‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 167 sur 213 · Archives de l'Art français, tome III, page · texte numérisé non relu

Archives de l'Art français, tome III, page

?. M. le greffier Grau, du tribunal d'Audenarde, a eu l'obligeance de parcourir pour nous les registres paroissiaux, mais n'y a point relevé la date du décès de Gaspard Heuvick. Ces registres commencent en i583 pour les naissances et en 1592 pour les décès. En iô3q, un enfant, Gaspard Heuvick, est présenté au baptême; il est tils d'Arnold et d'Anne van Hollebeke.

Du peintre mentionné par van Mander, deux tableaux sont conservés à l'hôtel de ville d'Audenarde. Le premier, qui provient sans doute de l'église Sainte-Walburge, est un Jugement dernier de près de deux cents figures. Il mesure environ deux mètres de haut sur une largeur pareille. Le second tableau représente la Justice avec la Tempérance et la Foi. La date de i5S2 figure sur le cadre. Nagler {Monogrammisten, tome III, page 1G2, n" 3 17) nous dit que Heuvick fut en relations avec Jacopo Ligozzi, chose inadmissible, i-J-i attendu que ce maitre naquit en \h-i~. Le même auteur attribue à Heuvick le monogramme | accompagné de la date i(jo8.

HERDER DE GRONINÜUE 3o5

Mantoue. Je le crois âgé crenviron cinquante-quatre ans. S'il avait habité moins loin de moi, je me serais souvenu de lui plus tôt.

Herder de Groningue. — Il en eût été de même d'un habile peintre de Groningue, nommé Herder, qui doit être du même âge et que j'ai également connu à Rome. Il fut à Groningue le peintre de Verdugo ' et mérite d'être cité avec éloge à tous les points de vue, comme le prouvent ses œuvres'.

1. Francesco Verdugo, gouverneur de la Frise, de la Gueldre et de Groningue, pour Philippe II.

2. Immerseel affirme, mais sans indiquer à quelle source est puisé son renseignement, que Herder mourut à Groningue en 1609. Vander Aa {Biographisch Woordenboek) donne l'initiale G au peintre. Le nom de Herder fut peut-être traduit, selon la mode italienne, pour devenir Pastore; nous avons toutefois cherche' sans succès dans cette direction. Le Pastorino de Vasari est incontestablement d'origine italienne, puisque sa ge'ne'alogie nous est donnée par le fameux historien. (Vasari, édition Lemonnier, tome VIII, pages 108-114.

Y a-t-il quelque chose de commun entre « G. P. Groening » et Herder de Groningue ? Nous l'ignorons. Nagler [Monogr., tome III, page 23 1) affirme que l'indication se rapporte à Crispin Paludanus, de Groningue, ce qui paraît fort singulier, Crispin Paludanus et Crispin vanden Broeck ne faisant qu'un seul et même personnage. Les planches de V Apocalypse de G. P. sont d'ailleurs remarquables, et la série d'images illustrant la Parabole des Talents, gravée par Herman Müller, d'après le maître de Groningue, est digne d'attention.

Nagler {Monogrammisten, tome III, page 56i) parle d'un tableau de Herder, signé U, qui faisait partie de la collection Wallerstein. Nous ne savons quelle valeur il faut attacher à ( l'assertion, non plus qu'à l'attribution au même maître d'un dessin du Cabinet de Munich.

Gian. Maria Averoido [Le scelle Pitture di Brescia additate al Forestière, page 94. Brescia, M.D.CC) signale à San Francesco unn Sainte Elisabeth de l'ordre des Franciscains, ^a.\- Giovanni de Hcrt^ fiamniingo, dont il fait le plus grand éloge. Nous nous bornons à signaler la mention, certainement digne d'être recueillie.

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