‹ Le livre des ParfumsChapitre 49 sur 71 · Inventaire de la royne Anne de Bretagne · texte numérisé non relu

Inventaire de la royne Anne de Bretagne

déjà indiqué, il est vrai, par l’Arabe Rhasès, mais que Basile Valentin fut, dit-on, le premier à produire ou à reproduire. La curieuse illustration ci-contre tirée du « Musœum Hermeticum » représente, sous les figures mystiques du temps, cette conquête de la science.

Le premier parfum alcoolique dont il soit fait mention est l’eau de la reine de Hongrie, dont voici l'histoire : En l’an 1370, la reine Elisabeth obtint d’un ermite (quelques-uns même disent d’un ange) la recette de cette eau merveilleuse et, après s’en être servie quelque temps, elle devint si belle que le roi de Pologne, en étant éperdument amoureux, la demanda en mariage. Cette légende, tirée d’un vieux livre imprimé à Francfort, en 16^9, est citée par Beclcmann dans son Histoire des Invention s, mais il ajoute iu. qu’il n’en croit par un mot, conclusion peu galante,

l I 7 gg ' car la femme peut plaire à tout âge, même sans avoir

recours à l’eau de la reine de Hongrie. Pour celles, toutefois, qui veulent mettre à l’épreuve les vertus de cette eau, nous dirons qu’elle a pour base principale le romarin.

Bien que les parfumeurs eussent été réunis en corporation, comme nous l’avons vu, dès le xi° siècle, il est assez probable qu’ils-restèrent peu experts jusqu'à la venue des Médicis; aussi pendant longtemps la France fit venir les parfums les plus fins de l’Orient, et un peu plus tard de l’Espagne ou de l’Italie.

En effet, l’Espagne, par suite de l’occupation arabe, et l’Italie, grâce à ses fréquents rapports avec le Le-

vant, furent les premières contrées en Europe qui remirent en usage les parfums et les cosmétiques.

Malgré la haine invétérée des Espagnols contre les Mores, ils ne dédaignèrent pas, quand ils eurent chassé ces derniers de leur pays , d'adopter beaucoup de leurs coutumes, et, entre autres, celle de se servir de parfums. Pendant longtemps, les parfumeurs arabes qui avaient obtenu, en faisant leur soumission, la permission de rester dans le pays, gardèrent le secret de leurs compositions et le privilège de les fournir à leurs vainqueurs, mais peu à peu; les Espagnols devinrent aussi habiles qu’eux, et le commerce passa entre leurs mains.

La découverte de l’Amérique acheva le succès de cette industrie en lui fournissant une foule de nouveaux matériaux. Le goût était à cette époque pour les parfums violents, tels que l'ambre, le musc, la civette. On enduisait des peaux de ces aromates et on en faisait des gants, des pourpoints, des ceintures. La parfumerie moderne se sert encore de cette peau d’Espagne. qui a gardé son nom et sert à confectionner des sachets.

C'est par Venise que les parfums pénétrèrent en Italie, et de là se répandirent bientôt dans toute la péninsule. Ils furent d’abord importés d’Orient, mais les Italiens ne tardèrent pas à tirer parti des substances odorantes que leur a prodiguées la nature. Outre les fabricants laïques, on vit dans quelques couvents les moines utiliser leurs loisirs et leur science à

produire des essences. Il restait encore, il y a quelques années, un spécimen de ces établissements, le couvent de Santa-Maria-Novella, à Florence, où les bons pères vendaient des produits portant le cachet du moyen âge, mais tout cela est changé maintenant; le couvent est devenu une simple boutique habitée par des commis en habit noir, et n’ayant gardé de ses anciennes reliques qu’un alambic assez curieux, dans lequel on peut distiller une douzaine de parfums à la fois.

