‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 144 sur 213 · OCTAVE VAN VEEN, DE LEYDE · texte numérisé non relu

OCTAVE VAN VEEN, DE LEYDE

ET AUTRES PEINTRES d'anVERS ET d'aILLEURS

(;uihcrt van Vecn. — Pierre van \'een. — Jean Snellincx. — Tobie \'crhaecht. — Adam van Noort. — Henri van Baien. — Se'bastien \'rancx. — Josse de Moniper. — François Savius (Le Sayve). — Martin Fréminet. — Toussaint Du Breuil. — Jacques Bunel et Marguerite Baliuclie. — N. Bollery. — François Stellaert (Stella i. — Gaspard Heuvick. — Herder.

Il me peinerait d'avoir passé sous silence des noms de quelque valeur, si loin de moi et si dispersés que puissent être ceux qui les portent. J'ai d'abord à consiq-ner ici le souvenir de Téminent et habile peintre (3ctave van Veen', lequel, issu d'une honorable maison % a vu le jour à Leyde'' et, cédant à son vif amour de l'art, a visité, je crois, l'Italie, Rome et autres lieux et est devenu un artiste de si grand mérite, qu'il s'est conquis l'estime du prince de Parme ^ et des plus hauts personnages.

A V Appendice, van Mander ajoute :

« Octave van Veen étudia la peinture jusqu'à sa quatorzième année sous- Isaac Claeszoon de Leyde '" et, conjointement, pendant quelques hejres chaque jour, les lettres. Son père l'envoya alors chez Dominique Lampsonius, secrétaire de l'évéque de Liège '', savant et poète, qui

1. Ce prénotn d'Octave paraît être devenu Otto par l'abréviation A'Ott.wio. Toutefois, sur un tableau du nuise'e de Bruxelles, le Mariage mystique de sainte Catherine, on lit : Otlio Venins.

2. Son père, Corneille van Veen, fut plusieurs fuis pensionnaire et bourgmestre de Leyde, d'abord de i5f)i à i5')5, ensuite entre i58i et i5i)i, année de sa mort. On a toujours e'crit que la famille van \'een descendait d'un bâtard de Brabant. M. Rammelinan Elsevier, dans une note inse'rée dans le Navorscher (1871, page i8(j), assure qu'il n'a point trouvé le nom dans les listes de la noblesse de Leyde.

!i . En ibbù ou iSSy; il n'y a pas lieu de révoquer en doute l'assertion de van Mander. 4. Alexandre Farnèse, dont il fit plusieurs fois le portrait. Guibert van \'ecn a gravé, d'après son frère, une de ces effigies où le prince de Parme est conduit par la \'ertu au temple de la Gloire.

3. Isaac Claesz Swanenburgh, mort en 1614, le père de Guillaume Swanenburgh, le graveur, et de Jacques « Nicolai », le maitre de Rembrandt. 11 fut échevin et bourgmestre de sa ville natale, dont le musée possède de lui six curieux tableaux illustrant le métier de la draperie. 11 fit également des vitraux pour l'église Saint-Jean, à Gouda.

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