‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 50 sur 213 · GILLES COIGNET, D'ANVERS · texte numérisé non relu

GILLES COIGNET, D'ANVERS

Parmi les Flamands qui se signalèrent dans Tart de faire un bon emploi des couleurs, il convient de comprendre et de mentionner Gilles Coignet, peintre anversois, qui logeait chez Antoine Palerme, à Anvers', avant son départ pour Tltalie.

11 avait un compagnon qu'on nommait Stello, en collaboration duquel il fit plusieurs œuvres, notamment à Terni, entre Rome et Lorette, où ils ornèrent une salle de grotesques à la manière française, et peignirent à fresque un autel.

Stello trouva la mort sur le pont du Château'^, par la chute d'une fusée qui Tatteignit en pleine poitrine un jour de fête pontificale.

Coignet visita aussi Naples, la Sicile et divers lieux dltalie, peignant à riiuile et à fresque.

Il entra, en i56i, dans la gilde, ou chambre des peintres la Giroflée d'Anvers^, et se fixa dans cette ville. 11 y produisit un grand nombre d'œuvres, particulièrement des toiles et des tableaux, ayant parfois recours à Corneille Molenaer, surnommé le Louche'', pour faire ses fonds.

11 travailla beaucoup pour les marchands et se rendit célèbre sous le sobriquet de « Gilles à la tache », d'un signe qu'il portait à la joue et qui était velu comme une souris dont sa mère avait pris peur dans sa grossesse.

La guerre, au temps du prince de Parme, le fit partir d'Anvers'';

1. Voyez au sujet de cet artiste la biographie de Jacques de Bäcker, tome !"■, page 286.

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