‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 128 sur 218 · Ce qui nous prouve qu'il peignait k la détrempe · texte numérisé non relu

Ce qui nous prouve qu'il peignait k la détrempe

3. Nagler (Monogrammistcs), tome 1°'', n" 734, attribue à Augustin Jorisz un monogramme A. I, sous lequel il aurait gravé Un enfant appuyé sur une tctc de mort avec l'adresse de H. Hondius. Nous ne connaissons pas cette planche.

JOSSE VAN CLEEF', DIT « LE FOU

EXCELLENT PEINTRE d'aNVERS

Rien de plus naturel que de voir les artistes les plus éniinents possédés de Tenvie secrète de surpasser leurs confrères. S'il n'en était pas ainsi, paralysés par la crainte, ils perdraient ce stimulant à mieux faire, Tambition, en un mot, qui décide le plus souvent de la réussite des entreprises.

Mais, d'autre part, il importe que ce sentiment demeure dans des limites rationnelles, qu'il soit tempéré par une juste connaissance de soi-même, sans laquelle, loin d'aider à l'avancement de l'art, il contribuerait à sa décadence et ne procurerait à ceux qui l'exercent que honte et confusion. Tel fut précisément le cas de Josse van Cleef d'Anvers, un ornement de notre profession. 11 n'était pas, je crois, de la famille de Martin et d'Henri van Cleef'.

Je ne connais pas la date de la naissance de ce Josse. Un Josse van Cleef fut admis à la gilde des peintres d'Anvers en 1 5 1 1 ; il peignit des Vierges environnées d'anges ^, mais j'ignore s'il était un ascendant de van Cleef le Fou''. Guillaume van Cleef, admis en i5i8, était son père^

Josse van Cleef, donc, était un habile maître, peignant la figure d'une remarquable façon, mais son excessif orgueil et sa sotte vanité régarèrent au point de croire que ses œuvres l'emportaient sur celles

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