‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 10 sur 213 · Anne Blondeel. Voir tome I''', page 1J · texte numérisé non relu

Anne Blondeel. Voir tome I''', page 1J

A Textérieur, on voit, en grisaille, la Jeune Vierge gravissant les degrés du temple Qt la Visitation. Ces peintures sont encore à Delft'.

Fl^LANCISCUS PoURBU5IU5,BrUGENSIS.

J^aircfuitvtcior^Jdtus P avr-ffUJius : cirie l^ertPivviitre j^rior- jic vtonum&ntii do-cait .

FRANÇOIS POURBUS (LE VlEUx).

D'après la gravure de H. Hondius.

Il était bon cosmographe ou géomètre, et exécuta, pour la municipalité de Bruges, une grande toile, peinte à Thuile, représentant le

1. Ce tableau a disparu. L'importance que van Mander lui accorde doit faire adntettre avec Taurel {Art chrétien, etc., tome II, page 224) que le peintre avait de vingt à trente ans lorsqu'il vint se fixer à Bruges.

Franc, avec tous les villages et lieux qui en dépendent ; mais, comme la toile était revêtue d'une épaisse couche de couleur à la colle et qu'elle était souvent roulée et déroulée, la peinture eut beaucoup à souffrir et s'écailla en maint endroit '.

La dernière œuvre que j'ai vue de lui était un Portrait du duc d'Alençon, qu'il avait peint d'après nature à Anvers ; c'était une chose excellente "-.

Je ne vis jamais d'atelier mieux disposé que le sien. Il est mort vers i583 "'.

François Fourbus, fils et disciple du précédent, et plus tard de Frans Floris, surpassa de beaucoup son père, et peut être cité comme le meilleur élève sorti de l'atelier de Frans ^.

Celui-ci avait coutume de dire d'un ton mi-sérieux : « Voici mon maître », et le jeune homme était tant aimable et charmant, qu'on pouvait dire de lui qu'il était la courtoisie personnifiée. Il entra dans la gilde des peintres d'Anvers en 1564''.

Il peignit beaucoup d'œuvres magnifiques et d'admirables portraits, un genre où il excellait.

Le seul voyage qu'il fit hors du pays eut lieu vers i566. Son intention était de partir pour l'Italie, et je l'ai vu, en costume de voyage, venir à Gand prendre congé de Lucas De Heere. Mais, s'étant rendu ensuite à Anvers pour y faire ses adieux, il y fut retenu, car son cœur était enchaîné, et, en fin de compte, il s'unit par les liens du mariage à la fille de Corneille Floris ^, le frère de son maître.

Il excellait aussi à peindre d'après nature les animaux, et j'ai vu de lui un Paradis terrestre avec quantité d'animaux et d'arbres peints d'après nature, et de telle manière que l'on distinguait les poiriers, les

1. Cette vue, qui avait été prise du haut de la tour des Halles, fut exécutée en i56ô et payée 1>,352 livres 14 escalins parisis; elle fut remplacée, en iSqy, parla copie de Pierre Claeissens qui orne encore l'hôtel de ville de Bruges. (Weale, Bruges et ses environs, page 26. iSyS.)

2. Cette peinture ne s'est pas retrouvée. Il n'est question nulle part d'un séjour de Pierre Pourbus à Anvers, bien que certains auteurs le fassent mourir dans cette \ille. Le portrait du duc d'Alençon devrait dater de i582, pour avoir été peint à Anvers.

3. r.e 3o janvier 1584. Van Mander parie nécessairement de l'atelier de Bruges.

4. Il naquit à Bruges en iSqS. (Vanden Branden, Gcsdiiedenis, page 27S.)

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