Vanden Branden, page
IVDOCVS DE MOMPER
PICTOR MONTIVM A:NrTVE-RPI^
JOSSE DE MOMPER.
D'aprLs la gravure do van Dyck, reprise par L. Vor^terman
Admis franc-maitrc de la gildc en i58i. alors que, précisément, Barthélémy De Momper était doven, son inscription est consignée aux registres en ces termes : « Josse De Momper, mon tils ».
On ne sait si le jeune De Momper fit le voyage d'Italie; les sujets traités par lui permettent de le croire'. Mais, d'autre part, comme le fait observer avec raison M. Ma.K Rooses-, qui analyse avec beaucoup de sagacité la manière du peintre, Josse De Momper doit être envisagé comme avant donné un des premiers au pavsage flamand sa véritable importance.
Quoi qu'il en soit, notre peintre travaillait dans son pays en 1594. Dès cette année, la ville de Bruxelles le chargeait de diriger la décoration des rues pour l'entrée de l'archiduc Ernest d'Autriche'', et il était en relations suivies avec le gouverneur à la même époque, attendu qu'il reçut, pour travaux exécutés en i5f)4 et i5q5, diverses sommes ''. Il faut remarquer cependant que la mention du compte de i5q5 dit expressément : « à Josse de Momper, à Anvers, pour les premiers dessins des tapisseries destinées à l'archiduchesse ».
S'il fallait rechercher quels étaient les sujets de ces tapisseries, nous les trouverions peut-être dans les vastes toiles (i i pieds de haut sur 9 de large, possédées par le duc d'Aerschot, Charles de Crov, et existant au château de Beaumont en 161 3. Ces toiles représentaient une Chasse au lion, avec un personnage renversé et un autre victorieux tenant une javeline; sept pièces contenant les mois de Janvier, Février, Mai, Juin, Novembre, Décembre, puis le Feu et la Terre ''. Et si nous poussons plus loin encore la curiosité, nous trouverons peut-être le souvenir de ces (tuvres dans les estampes de Jacques Callot (Meaume, -23 à 728 représentant les Mois et gravées d'après Josse De Momper dans l'atelier de Philippe Thomassin, à Rome, à ce qu'assure M. Meaume.
Le paysagiste anversois mourut en i635, précédé de peu dans la tombe par son Hls unique Philippe, également peintre, mais dont les œuvres ne paraissent pas avoir marqué.
M. Bertolotti '' a relevé la présence à Rome, en ibjS, d'un Jean De Momper; c'était probablement un neveu de notre maître.
Chose singulière, cependant, un autre Josse de Momper se trouve inscrit à la gilde des peintres brugeois dès l'année i5i2.
Les œuvres de Josse De Momper sont loin d'être rares, partout ailleurs qu'en Belgique. Le musée d'Anvers possède, il est vrai, un assez grand panneau : ï Archiduc Maximilicn à la citasse il'épisode de la Martinswand traité aussi par T. Verhaecht ; mais cette pieinture, qui provient de l'abbaye de Tongerloo, n'est pas exposée. Le musée d'Ypres renferme un très beau paysage avec une route sinueuse parcourue par des chariots et des cavaliers.
1. I-c muscc de Valencicnncs expose sous son nom une Vue du Campo Vacci)io, et le musée de Berlin une Vue des Alpes.