Le xv e siècle, ce brillant cinque cento, dont les Italiens-sont justement fiers, fut un siècle d’or pour les parfums et les cosmétiques ; les premiers prêtaient leur appui au luxe effréné qui régnait alors, les seconds venaient en aide à la beauté des nobles patriciennes et servaient à effacer la trace des veilles et des fatigues. Parfois ils avaient simplement pour but de satisfaire un caprice, tel que celui qu’eurent les Vénitiennes, à cette époque, de teindre en blond leurs magnifiques cheveux noirs, caprice qu’eurent jadis les Romaines, et que nous nous permettrions de traiter de folie s’il n’avait pas si récemment possédé nos compatriotes. Aussi, loin d'oser nous attaquer à une si puissante souveraine que la mode, nous donnerons à nos lectrices, dans l’espoir qu’il en est quelques-unes que cela pourra intéresser, la recette qu’employaient les Vénitiennes pour produire cette nuance si désirée qu’on nommait fila cCoro, fil d’or. On prenait deux livres d’alun, six onces de soufre noir et quatre onces

La donna che si fa biondi i capçlli.

fesse Nani *, et César Vecellio, cousin du Titien, nous apprend, dans son intéressant ouvrage, « Degli habiti

i. Ricettario délia Confessa Nani.

antichi e moderni », comment on l’employait. Les dames se rendaient sur la terrasse de leur maison, imbibaient bien leurs cheveux de la lotion, et restaient assises là pendant des heures entières exposées aux rayons du soleil, qui fixait la couleur. Pour protéger leur teint, elles portaient un chapeau sans fond mais à vastes bords, et laissaient pendre leurs cheveux tout autour jusqu’à ce qu’ils fussent secs. Vecellio complète sa description par l'illustration ci-contre, qui donnera une idée exacte de l’opération. Il est à présumer que les nombreux modèles blonds, que les peintres de l’époque ont reproduits, devaient, pour la plupart, leur chevelure dorée à ce procédé, car cette couleur est assez rare de nos jours parmi la population.

En France, les parfumeurs cumulaient avec leur emploi celui de barbier, de testonneur (ou friseur) et d ’étuviste; on trouvait chez eux des bains et tout ce qui était nécessaire aux soins de la toilette.

« A l’issue des salles du logis, dit Rabelais en décrivant l’abbaye de Thélème, estoient les parfumeurs et testonneurs, par les mains desquels passoient les hommes quand ils visitoient les dames. Iceux fournissoient par chascun matin les chambres des dames d'eau rose, d’eau de naphe et d’eau d’Ange, et à chascune la précieuse cassolette vaporante de toutes drogues aromatiques 1 . »

1. Cette description, quoique s’appliquant à un lieu imaginaire, peut î prise pour une peinture des coutumes de l’époque.

Les 1 grands personnages avaient auprès d’eux des valets qui s’occupaient spécialement de tous les soins de la toilette et qui préparaient aussi souvent leurs parfums.. L’histoire nous a conservé le nom d’Olivier le Diable, qui remplissait cet office auprès de Louis XI, et les Comptes royaux nous apprennent que François I er chargea son valet de chambre, François d’Escobat, qui était Espagnol, de confectionner « des parfums, eaues, musqués de nafle, cassollettes et gands perfumez pour envoyer au roy d’Angleterre i . »

Lorsque Catherine de Médicis vint en France épouser Henri II, elle amena avec elle René le Florentin, qui était fort expert à préparer les parfums et les cosmétiques.

Il établit sur le Pont-au-Change une boutique qui devint le rendez-vous du monde élégant ; malheureusement il ne se contentait pas d’être un fort bon parfumeur, il était aussi un habile empoisonneur, et sa royale protectrice passe pour avoir eu souvent recours à ses talents. Parmi ses victimes, les hi'storiens citent Jeanne d’Albret, mère de Henri IV, qui mourut, diton, d’avoir porté des gants parfumés dont Catherine lui avait fait présent; mais les chimistes modernes doutent de la possibilité d'un empoisonnement par ce moyen.

On avait alors coutume de parfumer les fontaines dans les fêtes publiques, et en l’an 1548, la ville de

. Comptes royaux, 1528.

