parties du corps^quisemanifestepar le trouble d'un ou de plusieurs organes en particulier ou de leur fonction, ou bien encore d'un ou de plusieurs appareils en entiers.
Le mot affection est le plus souvent employé comme synonyme de maladie.
Il peut être également pris dans son sens le plus général pour signifier toute condition contre' nature de Toiganisme. U compren-
drait alors comme espèce les monstruosités, les difformités, cjui De constituent pas toujours des maladies proprement dites.
On dira indifièremmeut, en parlant de quelqu'un^ qu*U a une affection d'estomac, aussi bien qu'une maladie d'estomac.
Maladie aigruë, maladie chronique
Le malade. — Qu'est-ce qu'une maladie aiguë et une maladie chronique ?
Le médecin. — Les maladies aiguës sont celles qui, ayant une certaine gravité, parcourent vite leur période. On les divise en subaiguês, de vingt à quarante jours, et en aiguës
proprement dites, de quatorse jours.
18 TBRM£S D£ MÉDECINE
Les maladies très-aiguës se lermineut ea deux ou trois jours.
Les maladies chroniques sont celles qui se prolcmgent au-delà de quarante jours.
Cette distinction a des exceptions.
Une ûèvre tierce, même après trente accès, est une maladie aiguë.
Une atlèction tul)ercul6Uâe ou uu rhumatisme sont des maladies chroniques dès leur début.
Fonction, maladie fotteUonaeUe
Le malade. — Qu'est-ce qu'une fonclioii et une maladie t'onctiouiielle ?
Le médecin, — La i'onctiou d'un organe, de Testomac pai- exeuipie, est le mode d'action
T£RM£S DE M£D£GIN£ 10
propre à oet organe. Ainsi, Testomac a pour mode d'action d'opérer le pr^ooier acte de la digestion.
On dit que l'estomac ne iait pas bien sa lonction si les aliments lui sont lourds et y portent le trouble, suivi de renvois, éructations, rapports, etc.
Les fonctions peuvent être communes à tous les êtres organisés, tant végétaux qu'animaux.
il y a trois grandes ionaions dans l'ordre de la nature : .
La fonction de nutrition,
La fonction de reproduction,
La lonction de relation.
Ces trois fonctions appartiemient au règne animal.
Les deux premièi*es appartiennent au règne végétal.
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1^ loactiou de niuritiou couipreud : la digestion, l uriualiou, la respiratioa et la circulation.
1^ louciiûu de la digestion s'opère dans 1 appareil qui comprend tout le tube digestif, la bouche, 1 œsophage, l'estomac, Tiatestin grêle et le {^l os intestin, en y comprenant leurs
annexes.
D où I on voit qu'un appareil est formé de la réunion de plusieurs organes qui concourent tous à une seule fonction.
La fonction est dans l'acte spécial que chaque appareil exécute.
Chaque appareil n'accomplit qu'une fonction.
La maladie fonctionnelle s'adresse à l'acte que diaque appareil accomplit dans certaines de ses parties et non à l'appareil lui-même.
TBRMES DE IcSnEGINE 91
Par exemple, la dyspepsie ne s'adiesse qu'à
la difficulté de la digestion dans Festomac.
La dyspepsie, s'adressant à la fonction de Testomac el non aux parois de Feetomac ou a Torgane lui-même, est donc une maladie fonctionnelle.
FièTre
Le malade. — Qu'est-ce que la fièvre?
Le médecin. — La fièvre existe toutes les fois qu'on éprouve une altération de la santé accompagnée d*une accélération du pouls et d'une augmentation de chaleur.
Le corps devient brûlant et le pouls fréquent.
Ces deux caractères suffisent pour reconnaltre la fièvre.
n 1BRMKS DK HÉDSCIMB
Pendant longtemps, on a considéré la fièvre comme constituant une maladie par ellemême : d'oà la classe des fièvres essentielles.
Aujourd'hui, le plus grand nombre des médecins considère la fièvre comme sous la dépendance d*une altération d*oigane ou des liquides.
Cette question est une de celles qui ont soulevées les plus vives controverses; elles sont loin d'être éteintes.
Tempéramêiit et constitntion
Le malade. — Qu'est-ce que le tempérament et la constitution ?
Le tm^tecin. — Le tempérament est la pré-