‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 145 sur 213 · Gérard de Groesbeek · texte numérisé non relu

Gérard de Groesbeek

entendait aussi fort bien la peinture, de telle sorte qu'Octave reçut chez Lampsonius une éducation soignée, quoique son maître ne maniât pas lui-même le pinceau. Mais Lampsonius avait pratiqué la peinture dans sa jeunesse ' et s'était lié avec les plus célèbres artistes de la chrétienté, notamment Frédéric et Thadée Zucchero, à Rome.

« Octave, à l'âge de dix-huit ans, se rendit en Italie et resta environ sept ans à Rome-. Après avoir quitté Fltalie, il fut un certain temps chez l'empereur actueP, puis chez le duc de Bavière ^ ;' enfin, chez révêque de Liège, qui ne se sépara de lui qu'à regret"'. En la présente année 1604, il peut être âgé d'environ quarante-sept ans. »

Octave jouit d'une considération toute spéciale auprès de l'archiduc Albert et de l'archiduchesse, au service desquels il est entré'', refusant les offres brillantes que sa réputation lui a values de la part de l'archevêque de Salzbourg, de l'empereur, du roi d'Espagne'' et du roi de France^, qui a cherché dans les dernières années à se l'attacher. Ne désirant pas s'éloigner de ses amis et de ses proches, il est resté sourd à ces propositions venues du dehors.

11 a créé plusieurs belles choses et des portraits, notamment ceux de Leurs Altesses, qui ont été envoyés au roi d'Angleterre Jacques I" '-•.

I. Il existe effectivement de lui un grand tableau à l'église Saint-Quentin de Hasselt.

■2. M. Bertolotti n'a trouvé aucune trace de ce se'jour, pendant lequel Octave fut, dit-on, l'élève de Zucchero et logea chez le cardinal Madrucci. Nous ne sachions point qu'il y ait de lui aucune œuvre marquante en Italie.

3. Rodolphe II. \'an \"een ne figure pas dans le dictionnaire de Dlabacz, consacré spécialement aux artistes ayant travaillé en Bohème.

4. La Galerie de Schleissheim possède encore une série de seize tableaux du peintre retraçant la Vie et la Passion du Christ, et six compositions du Trionip!ie de l'Ei^lise, autrefois a la Pinacothèque de Munich.

3. Otto \'enius fut page d'Ernest de Bavière, prince-évèque de Liège et I-^lecteur de Cologne en i585, à ce que suppose Merlo [Nachrichten von dem Leben und den Werken Kölnischer Künstler, page 489, Cologne, i85o), et envoyé par ce prélat à la cour de l'empereur. C'est à Ernest de Bavière qu'Othon et Guibert van Veen dédièrent la gravure du portrait d'Alexandre Farnèse.

<). Il fut d'abord peintre de l'archiduc Ernest d'. Autriche, gouverneur des Pays-Bas, ]->our lequel il lit plusieurs portraits (iSgS). (\'oyez Bulletin de la Commissi, )n royale d'histoire, tome XllI, page iiq. Bruxelles.)

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