Paris paya la somme de six écus d’or à Georges Marteau « pour herbes et plantes de senteur pour embaumer les eaux des fontaines publiques, lors des derniers esbattements. »

Sous le règne de ce monarque efféminé, Henri III, l'abus des parfums devint si grand qu'il attira de nouveau les foudres des moralistes. Nicolas de Montaut, entre autres, dans son Miroir des François (1582), reproche aux dames d’employer « toutes sortes de parfums, cordiaux, civette, musc, ambre fin et autres précieux aromates pour parfumer leurs vêtements et leur linge, et voire même tout leur corps. »

Il parut vers cette époque divers livres concernani les parfums et la manière de les préparer. Déjà Albert le Grand, en 1480, avait traité ce sujet dans ses « Secrets ». En 1530, André le Fournier publia « La Décoration d’humaine nature et ornements des dames », et en 1556, Nostradamus, un opuscule que nous avons déjà cité, et qui, entre autres merveilleuses recettes, contenait celle d’un cosmétique composé de sublimé, au moyen duquel une femme de cinquante-cinq ans n’en paraissait pas plus de dou\e. Il y avait de quoi, en effet, retomber en enfance.

En 1582, un médecin, nommé Jean Liébaut, produisit « trois livres de l’embellissement du corps humain », dans lesquels il cherche à prouver que la beauté est bien plus précieuse que la science, la vertu et la richesse; c’est pousser un peu loin, on l’avouera, l’amour de la forme.

L'ouvrage le plus célèbre dans ce genre fut publié à Venise, en 1555, par l’alchimiste Girolamo Ruscelli, et fut ensuite traduit en français sous le nom des « Secrets de maître Alexis le Piémontais. » Comme spécimen des formules qu’il renferme, nous donnerons celle d'une eau pour le teint qui offre quelque analogie avec les recettes arabes dont nous avons parlé. « Prenez un jeune corbeau au nid, nourrissez-le d’œufs durs pendant quarante jours, tuez-le et distillez-le avec des feuilles de myrte, du talc et de l’huile d’amandes.» Le cor- Aiambic de Gessner. beau employé pour

blanchir la peau formait une jolie antithèse et contribuait sans doute autant à ce but que le caillou du moine à faire la soupe.

Nous mentionnerons ici également un ouvrage de Conrad Gessner, de Zurich (1554), traitant de la distillation, auquel nous empruntons l’illustration cidessus, qui représente un alambic de la forme la plus primitive.

Nous citerons en dernier lieu la « Magie naturelle », de J.-B. Porta, de Naples, où se trouve, entre autres choses curieuses, une méthode pour distiller au

Alambic solaire de Porta.

moyen des rayons solaires. Nous reproduisons ici le modèle de cet appareil dans toute sa naïveté. On est revenu récemment à cette idée, et on a même prétendu en faire une nouvelle découverte, oubliant sans doute l’adage du roi-philosophe « Nil novum sub sole. »

En Angleterre, ce fut durant le règne de la reine Élisabeth que les parfums commencèrent à s’employer en grande quantité. Un vieux chroniqueur nommé

Howes nous raconte que jusqu’à la quatorzième ou quinzième année du règne de cette souveraine, on ne savait pas faire dans ce pays de parfums ni de cosmétiques de grande finesse, mais qu’alors l’honorable Édouard de Vere, comte d’Oxford, revint d’Italie et rapporta des gants, des sachets, une jaquette de cuir parfumée, et autres choses plaisantes.

La reine Élisabeth. La reine reçut pour sa part

une paire de gants parfumés et en fut si ravie, qu’elle fit faire son portrait les ayant aux mains, et, depuis ce temps, on appela cette odeur le parfum

Éventails.

du comte d’Oxford. On la représentait aussi parfois avec un éventail, nouvelle importation d’Orient, qu’on parfumait comme tout le reste.

La reine Élisabeth portait généralement sur elle un epomandre ou pomme d’ambre, et un jour on lui fit présent d'une ceinture de pomandres, ce qui la charma fort.'

