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représentées, mais le peintre y a ajouté, en latin, cette inscription : « Otho Venius a peint, en 1584, pour lui et pour les siens, ce tableau qu'il dédie à la mémoire sacrée de Dieu, atin que s'il lui arrive de mourir sans laisser d'enfants du sexe masculin, il reste dans la famille du frère le plus âgé, tant que sa descendance mâle existera, et qu'après l'extinction de celle-ci il revienne toujours au frère dont l'âge se rapprochera le plus du sien et à sa famille, aussi longtemps que sa descendance mâle subsistera '. «
Quels motifs déterminèrent le peintre à se fixer dans les Pays-Bas catholiques, on l'ignore, mais il y fut, dès son arrivée, le peintre d'Alexandre Farnèse et vécut à Bruxelles Jusqu'à la mort du prince, arrivée à la fin de 1592. Ce fut pendant cette période, en iSSq, qu'il créa le délicieux tableau du Mariage de sainte Catherine^ au musée de Bruxelles.
Fixé ensuite à Anvers, il y épousa, en 1394, une demoiselle fort riche. Maria Loets^, et l'on vit rapidement grandir sa réputation. Quand l'archiduc Ernest d'Autriche vint prendre, au nom du roi d'Espagne, le gouvernement des Pays-Bas, Octave et Guibert van Veen se trouvèrent bientôt investis de sa confiance. L'un eut pour mission de peindre, l'autre de graver l'efiigie du nouveau gouverneur-', mission analogue à celle qu'ils avaient précédemment reçue d'Ernest de Bavière, le princeélecteur de Cologne, et d'Alexandre Farnèse.
Ces travaux permirent à Octave de manifester son savoir artistique. Franc-maitre de la gilde de Saint-Luc, en 1594, il peignait la même année une grande toile du Martyre de saint Andrej pour l'église de ce nom, œuvre qui occupe toujours son ancienne place. Pour les merciers, il exécuta une suite de quatre peintures où se trahit l'influence de ses études italiennes: Zachéesur le figuier, la Vocation de saint Matthieu et deux épisodes de la Légende de saint Nicolas ''.
L'archiduc Albert, que la mort de son cousin appela ensuite à prendre le gouvernement des Pays-Bas, était à peine débarqué en Belgique, que déjà la municipalité d'Anvers chargeait van Veen de peindre le portrait de l'ancien cardinal de Tolède"'. En i5q7, elle lui demandait les cartons des tapisseries destinées à être offertes au nouveau gouverneur et que devait exécuter le fabricant Martin Reynbouts ''. Enfin, lorsque, en iSgg, l'archiduc, accompagné de l'infante, fit sa «joyeuse-entrée» à Anvers, ce fut de nouveau le maître de Rubens" qui se vit appelé à livrer le dessin des ensembles décoratifs érigés sur les diverses places de la ville •'^.
1. Notice des tableaux exposés dans les fçaleries du musée impérial du Louvre, par F. Villot. École flamande, n" 533.