Thc'udore Bernard, Bernardi, en hollandais Barentsen
2. M. A. D. De Vries Az., dans le remarquable travail qu'il a consacre à T. Bernard (C. E. Taurel, l'Art chrétien), émet la supposition qu'il y avait six tableaux de Bernard le Sourd, représentant les supplices infligés aux anabaptistes. Ils sont reproduits dans la Description d'Amsterdam par Domselaer. Nous suivons pour ces notes la précieuse étude de notre regretté confrère et ami.
3. Circonstance omise dans la monographie du Titien de MM. Crowe et Cavalcaselle.
Doué, en outre, d'un esprit élevé et d'une remarquable intelligence, il recherchait surtout la société des personnages de marque et des savants, étant lui-même lettré et bon latiniste. 11 avait été fort lié en Italie avec le seigneur d'Aldegonde ', et leurs relations se continuèrent dans les Pays-Bas, Aldegonde ne venant jamais à Amsterdam sans rendre visite à Théodore et recourir à ses services. Sa liaison avec Lampsonius'- n'était pas moins intime. Ils entretenaient une correspondance en latin, ce qui démontre que Théodore était un esprit sérieux et cultivé. Avec cela, il était bon musicien et jouait bien de divers instruments '-' que l'on voyait toujours dans sa demeure.
Après sept ans d'absence, Théodore rentra au pays '' en traversant la France et vint se fixer à Amsterdam, où il se maria, prenant pour femme l'une des demoiselles les plus distinguées de la ville ^. Il avait alors vingt-huit ans, et fit son portrait et celui de sa femme, œuvres que conserve encore sa fille à Amsterdam. Ce sont des peintures agréables et dune belle facture, comme l'est aussi un autre portrait de lui-même, exécuté vers la fin de sa vie '"'.
Il s'appliqua beaucoup au portrait, qu'il traitait largement et auquel il savait donner un bon eflet'.
Il peignit quelques beaux tableaux d'église; d'abord pour les archers d'Amsterdam une Chute des ailles avec de nombreuses figures nues, très remarquablement peintes. Cette œuvre fut détruite par les iconoclastes : on en conserve un frao-ment dans la salle de réunion des archers ^.
Sa meilleure œuvre est une Judith^ qui se trouve à Amsterdam. C'est une peinture excellente. Une Vénus qui est chez Sybrandt Buyck
1. Philippe tie Maniix. \'an Mander est seul à parler du séjour de cet illustre Flanuiiui en Italie.
2. Poète, littérateur et artiste, orii^inaire de lîrui^es f i .S v2-i 5(]o}. 11 fut secrétaire de trois princesévéques île Liè t;e, et ciJniposa pour les portraits de peintres tlaniands, édi-tés par la \euve de Jén'iine Cock, des éloges envers latins. On lui attribue un Crucifiement conservé dans l'église de Saint-Quentin, à Hasselt, œuvre, du reste, fort médiocre.
!■). Ce qui ne concorde pas, fait observer M. l.)e N'ries, a\ec l'assertion de iJaldinucci, qu'il était sourd coiunie son père.