Obreen, Archief, tome III, page
ojo LE LIVRE DES PEINTRES
Gcrard Thibault : V Académie de VEspée, et mit au jour une (ruvrc tort rare que Passavant ' et Nai^ler- ont successivement commentée sans pouvoir déterminer son auteur. Le premier de ces iconographes en attribue Tinvention à De Ghevn.
La planche dont il s'agit, — quatre feuilles destinées à être jointes, — est une satire cruelle du culte catholique; elle est datée de i6ot) et signée B. Rob.
Nous ignorons en quelle année mourut Robert de Baudouz. Il vivait encore en 1648 et habitait Levde en 1646. Son tils, à cette époque, était négociant à Amsterdam •'.
Nous avons rapporté à Corneille Drebbel (le célèbre physicien, qu'on dit l'inventeur du thermomètre, de la teinture écarlate, du bateau sous-marin, etc.) la dernière mention de van Mander. On ne saurait, en 1(304, rattacher à aucun autre maitre Tallusion vague de notre auteur. Les planches de Drebbel, rares et peu nombreuses, il est vrai, sont excellentes, surtout un plan d'Alkmaar, gravé en iSqj, qui est une merveille. 11 existe, en outre, dans la série des compositions gravées d'après Goltzius, une suite des Arts libéraux, qui porte la signature de Drebbel, que nous rencontrons également au bas d'une planche appartenant à une série à laquelle collaborèrent Pierre De .Iode et d'autres artistes de la tin du xvi^ siècle.
Le tout est traité dans la manière hollandaise du temps; Drebbel, du reste, compte parmi les élèves de Goltzius; son faire a la plus complète analogie avec celui de De Ghevn. Si, à l'époque où écrivait van Mander, Drebbel n'était pas en France, il n'était pas non plus en Hollande, car, précisément, en 1604, il se trouvait en Angleterre où, comme on le sait, il acheva sa carrière trente ans plus tard.
Comme artiste, il l'avait, croyons-nous, terminée en Hollande.