Voyez sur P. Balten, chapitre iv
<S. Thcatrum vita' huntana', etc. Antv., 1577.
<j. Deux suites ; Multarum variarumq. protaciionum compartimenta vulgus pictorimi vocat, Gerardus Juda'ns excudebat Antv. 1™ suite, i535, 12 planches. — 2" suite, i357, i? planches (titre compris). Une très belle suite de grotesques : Grottesco in diversche maniercn, i3 planches. Des caryatides : vulgus tcrmas vocat, titre et \f) planches. Ces deux suites publiées chez Gérard De Jode. Deux suites des Ordres publiées chez Cock en i5'')3 (22 pièces) et 1578, 3o pièces, etc.
10. 11 s'agit de la jeune Anne d'.\utriche, lille de Maximilien II, fiancée de Philippe II. Elle arriva à Anvers le 20 août 1370. Bien qu'il y eût en ce moment à Anvers de terribles exécutions ordonnées par le duc d'Albe, on oUrit des fêtes magnifiques à l'archiduchesse et un cadeau de noces de deux cent mille florins.
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son entrée à Anvers, les Allemands commandèrent à De Vries un arc de triomphe qui devait être achevé en cinq jours, ce qui fut réalisé. De ce chef, la nation paya soixante rixdales.
A la proclamation du pardon du duc d'Albe', De Vries partit sans retard avec sa famille chercher un refuge à Aix-la-Chapelle, où il séjourna plus de deux ans et, de là, se rendit à Liège, où il resta plus d'un an et demi.
Comme on parlait d'une paix conclue par le comte de Schwartzenberg, il s'en retourna à Anvers' et obtint du trésorier Arnold Molckeman'^, à Bruxelles, la commande d'une peinture représentant un pavillon d'été en perspective et y introduisit, entre autres, une porte ouverte, dans l'embrasure de laquelle Pierre Breughel, trouvant par hasard l'attirail du peintre, avait représenté un paysan, la chemise non immaculée, fort avant dans les bonnes grâces d'une paysanne, groupe qui fit joliment rire et plut considérablement au maître de la maison, qui ne voulut, à aucun prix, le laisser eflfacer.
Sur ces entrefaites, grâce à M. de Bourse, les Espagnols furent chassés du château d'Anvers qui tomba aux mains des bourgeoise De Vries entra alors au service de la ville avec la direction générale de tous les travaux de fortification^, et il garda son poste jusqu'au siège du prince de Parme et à la reddition en i586^.
I. 20 avril i.Syo. C'était le ^i Pardo)i gcncral » du roi Philippe II; en étaient excepte's tons ceux que l'on soupçonnait d'hérésie ou qui pouvaient être accusés de connivence avec les hérétiques. On se rappelle que Vredeman De Vries partit avec les Valckenborgh. Voyez ci-dessus, chapitre xi.
■1. En iSyS, l'empereur eut recours à l'entremise de Günther, comte de Schwarzenherg, beau-frère du prince d'Orange, pour entamer avec celui-ci des négociations de paix entre l'Espagne et les Pays-Bas.
3. Arnold Moickeman, conseiller et trésorier des guerres, par lettres-patentes du 17 mars i55i (i55'2 n. st.).
4. En 1577, au mois d'août. Ce mouvement populaire avait pour chefs: Liedekerke, Rouck et Bourse. Martin De Vos a retracé les principaux épisodes des journées d'août 1577 en une suite de médaillons dont la gravure est quelquefois attribuée à l'un des Wiericx. Voyez Alvin, Catalogue raisonné de l'œuvre des trois frères "Wiericx, n°' i45()-i4<3ô. Bruxelles, 1806. William Stirling Maxwell, Antwerp delivered in M.D.LXXVII. Edimbourg, 1878.
?. Ce fut en qualité de peintre de la ville qu'il exécuta en i58o, la décoration des salles de la citadelle où résidait le prince d'Orange; en ibSa, il fut chargé des arcs de triomphe, etc., érigés à l'occasion de l'entrée de François d'Alençon. La même année, il toucha de la ville (lo livres pour sa part de travail dans la régularisation du cadre (d'abord cintré) de V Ensevelissement du Christ de Quentin Metsys, acquis par la ville. (Vanden Branden, Geschiedenis, page 62.) On trouve dans l'Architectiira publiée par Gérard De Jode en 1677 plusieurs planches de fortification de Vredeman De Vries.
b. Le 17 août i585. Au mois de novembre de la même année De Vries travaillait encore avec
Muni de lettres de recommandation, il se rendit alors, en passant par Francfort, chez le duc de Brunswick et y resta jusqu'en i58g, époque du décès du duc Jules. De Vries partit alors du château de Wolfenbuttel et se rendit à Brunswick, où il produisit un tableau pour une décoration de funérailles.
