Alexandre Pinchart, Archives, tome I"% page i(J
'). Artisti Belgi ed Olaidesi a Roma nei sccoli XVI c XVII, page i i3. Florence, 18S0.
FRANÇOIS SAVIUS. — MARTIN FRÉMINET 299
En France, les musées de Dunkerque, Caen, Lille, Orléans, Valeneiennes, Nanies, exhibent de ses (i;uvres.
Brunswick possède de lui la suite des Saisons et d'autres peintures '. Nous considérons toutefois comme hors de pair le Repos en Egypte, au musée de Naples, et le Paysage avec une grotte où se dit la messe, au musée de Pesth, peut-être Tccuvre capitale de l'artiste. Parmi les six paysages du musée de Dresde, le n"^ 8()(), Paysage avec des voyageurs traversant un pont, est surtout remarquable. A Madrid, il y a jusqu'à douze tableaux de Josse De Mompcr, qui trouva des collaborateurs précieux dans Sébastien Vrancx et J. Breughel de Velours-. Rubens possédait de lui un Paysage avec des animaux de Breughel, catalogué sous le n" 25y de l'inventaire après décès du grand peintre.
Un paysage, au musée de Berlin, porte la signature/", de Mompe)\ et est attribué en conséquence à Frans de Momper. Nous devons faire observer que Barthélémy et Jean étaient les frères de Josse, et que l'œuvre en question doit donc émaner de son neveu qui fut admis franc-maitre à Anvers en i629-i()3o.
François Savius. — Nous avons identitié ce maître avec Francisco de Namur, inscrit comme franc-maitre à la gilde de Saint-Luc d'Anvers en iSqq. Cette mention précise ne nous permet guère de croire que van Mander ait pu confondre François Le Sayve ou Le Save avec Jean Sayve ou Le Saive, son frère, qui mourut à Malinesen 1624 et fut, dès l'année i5()4, un peintre assez distingué pour avoir livré à l'archiduc Ernest d'Autriche des oeuvres qui furent envoyées à Gratz •'. C'étaient des paysages : les Saisons et un Marché.
François Le Sayve habitait Namur en 1627 ''. A Mons, il n'est point cité. Jean de Saive l'aîné a signé Savius des volets déposés au musée archéologique de Namur. mais la plupart de ses œuvres se trouvent dans les églises de Malines, où il s'était fixé au début du xvii« siècle et où il mourut le 6 avril 1624. Celait un peintre médiocre.
A Mons, nous le répétons, il n'y a point de tracé du peintre cité par van Mander, conime on peut s'en assurer par le soigneux travail de M. Leopold de Villers : le Passé artistique de Mons ''\
Martin Fréminet. — En France, à Paris, il y a quelques bons
1. L'Hiver, au musée d"Orli;ans, reproduit le sujet du musée de Brunswick. (Voyez Woerniann, Zeitschrift für bildende Kunst. 1S81, page 33 i.)
2. G. Crivelli, Giovanni Breughel o sue lettere e quadretti, pages 208, 3io, 3i3. Milan, i8<JS.
3. L'Archiduc Ernest, sa cour et ses dépenses, par le D'' Coremans. [Bulletin de la Commission royale d'histoire, tome XIII, page 85.)
4. Voyez la généalogie des Le Saive dans les Annales de la Société archéoluffique de ^amur, tome XII, page 33, 1872-1873 (article de M. E. Neefs). Voyez aussi Les deux de Saive, par M. Alph. Bequet; Annales, tome VI, page 452; Jean de Saive, par .\d. Siret, Ibid., page 3o3 ; E. Neefs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Malines, tome I", page 43 i et passim. Gand, 187(3.