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8. Le mênie personnage dont Frans Floris décora la demeure des Travaux d'Hercule et des Arts libéraux. Voyez tome I", page 3^ô.
y. G'est le même Roelandts, maître des postes à Anvers, dont Pontius nous a laissé le portrait, (^uant au paysage, il a disparu. .\ propos de l'œuvre dont il s'agit, Rathgeber a commis une plaisante méprise. Traduisant Jonghelincx par «jeune homme» [Jongeling), voyant, de plus, que Jonghelincx était mort, il crut comprendre que le tableau représentait « un jeune homme mourant ». Nous mettons le lecteur en garde contre cette interprétation, qui pourrait faire croire à l'existence d'une œuvre qu'on chercherait en vain.
EGIDE VAN CONINCXLOO
œuvres au loin, et fit des travaux pour des négociants et des particuliers notables de Francfort, et même quelques œuvres pour l'empereur'.
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EGIDE VAN CONINCXLOO.
D'après la gravure de H. Hondius.
Chez Abraham de xMarez, à Amsterdam, il y a de lui une grande et
I. Ni la Galerie de Prague, ni celle de \'ienne, ne possèdent aujourd'hui d'œuvrej de van Conincxloo. Toutefois l'inventaire du xvi» siècle mentionne de lui un paysage. (\'oyez A. v. Perger, Das Her-
très belle œuvre. Jean Ycket possède également une grande et magnifique toile dont Martin van Cleef a fait les figures; c'est un paysage charmant avec des arbres, un horizon et des avant-plans magnifiques et d'une excellente composition.
A Naerden, chez M. Burghman Claesz, il y a de lui une belle toile : un paysage avec de petites figures et des animaux. A Middelbourg, en Zélande, chez Corneille Monincx, au-dessus du foyer du principal salon, on voit de lui et de Martin van Cleef un excellent paysage. Melchior Wijntgis possède aussi une grande toile et deux ronds. A Amsterdam, Herman Pilgrim, Henri van Os et de nombreux amateurs d'autres villes et pays , font un cas légitime de ses travaux ' .
En somme, pour dire mon avis en peu de mots, je ne connais pas, de nos jours, de meilleur paysagiste et je constate qu'en Hollande sa manière commence à être généralement suivie; que, par exemple, les arbres qui étaient un peu secs et dépouillés deviennent plus feuillus et se développent comme à vue d'oeil, à la façon des siens, bien que leurs planteurs fassent quelque difficulté d'en convenir ^.
COMMENTAIRE
Le rôle important d'Egide van Conincxloo, parmi les paysagistes, rend la rareté des (euvres du maître extrêmement fâcheuse. M. Herman Riegel [Beiträge ■{iir niederländischen Knntsgeschichte, tome I*-", page 35, Berlin, 1882'; insiste avec raison sur ce passage tinal de van Mander, touchant les transformations rapides opérées en Hollande dans la manière d'interpréter le paysage, sous l'influence du maître.
Bien que des estampes nombreuses et développées nous aient conservé le souvenir des créations de van Conincxloo, nous 11'avons rencontré que dans la Galerie Liechtenstein, à Vienne, deux peintures authentiques de sa main. Ce sont également les seules que connaisse M. Max Rooses. [Geschichte der Malerschule Antwerpens, 1881, page 117.) Ces tableaux sont datés de i5g8 et de 1604 et portent la signature du
kommen verschiedener Gemälde im K. AT. Belvédère. Mittlieilunf^en der K. K. Central-Commission, etc., tome X, page 21 3. Vienne, i865.j
1. Ge'rard Hoet signale, dans son catalogue des ventes de tableaux faites dans les Pa vs-Bas, un Certain nombre d'œuvres de van Conincxloo sans en donner les sujets.
2. (^est un jeu de mois; van Mander entend par planteurs d'arbres les peintres qui suivent le système de (Conincxloo.
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maître. Une autre œuvre, que Rathgeber (Annalen der Niederlœndischcn Malerei, 1844) dit exister au musée de Copenhague, a cessé de figurer au catalogue.
Dans la sacristie de Saint-Sauveur, à Bruges, on montre quatre petits tableaux représentant la Manne, V Agneau pascal, David dansant devant l'Arche et les Disciples d'Eininaiis. Ils sont attribués à Egide van Conincxloo. Les figures y tiennent une place en quelque sorte exclusive, et nous ne voyons réellement pas pourquoi le nom de van Conincxloo est ici mis en avant. Mais les peintures sont fort jolies et dénotent un très bon maître.
Il résulte des recherches si patientes de M. vanden Branden, que le départ d'Anvers de notre artiste eut lieu en i585, au mois de Janvier, pour ainsi dire subrepticement^ ; les œuvres mentionnées plus haut n'appartiennent donc pas à la période flamande de sa carrière. Nous savons par van Mander que, durant son séjour à Anvers, il eut pour élève Pierre Breughel, deuxième du nom, inscrit comme franc-maitre, précisément en i585.
Nicolas De Bruyn, excellent graveur, né à Anvers en i5ji et mort à Amsterdam vers i635 -, s'est attaché à reproduire les peintures de van Conincxloo avec une préférence marquée. Ce sont de vastes ensembles décoratifs, servant de cadre, le plus souvent, à des sujets de la Bible. Les sites ne sont ni flamands ni hollandais et procèdent encore de l'ancienne école. Quant aux personnages, on les attribue à Martin van Cleve, aux Franck, etc. Plus d'une fois, leurs ajustements nous rappellent les créations de Lucas de Leyde, qui, du reste, a été également gravé par Nicolas De Bruyn.
Il peut être utile de donner ici une liste des planches exécutées d'après Egide van Conincxloo.
Le Sacrifice d'Abraham, N. De Bruyn.
Moïse sauvé des eaux, N. De Bruyn.
Samson et le lion, N. De Bruyn.
Le Prophète Osée en prière, N. De Bruyn.
Lapidation de saint Etienne, N. De Bruyn.
Les Pèlerins d'Emmaiis, N. De Bruyn.
Le Jugement de Paris, N. De Bruyn.
Concours d'Apollon et de Marsyas, N. De Bruyn.
Paysage avec un cavalier et une dame près d'un pont, N. De Bruyn.
Paysage avec deux grues, N. De Bruyn.
Rencontre de Jacob et d'Esaiï, anonyme.
Guérison de l'Aveugle, Jean van Londerseel.
Le Bon Samaritain, Jean van Londerseel.
Le Christ guérissant la femme affligée d un flux de sang, Jean van Londerseel.
Juda et Thamar, Cl.-J. Visscher excud.
Paysage avec des lansquenets, Cl.-J. Visscher excud.