En i5gi, il alla à Hambourg, y peignant, entre autres, dans une chapelle de l'église Saint-Pierre, pour la sépulture d'un joaillier du nom de Jacob Moor, une grande perspective du Christ triomphant du démon, de la mort et du péché K Dans le bas, une porte entrouverte, au sujet de laquelle se sont engagés de nombreux paris, car il semble qu'on y voie les marches d'un escalier. On cite un vayvode, ou duc polonais, grand maître de la cour du roi, qui offrit de parier mille florins que c'était une porte véritable. D'autres pariaient des verres de bière, un tonneau de beurre, etc.; les perdants souhaitant que le peintre eût les mains embrenées.
Dans cette même chapelle, et sur cette même toile, il avait représenté, sous une corniche saillante et supportée par deux termes que l'on eût cru de bois, une lampe suspendue et qui se voit par dessous; et, comme l'objet est à une assez grande hauteur, les gens s'imaginent que la lampe est véritable. Plus d'un parieur malheureux s'en alla, de ce chef, reprocher au peintre sa déconvenue, recevant en retour cette demande : « Qui vous obligeait à parier ? »
A Dantzig, à la cour', il peignit Orphée charmant les animaux, car c'est un endroit où il faut garder la paix et où les bêtes avinées n'ont pas le droit de se battre. Dans cette ville. De Vries était au service de la municipalité. 11 y a de lui huit perspectives dans la nouvelle salle du conseil, avec des allégories sur le gouvernement. D'abord, la Justice et V Injustice; secondement, la Raison; troisièmement, la Piété dans un temple moderne; quatrièmement, la Concorde; cin-
Raphael van Coxcie k un tableau pour la confrérie du Salut de Notre-Dame, dans la cathédrale d'Anvers. (Voyez le contrat dans De Busscher, Recherches sur les peintres et sculpteurs à G.indaux Xl'I'. XVII' et X\'III' siècles, page 140. Gand, i8'J(J.~i Le i3 août i58(j, van Coxcie signe la reconnaissance de la somme due à De Vries pour sa part de collaboration.
1. L'e'glise Saint-Pierre, k Hambourg, fut détruite par l'incendie de 1842. La partie conservée de la tour a été englobée dans la nouvelle co;istruction.
2. Artushof. La peinture existe toujours, elle est datée de i5y'3.
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quièmenient, la Liberté; sixièmement, la Constance ; septièmement, le Jugement dernier, et huitièmement, une toile qui, Tétc, se place dans le foyer et simule un portique, au fond duquel trône sur des degrés la Raison, ayant près d'elle un chien, emblème de la Fidélité. Elle tient enchaînées la Discorde, la Sédition, la Trahison, la Calomnie et V Envie ^.
Revenu de Dantzig à Hambourg, De Vries peignit pour M. Hans L.omel une petite galerie dans une cour avec une vue sur un rideau de verdure; immédiatement en face de la galerie, dans la même cour, une cloison de bois avec une porte ouverte, montrant une pièce d'eau avec des cygnes, et, plus bas, les troncs des arbres, dont la couronne apparaît naturellement au-dessus de la cloison, ce qui excite Tétonnement d'un grand nombre de personnes.
Pour le même propriétaire, dans une chambre sous un grenier à plafond plat, on voit une série de colonnes et de balustres, représentés en raccourci sur toile, reposant sur une corniche et portant une voûte avec des caissons et des grotesques, ayant au centre une ouverture simulée.
De Hambourg, De Vries alla à Prague, où son fils, Paul-, excellent maître dans la branche de son père, décora pour l'empereur un grenier long de deux cents pieds et large de quatre-vingts, peignant sur toile, à cet efïet, une voûte supportée par des piliers vus en raccourci, la voûte décorée de grotesques, avec une grande ouverture circulaire au milieu, le tout à son point de vue.
Dans une autre sallette, il fit de môme un plafond plat. On y voyait les Doii{e Alois, et, au centre, une grande peinture circulaire avec Jupiter et sa foudre en raccourci, comme tout le reste d'ailleurs, colonnes, arbres et maisons.
Selon le désir de l'empereur, Paul fit encore dans la sallette une