Musée de Brunswick, n
5. Le tableau d'Amsterdam représente la Façade extérieure de l'hospice des Vieillards. Devant la construction se passe une scène nocturne de loterie, éclairée par des torches et des lanternes; une foule d'assistants prennent part à la réjouissance. (E. Neefs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Malines, tome I", page 241.) Voir aussi la Procession des Lépreux, gravée par Nicolas Jansz Visscher.
G. Nous n'avons ni vu, ni vu citer cette œuvre peinte. Van Mander désigne la composition de seize personnages, dont il existe une estampe de J. van Londerseel.
33r. LE LIVRE DES PEINTRES
détails variés : maisons, bateaux, fond de paysage, le tout très bien conçu*.
Plusieurs paysages, animés de figures modernes, ont été dessinés par lui et reproduits en gravure par Nicolas De Bruyn, lequel est fort habile comme graveur de paysages. Ces planches sont, d'ailleurs, assez connues et donnent une idée de son intelligence et de son talent.
David, que ses goûts ont poussé à s'adonner à plus d'un genre, a fait d'abord des gouaches et des miniatures : des insectes, des oiseaux, des poissons, des arbres, etc., d'après nature, le tout avec beaucoup de talent.
Ses essais de peinture sur verre, également fort réussis, et ses productions au burin et à l'eau-forte sont des choses vi^aiment surprenantes, pour avoir été produites sans enseignement préalable -.
Tout cela ne l'empêche pas de tirer de ses jolis travaux un médiocre profit et d'être peu ou point payé du temps, des efforts et de l'intelligence qu'il y consacre -K
COMMENTAIRE
Nous avons peu tic chose à ajouter à la biographie de David Vinckeboons. M. le docteur Hermann Riegel lui consacre quelques pages pleines d'intérêt dans ses Beiträge ■{ur niederländischen Kunst geschieht e , sans parvenir, toutefois, à dégager sa carrière de l'obscurité qui l'environne encore. Les œuvres du maître se rattachent à un ensemble de créations des plus intéressantes, retraçant la vie et les mœurs de son temps, et jusqu'aux sites de la Hollande, avec infiniment de bonheur, sans qu'il soit possible, néanmoins, de classer le peintre parmi les naturalistes proprement dits. Faut-il le qualifier de paysagiste ou de peintre de figures ? On ne saurait le dire, car l'un et l'autre genre le séduisent, bien qu'on fasse assez souvent de lui le collaborateur d'autres maîtres tels que Rottenhamer (où l'a-t-il connu ?), Sébastien Vrancx, etc.
M. Riegel suppose que Vinckeboons séjourna à Anvers après la mort de son père, c'est-à-dire entre 1601 et 1608 ou 1610. Sans rejeter l'hypothèse, nous ne voyons pas
1. Nous n'hésitons pas à croire que cette I^oce était une répe'tition de la grande fête de'jk mentionnée, la seule création de l'espèce où se voient des bateaux.
2. Les eaux-fortes authentiques de David Vinckeboons ne paraissent être qu'au nombre de deux i" Une Mendiante avec deux enfants, planche datée de i'')04; 2" le Nid dérobé, avec la date \hoù et l'inscription : Die den Nest weet die wethen, maer die kern rooft die heeftcn; ce qui veut dire : « Qui sait où se trouve le nid, sait où le prendre; mais qui le prend le tient. »