‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 26 sur 213 · Edition Lemonnier, tome IX, page · texte numérisé non relu

Edition Lemonnier, tome IX, page

II importe de prévenir le lecteur que les douze peintures illustrant la Vie de saint Rombaiit , dans l'église de ce nom, à Malines, et dont il existe, sous le nom de Coxcie, un recueil de planches lithographiées par Borremans, n'ont pu être jusqu'à ce jour

I. Voyez Neefs, Inventaire historique des tableaux et des sc.dptures existant dans les cs^lises de Malines, page 24.

THÉODORE BARENTSEN'

EXCELLENT PEINTRE d'aMSTERDAM

S'il arrive que quelqu'un de ces êtres privilégiés, dont la nature stimule les penchants artistiques, obtient la faveur de pouvoir s abreuver à la source du meilleur des enseignements, on ne tarde point à observer chez lui la plus vigoureuse croissance et à voir ëclore des œuvres telles, qu'à juste titre leur auteur est compté parmi les peintres les plus fameux.

11 en fut ainsi de Théodore Barents qui, non content d'être né peintre, eut l'avantage d'être le nourrisson de l'illustre l'itien, et qui devint un tel homme, que l'on peut avancer avec certitude qu'il est le plus éminent d'entre ceux qui ont introduit dans les Pays-Bas, pure et sans mélange, la vraie manière italienne.

11 avait vu le jour à Amsterdam en l'an de grâce iSSq; son père était un assez bon peintre qu'on nommait « Bernard le Sourd ». On voit de lui, à l'hôtel de ville d'Amsterdam, une série de peintures représentant l'histoire d'une secte enragée qui, en i535, conçut le projet insensé d'imposer à la ville sa domination, chose terrible à considérer et, pour le temps, d'une assez bonne exécution ^

Agé d'environ vingt et un ans, Théodore partit pour l'Italie et entra à Venise chez le Titien, qui lui témoigna beaucoup de bienveillance et le traita comme l'enfant de la maison. Il faisait bon accueil aux compatriotes qui venaient le visiter, comme le tolérait ou l'exigeait son maître "'.

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