Catalogue du musée, n
h. Kunstdenkmäler in Wien, tome II, page 335.
7. 2° étage, salle III, n" 49. (N° i334 du catalogue de 1884.)
5o LE LIVRE DES PEINTRES
avec une forge date de i58o, et la même date figure sur un paysage où sont représentés le comte de Burgau et son écuyer, avec un fond de ville et une armée.
Entin, nous trouvons le millésime de iSqo sur une belle Vue des Environs de Lin\, où Mathias pèche à la ligne, tandis que, dans le lointain, plusieurs autres personnes se livrent à la chasse au faucon '.
En i5q7, Lucas van Valckenborgh était à Nuremberg et y travaillait pour Paul de Praun, le célèbre amateur -, et Sandrart le connut personnellement dans la même ville en 1622. Il v peignit, assure cet historien : la Tour de Babel, la Destruction de Jérusalem, le Festin de Baltha:{ar et la Chute de Troie. Un tableau de la Tour de Babel, à la Pinacothèque de Munich, est daté de i56S.
Nous ne pouvons omettre de citer parmi les ceuvres de Lucas une copie du fameux Combat de Pa]'sans de P. Breughel, d'après l'original existant aujourd'hui à Dresde. La copie en question est au Belvédère, et tient fort bien sa place parmi les admirables créations du célèbre peintre de mœurs rustiques. Rembrandt possédait Trois petites têtes de L. van Valckenborgh-'.
Si, entin, nous mentionnons un tableau de la collection Liechtenstein à Vienne, un Site montagneux, et un second paysage au musée de Francfort, où le peintre s'est représenté lui-même dessinant, œuvre datée de iSgS, il nous restera, pour clore la liste des œuvres d'un des artistes les plus intéressants de l'école flamande, à mentionner les deux seules peintures qui soient dans son pays : le Paysage avec l'Enfant prodigue attribué à Paul Bril, au musée d'Anvers (n^ 3o ''), et un Paysage avec des forges signé et daté de iSjD, faisant partie de la collection de M. Delebecque, de Bruxelles.
Lucas van Valckenborgh mourut, selon l'acception commune, à Bruxelles, en 1625.
La carrière de Martin van Valckenborgh est moins connue encore que celle de son frère.
Leurs œuvres présentent une grande analogie et, rapprochées comme elles le sont au musée du Belvédère, cette analogie est frappante. Les peintures de Martin se rencontrent plus rarement encore que celles de son aîné. La collection Ambras (Belvédère inférieur) possède une suite des Mois'', mais le Belvédère ne conserve qu'un seul paysage, une Ke)'messe'' ; un autre paysage au musée de Gotha' et une assez vaste composition de la Tour de Babel datée de i5()5, au musée de Dresde *", le représentent seuls dans les musées.
Crispin de Passe a gravé d'après lui trois paysages ayant chacun au centre une tigure
1. Belvédère, ■!' étage, salle III, n"58; n" i3!-!6 du catalogue de 1884. L'archiduc Mathias eut a combattre les Turcs à dater de iSijS.