‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 46 sur 213 · I. Romhouts et van Lerius, les Liggcren, tome I"', page · texte numérisé non relu

I. Romhouts et van Lerius, les Liggcren, tome I"', page

■2. Catalogue, n" 144. M. Fernand Petit {l'Espagne artistique, page 34, Lyon, 1879) nous apprend qu'un second Saint Jérôme, absolument pareil, existe au musée de l'Académie de Séville. On le conservait précieusement dans le cabinet du directeur comme une œuvre de Dürer. Il faut lire aussi sur Marinus de Romerswaal la remarquable étude de M. Max Rooses, Geschichte der Malcrschule Antwerpens (traduction de M. Reber), pages 82-83. Munich, 1881.

3. Voyez les articles de MM. fernand Petit, Burton, Houdoy et Sigurd Müller dans la Chronique des arts, 1879, pages 217, 23o et 205.

4. Exposé à l'Académie royale en 1884, sous le nom de Holbein, attribution rejetée par tous les critiques. (M. Claude Philipps dans la Galette des Beaux-Arts, 1884, page 181, et la correspondance de M. J. P. Richter dans VAcademy, 1884, page 34.)

5. M. (). Eisenmann (Dohme, Kunst und Künstler, tome l'", article Quentin Metsys) attribue cette Sainte Famille à Jean .loest (Joesten), de Calcar.

MARINUS LE ZELANDAIS 65

figurer, en chemise, et portant un cierge, dans la procession de la Westmunsterkerk, à Middelbourg, ensuite à être banni de la ville l'espace de six ans, pour avoir assisté à la destruction des images de la Westmunsterkerk, au mois d'août précédent '.

Sachant que le peintre a commencé son apprentissage en i5o(), nous pouvons tixer vers Tannée i4q7 la date de sa naissance. Marinus aurait donc eu environ soixante-neuf ans à l'époque de la dévastation des églises. On ne dit pas qu'il v joua un rôle actif, mais, enfin, il y fut présent et laissa faire -.

Sommes-nous fondés d'accuser Marinus d'être le cop^iste de Quentin Metsys ? Est-il certain qu'un grand nombre des Banquiers, des Peseurs d'or et des Avares attribués à ce dernier ne procèdent pas du Zélandais? Une chose est avérée, c'est que notre peintre trouva lui-même un copiste en Bernard De Ryckere, de Gourtray, peintre fixé à Anvers. A la mort de ce dernier, en iSqo, il fut constaté qu'il avait chez lui un certain nombre de peintures originales, servant de modèles aux nombreuses copies qui sortaient de l'oificine du Gourtraisien. Au nombre de ces prototvpes, figurait le tableau des Changeurs de Marinus^ et sa copie. 11 est donc permis de croire que Bernard De Ryckere n'est pas étranger aux nombreuses éditions que l'on trouve de ce tableau célèbre, et de plusieurs autres parmi lesquels le Saint Jérôme doit occuper une des premières places.

1. Adrien S'Gravczandc, Twecde Ecuw-Gcdac-litcnis der Middelbw^lischc ^'rijlwid, page 98. Middelbourg, 1774. La Westiminsterkerk ou église Saint-Martin fut démolie en 1573 lors de l'agrandissement de la place du .Marché.

■1. Henri Hymans, Marin le /.c landais, de Romerswaal. [Bidlctui de l'Ac-idémie royale de Beli^iquc. 1884, page 211.)

3. P. Ge'nard, le Peintre Bernard De Ryckere. Revue artistique, première année, pages 27, 2i2, 287. Anvers, 187g.)

HENRI VAN STEENWYCK

Les amateurs recherchent avec raison les œuvres de Henri van Steenwyck, un maître qu'il convient de ranger parmi les meilleurs et dont le nom mérite de passer à la postérité.

Il était, je crois, originaire de Steenwyck' et élève de Jean De Vries^. Toutefois il s'adonna exclusivement à la peinture des intérieurs d'églises modernes, et Ton en voit de sa main d'extraordinairement jolies ayant de charmants étoffages, le tout traité avec une parfaite entente; il ne serait pas possible de rien faire de meilleur en ce genre.

De même que les Valckenborgh et De Vries, il abandonna les Pays-Bas ■' pour fuir les fureurs de Mars et se fixa enfin à Francfortsur-le-Mein '' où je crois qu'il est mort en i6o3-', laissant un fils, digne héritier de son mérite, et qui peint également des perspectives d'après les ordres des colonnes antiques^.

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