Nous avons déjà parlé de ces pommes d’ambre qui étaient devenues d’un usage si général sur le continent, que Jodocus Badius, caricaturiste allemand, en place une à la maison d’un de ses personnages, dans une gravure publiée en 1502, que nous reproduisons ici,

et qui flagelle l’abus des odeurs. Dans ce bateau, qu’il nomme « scapha ol/actionis stultæ », on voit un parfumeur ambulant qui vient de vendre cette pomme.

Les pommes d’ambre passaient pour être d’excellents préservatifs contre la peste, qui faisait alors de fréquents ravages en Europe, et on prit l’habitude de les porter avec soi en les respirant de temps à autre; beaucoup de portraits de l’époque représentent des personnes tenant cette pomme à la main.

Si quelques-unes de nos lectrices désirent savoir de

quoi se composaient ces pomandres, en voici la recette empruntée à un auteur contemporain : « Prenez du terreau fin nettoyé et trempé pendant sept jours dans de Peau de rose, puis du labdanum, du benjoin, des deux storax, de l’ambre, de la civette et du musc, incorporez-les ensemble et faites-en des boules, et avec cela, ajoute le caustique écrivain, si vous n’avez pas l’haleine trop forte, vous sentirez aussi bon que le petit chien d’une dame. »

Les pomandres qui figurent au frontispice de ce chapitre se trouvent au musée de South Kensington et sont à peu près de cette époque.

Le musc et la civette entraient alors, comme nous l’avons dit, dans la composition de presque tous les parfums. Shakespeare en parle très-souvent dans ses pièces. « Il se frotte de civette, dit un de ses personnages; ne sentez-vous pas ce que cela signifie? c’est que le jeune homme est amoureux. » « Lettre sur lettre, cadeau sur cadeau, et tout cela exhalant une délicieuse odeur de musc », s’écrie mistress Quickley en énumérant à FalstafF les hommages offerts à sa commère.

Autres temps, autres mœurs : un soupirant de nos jours, se frottant de musc ou de civette pour aller faire sa cour, s’exposerait à être promptement éconduit, ou, si on le tolérait il produirait sans doute beaucoup plus d’effet sur la tête de sa belle que sur son cœur.

Le mercier-parfumeur ambulant existait encore du temps du grand poëte. Dans son « Winter’s Taie »,

DEPUIS LES GAULOIS JUSQU’A NOS JOURS. 3 iy

il introduit un colporteur de ce genre, nommé Autolycus, qui énumère ainsi tout ce qu'il vend :

Des gants de rose parfumés,

Masques pour ligure et pour nez,

Beaux bracelets et colliers d’ambre,

Parfums pour embaumer la chambre.

C’était, en effet, la coutume de brûler des parfums dans les appartements, mais les gens .économes y substituaient des branches de genièvre. Quelquefois même on se contentait de joncher le parquet des roseaux odorants dont nous avons déjà parlé. Il se faisait alors une assez grande consommation d’herbes, tant aromatiques que médicinales, et le centre de ce commerce, à Londres, était une rue nommée Bucklersbury, d’où vient l’expression de Shakespeare : « sentant aussi bon que Bucklersbury à la cueille des simples. »

On avait aussi importé de l’Orient l’habitude de lancer à ses visiteurs une pluie d’eau de rose en signe de bienvenue ; on se servait pour cela de longues bouteilles munies d’un col étroit qu'on nommait casting bottles. On connaissait également les soufflets pour imprégner l'air de parfums, invention dont plus tard le maréchal de Richelieu fit son profit.

