EXAMEN DE CONSCIENCE PLUS ÉTENDU
pour servir à une confession générale, I. COMMANDEMENS DE DIEU.
Premier commandement:
Je suis le Seigneur votre Dieu, vous n'aurez point de dieux étrangers devant moi; vous ne vous ferez point d'image taillée et vous ne l'adorerez point.
On doit, pour adorer Dieu dignement, croire en lui, espérer en lui, l'aimer de tout son cœur, et lui témoigner le plus profond respect.
1. Par rapport à la foi interrogez - vous donc somme il suit:
Ai -je en tout temps cru tout ce que Dieu a révélé, et ce que la sainte Église catholique ordonne de croire?
N'ai-je pas scruté les mystères de la foi? me suis -je arrêté sciemment et volontairement à des doutes contre quelque article de foi ou n'ai-je pas peut-être soulevé le même doute en d'autres personnes?
N'ai-je pas résisté à la vérité reconnue?
N'ai-je pas rougi de ma foi, devant d'autres, par respect humain et négligé par là quelque devoir essentiel de ma religion, comme par ex. d'entendre la Messe le Dimanche, de ne pas manger de la viande les jours d'abstinence. N'ai-je pas manqué en diverses occasions de défendre la foi contre des librespenseurs, des hérétiques ou des infidèles, lorsque j'aurais pu le faire facilement et quand cela aurait été de mon devoir?
N'ai-je pas été assez indifférent ou assez insensé pour dire ou penser que toutes les religions sont bonnes et qu'il n'importe pas pour le salut d'en embrasser une autre?
N'ai-je pas raillé ou méprisé d'autres fidèles à cause de leur piété?
SUR LA PÉNITENCE
N'ai-je jamais désiré sérieusement l'abrogation de quelque point de la foi, comme par ex. de la confession, etc., ou un changement dans les ordonnances de l'Église, comme pour la loi du jeûne, etc. et cela par mépris? Ai-je nourri ce désir en moi ou ne Tai-je point manifesté?
Ne suis-je pas moi-même cause de mon ignorance dans les principaux mystères de ma religion, par ma négligence et par le peu d'estime que j'ai de la doctrine chrétienne?
N'ai-je point lu sans permission des livres hérétiques, les ai-je conservés chez moi, ou vendus, en ai-je fait présent, ou ai-je donné à lire à d'autres des livres qui contenaient des railleries et une doctrine pernicieuse contraire à la foi catholique?
N'ai-je point, même au péril de ma foi, visité les églises des hérétiques ou écouté leurs prédications?
N'ai-je point, au péril de ma foi , entretenu sans nécessité mais volontairement un commerce intime avec des hérétiques, des infidèles, des ennemis de la religion, des hommes dissolus, principalement avec ceux qui ne croient obstinément qu'à leurs fausses imaginations et lumières? N'ai-je point fréquenté leurs réunions? Ne suis-je point membre de quelque société secrète, interdite par l'Église?
Ne suis-je pas en possession de petits livres suspects contenant de fausses dévotions, de fausses indulgences, et des oraisons prétendues miraculeuses que l'Église catholique n'a pas approuvées? ne continué-je pas d'en faire un usage défendu?
Ai-je négligé sciemment de faire souvent les actes nécessaires des trois vertus théologales, de foi, d'espérance et de charité, surtout dans des tentations opposées à chacune de ces vertus et dans le danger de mort?