‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 113 sur 218 · HENRI DE BLES · texte numérisé non relu

HENRI DE BLES

nous hésitons assez à accepter celui de Bruxelles, malheureusement très repeint.

A Berlin nous avons un splendide Portrait d'homme coiße d'une toque (n° 624), dont le paysage n'est plus que l'accessoire.

Le musée d'Anvers, d'après M. Scheibler ', possède un des tableaux les plus importants du maître, V Adoration des Mages (208-210), sous le nom de Lucas de Leyde. On pourrait aussi, nous scmble-t-il, lui assigner le n» 557 du même musée : YEmpereur Auguste et la Sibylle {Apparition de la Vierge à l'empereur Constantin, selon le catalogue!. Par analogie, entin, V Adoration des Mages, du musée de Bruxelles (n" 78), serait une œuvre de Bles.

Le musée de Carlsruhe possède, de son côté, une Adoration des Mages, datée de i5i9 m« 1451, dont les volets sont au Musée Germanique de Nuremberg \65-6j]] le musée de l'Académie de Vienne, un Portement de croix et une Prédication de saint Jean-Baptiste, signés de la chouette et pourtant contestés.

l^a Légende de saint Hubert, au Musée Germanique (n° 64!, est un vrai paysage, tandis que V Adoration des Mages, de la Pinacothèque de Munich, donne l'importance première aux figures.

M. Woermann accepte pour originale la Fuite en Egypte du musée de Lille (1-107641.

Nous avons à faire observer que les figures sont empruntées à Albert Dürer. Dans le paysage représentant les Travaux des Mines, au musée des Offices (n° j?^o), les figures appartiennent à Lucas de Leyde. Au palais Liechtenstein, à Vienne, nous trouvons un sujet analogue attribué à de Bles. L'œuvre de Lucas Gassel nous montre une donnée semblable, et nous n'avons aucun doute que le tableau de Florence et celui du musée Liechtenstein n'appartiennent au même maître^.

M. Woermann^ incline à donner à de Bles les Grâces et les Ages du musée de Madrid (n"* 1886 et 1887!, peintures successivement attribuées à Cranach, Grünewald, Rod. Manuel, H. B. Grien et Martin Heemskerck.

M. Bredius signale de ses tableaux au palais de Ajuda à Lisbonne ''.

Le musée de l'Académie de Venise nous donne un spécimen assez curieux du peintre, fréquemment répété d'ailleurs par les Flamands : la Tour de Babel (161). Les sujets'de ce genre convenaient à son amour des perspectives étendues, peuplées de personnages. Une Prédication de saint Jean-Baptiste, de Bles, passa en vente à La Haye en 1662; elle atteignit 5o florins"'.

Averoldo consacre plusieurs pages de sa description de Brescia" à l'éloge d'une Nativité de « Civetta » existant à l'église San Nasaro e Celso.

1. Rcpcrtorium für Kunstwissenschaft, tome VI, page 189, notes à l'ouvrage de M. H. Riegel, Beitrœge \ur Niedcrlœndischen Kunstgeschichte.

2. M. A. J. Wauters affirme avoir trouvé le monogramme de Lucas Gassel sur le tableau attribué à Bles, au musée Liechtenstein. (Voyez la Peinture flamande, page 142.)

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