François-Marie de Me'dicis, qui régna de 1374 à
5. Sans doute Laura Terracina, célèbre par ses œuvres poétiques et sa beauté.
6. \u'w sur ce peintre la biographie de Corneille Ketel, page 11)4, note i, ainsi que le texte du présent chapitre, page 22Q, avec la note 5, et page ïii, note i.
JEAN VAN ACHEN 227
de Maestricht'. D'abord un Christ bafoué, de grandeur naturelle. Le Sauveur, presque nu, et légèrement penché, lève les yeux au ciel ; il est dans une fort belle attitude'. Puis une Dauaé, de grandeur naturelle aussi, et admirablement exécutée.
Il peignit encore sur cuivre une petite Vierge avec une sainte Catherine et des anges, que Raphaël Sadeler a gravée '^
Un autre de ses tableaux est une Vénus avec l'Amour, figures de grandeur naturelle, à mi-corps, où la déesse, sortie des flots, est parée par les Heures, comme le rapporte Homère. C'est aussi une page délicieuse.
A son retour à Cologne^, van Achen peignit, pour un négociant du nom de Boots, un très beau Jugement de Paris, que Raphaël Sadeler a gravé ^.
Peu de temps après, van Achen, étant retourné à Venise, fut invité par Othon Henri, comte de Schwarzenberg, grand-maître de la cour du duc de Bavière, à se rendre à Munich'', pour peindre l'épitaphe de sa chapelle funéraire^. C'était un panneau avec des personnages plus que demi-nature, représentant ï Invention de la croix, un excellent travail.
Par rintermédiaire du comte de Schwarzenberg et par son œuvre, van Achen put se faire connaître du ■ duc de Bavière^, dont il fit le portrait, accompagné de la duchesse et de leurs deux plus jeunes enfants, un fils et une fille, le tout à la satisfaction générale^.
Après cette œuvre, que suivirent plusieurs autres, le duc lui fit cadeau d'une chaîne d"or et le paya richement. Le comte de Schwarzenberg lui donna, de son côté, une chaîne d'or de deux cents florins "^.