‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 173 sur 213 · La date de sa naissance n'est pas indiquée · texte numérisé non relu

La date de sa naissance n'est pas indiquée

4. La portée de ce serment n'a été définie par aucun des auteurs venus après van Mander. 11 est difficile de croire que Corneille Bloemaert refusa son adhésion au soulèvement contre l'Espagne, par la raison qu'il érigea, pour la ville d'Utrecht, des arcs de triomphe à la réception de Leicester. (Kramm, loc. cit., page io5.)

5. Il y fut inscrit en iSyiJ comme architecte, peintre et ingénieur, klagilde des selliers et peintres. (S. Müller, De Schilders-Vereenigingen te Utrecht, pages 14-58. 1880.)

6. Gérard Splinterss, peintre, admis par la gilde des selliers et peintres d'Utrecht en iSôg. (S. Müller, loc. cit., page 60.)

Mais comme le susdit Splinter se grisait quotidiennement, Bloemaert ne passa chez lui qu'une couple de semaines, laissant là les choses commencées.

Les principales de ces peintures, destinées au maître d'armes, émanaient d'un peintre très humoristique, nommé Henri Withoeck ^

Bloemaert passa ensuite chez Josse De Beer, élève de Floris, habitant ép-alement Utrecht ~.

Bien que De Beer ne fût pas le meilleur maître de l'endroit, il possédait beaucoup de jolies choses de Blocklandt^ et d'autres bons peintres. Bloemaert put faire, étant chez lui, une copie à l'huile d'un tableau de Théodore Bernaerts, un Banquet moderne dont l'original est encore à Amsterdam, chez Corneille vander Voort, peintre*. On y voit un personnage jouant de la harpe, une jolie figure de femme qui chante, et d'autres groupes, le tout très bien traité. Considérant sa jeunesse, Bloemaert avait extraordinairement bien rendu le modèle.

Le père, ainsi édifié, comme il ne s'entendait pas avec De Beer, qui faisait peu de cas du travail du commençant, reprit son fils dans l'intention de lui procurer de bons modèles à copier, et il lui donna, en effet, un fort bel Intérieur de cuisine du Long Pierre % où se voit une tête de bœuf. Malgré cela, Bloemaert n'était guère en état de produire, son père l'astreignant à d'autres travaux.

Il fut alors placé chez le drossart*" van Heel, qui peignait un peu '^ et promettait au père d'user de son influence en faveur du jeune homme et de le faire entrer plus tard chez Blocklandt, ce qui ne se réalisa pas, car le drossart se servait de son élève comme d'un laquais, si bien que Bloemaert ne fit que perdre et qu'au bout du compte, après un an et demi, il rentra chez son père.

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