‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 51 sur 213 · GILLES COIGNET · texte numérisé non relu

GILLES COIGNET

il vint alors à Amsterdam et y réussit assez bien ' ; toutefois, pour un motif que j'ignore, il s'en est allé à Hambourg et y est mort en 1600%

C'était un aimable et gai compère, grand farceur, et très habile dans son art, autant pour la figure que pour le paysage et les fonds.

Il avait une jolie manière de rendre les effets de nuit, se servant parfois de l'or pour rehausser la flamme des torches ou des lampes, ce qui contribuait beaucoup à l'illusion. Tout le monde n'approuvait pas cependant cette manière de procéder, beaucoup de connaisseurs étant d'avis que le peintre doit se servir exclusivement de couleurs pour produire ses eft'ets. D'autres, au contraire, pensent que tout procédé est bon lorsqu'il contribue à l'effet et augmente l'illusion aux yeux du spectateur.

On blâme avec plus de raison Coignet d'avoir vendu les copies de ses élèves comme des œuvres de sa main lorsqu'il y avait fait quelques retouches.

Parmi ses élèves-' était le fils d'un certain Claes Pietersen, orfèvre

mention dans le document des opinions religieuses de Coignet qui, précisément, s'expatriait pour ne pas abjurer le protestantisme. (Voyez Léon de Burbure, Biographie nationale de Belgique.)

I. La seule trace de son passage que nous trouvions dans cette ville est la dédicace qu'il fît, en i5g4, à Jacques Razet, de la Cène, grande estampe gravée par Jean Müller d'après un de ses tableaux. (.Bartsch, n" 28.) Musée de Gotha, n" 80.

3. Le 27 décembre iSgo. 11 eut sa sépulture dans l'église protestante de Saint-Jacques. Sun épitaphe, publiée pour la première fois par le Journal des Beaux-Arts (i8f)5, page iii), est ainsi conçue :

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