La chuté de Charles I er amena celle des parfums ; les austères puritains méprisaient de pareilles frivolités; mais à la rentrée de Charles II, « le gai monarque », ils revinrent en faveur. Ce fut alors que commença la vogue de la poudre et des mouches. Il est

probable qu’en recherchant l’origine d modes, on trouverait qu’elles furent ame personnes influentes, l’une ayant vu blanc

veux avant l’àge, l’autre ayant quelque imperfection à cacher, et toutes deux désirant, comme le renard qui avait perdu sa queue au piège, voir leurs compagnes se mettre à l’unisson. Nous ne pouvons rien affirmer pour

la poudre, mais pour les mouches nous avons, pour appuyer notre opinion, Pepys, le bourgeois naïf et bavard du temps de Charles II, qui, dans ses mémoires, nous apprend que la duchesse de Newcastle portait des mouches pour dissimuler des boutons qu’elle avait autour de la bouche. Les mouches furent d’abord de simples petits ronds de taffetas noir, mais bientôt, la fantaisie s’en mêlant, elles affectèrent les formes les plus bizarres et représentèrent des demi-lunes, des étoiles et jusqu’à des voitures à quatre chevaux, comme on en pourra juger par le portrait ci-joint d’une dame de l’époque.

Cette duchesse de Newcastle , dont nous venons de parler, a traité le sujet des cosmétiques dans ses « Poèmes et Fantaisies », mais nous doutons que ses conseils soient fort goûtés de nos lectrices. Ainsi elle indique la façon de faire d’excellente poudre à dents avec de la brique pilée, prétend qu’on doit s’arracher les sourcils de façon à n’en laisser qu’un mince filet, et recommande aux dames de se laver la figure avec du vitriol pour se faire venir une nouvelle peau.

Un autre livre de parfumerie publié en 1663 sous le règne de la reine Anne est moins barbare dans ses prescriptions, mais n’est pas beaucoup plus avancé

3 i8 le livre des parfums.

au point de vue de l’art. Entre autres formules bizarres il donne celle d’une pommade composée de la graisse d’un jeune chien mélangée avec des pommes.

Dans une comédie anglaise du temps, intitulée « le Virtuose », un parfumeur énumère ainsi tous les objets dont il fait commerce : « J’ai de bons gants, de l’ambre, des parfums d’Orange, de Gênes, de Rome, de frangipane, de néroly, de tubéreuse, de jasmin et de maréchale, toutes espèces de coiffures, tours, frisettes, etc., des lotions pour la figure, de l’eau d’amandes, les meilleures pommades de l’Europe, et surtout une composée de graisse d’agneau et de rosée de mai. J’ai aussi une excellente confection de mercure et d’os de porc, pour conserver la beauté aux femmes qui en ont et la rendre à celles qui l’ont perdue. »

Cette description est assez curieuse comme indiquant l’état de l’industrie à cette époque, mais il faut avouer que Y excellente confection mentionnée en dernier ne nous donne pas lieu d’envier le talent de nos prédécesseurs.

A propos de prédécesseurs, disons ici que le parfumeur à la mode à Londres, il y a un siècle et demi, était un certain Charles Lilly, qui, par une singulière coïncidence, habitait la maison que nous occupons en ce moment 1 . Ses louanges ont été chantées par les revues humoristiques qui paraissaient alors, telles que le Spectator et le Tatler. Ce dernier recueil vantait

i. Dans le Strand, an coin de Bcaufort Buildings.

entre autres son tabac parfumé « qui rafraîchissait la cervelle de ceux qui en avaient trop pour leur tranquillité, et réjouissait celle de ceux qui en avaient si peu qu’ils n’en sentaient pas la privation. »

Il est temps de retourner en France, où nous nous sommes arrêtés au règne de Henri III. Henri IV, ce rude batailleur, aimait mieux l’odeur de la poudre que celle des aromates, mais ce goût n’était pas partagé par ses favorites ou du moins par Gabrielle d’Estrées, qui possédait parmi ses bijoux : deux chaînes de parfums, six boutons d’or et de diamants pleins de parfums, un bracelet d’or à plusieurs senteurs, une poire de parfums et une main de parfums garnie d’or 1 .

Les parfums rentrèrent à la cour avec les Concini sous Louis XIII.

On mit alors aussi un grand luxe à la confection des objets de toilette, comme on en pourra juger par les flacons finement sculptés de l’époque, et la belle collection de Flacons Louis xm.

peignes qui se trouve au musée du Louvre et dont nous donnons un spécimen.

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