Par rapport à V espérance chrétienne demandez-vous
N'ai-je pas dans le temps des adversités douté
du secours et de la providence de Dieu? n'ai-je point alors pensé ou dit: «Dieu ne peut ni ne veut m'assister?»
N'ai-je pas, dans la tristesse, murmuré contre Dieu, ou ne Fai-je pas accusé d'injustice, parce qu'il m'envoyait beaucoup de souffrances, en pensant ou disant: «Dieu ne se mêle pas de moi?»
N'ai-je pas eu de la défiance du secours de Dieu touchant ma conversion ou le pardon de mes péchés, ou n'ai-je pas peut-être déjà désespéré de mon salut? Au contraire, n'ai-je pas présumé témérairement de la miséricorde de Dieu; ai-je à cause de cela continué à pécher par présomption et toujours remis ma conversion et l'amendement de ma vie, précisément parce que Dieu est bon?
Ne suis-je pas aussi dans la pensée que je n'ai besoin que de confesser mes péchés plus tard pour en recevoir le pardon; cette pensée n'est-elle pas cause que je pèche plus librement; ne me dis-je point par ex. à moi-même : il est indifférent que j'aie à m'accuser d'avoir péché cinq ou dix fois, cela passe en un coup?
3. Par rapport à l'amour de Dieu demandez-vous : Me suis-je souvent, excité à la reconnaissance
envers Dieu pour les bienfaits temporels et spirituels dont il m'a comblé?
Ai-je toujours formé, dès le matin, la bonne intention de faire et de souffrir tout pour Dieu?
N'ai-je jamais conçu dans mon cœur de la haine ou du mépris pour Dieu ou montré même dans mes actions mon mécontentement et ma colère contre lui?
N'ai-je point longtemps et à dessein tardé à me convertir?
4. Sur les devoirs de religion demandez - vous : N'ai-je point souvent négligé volontairement la
prière ou ne l'ai-je point faite négligemment?
N'ai-je jamais commis de sacrilège, par exemple : par des confessions mauvaises, par des communions
SUR LA PÉNITENCE
indignes, ou par la réception de tout autre sacrement, tandis que j'étais en état de péché mortel? ou par un vol de choses appartenant à l'Église?
N'ai-je point commis des légèretés dans l'Église, en jetant les yeux ça et là, en y causant, en y riant? n'y ai-je point péché contre la modestie par des parures indécentes, un maintien ou des discours lascifs ?
N'ai-je point méprisé ou tourné en dérision les images, les reliques, les usages de l'Église, les prédications et autres instructions?
N'ai-je point profané en quelque manière les lieux saints; n'ai-je point déshonoré les prêtres ou d'autres personnes consacrées à Dieu?
N'ai-je point commis de superstitions, c'est-à-dire, ne me suis-je pas servi de certains moyens pour une fin pour laquelle ils n'ont pas été institués de Dieu ni approuvés par la sainte Église, par exemple, pour détourner un malheur ou une maladie?
N'ai-je point d'une manière superstitieuse voulu apprendre des choses futures ou cachées, qu'on ne saurait connaître par des moyens naturels, comme par exemple, de vouloir par le moyen des cartes m'instruire d'un objet volé ou perdu?
Ne me suis-je pas fait dire la bonne aventure ou fait expliquer les songes ou ne l'ai-je pas fait moi-même ?
Ne me suis-je pas servi de moyens superstitieux, comme de certaines prières pour scruter l'avenir, pour guérir des maladies, pour détourner de moi des malheurs, ou pour devenir riche?
Deuxième commandement, «Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu.» On transgresse ce commandement par le blasphème, par l'abus du serment et en violant les vœux.