‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 162 sur 218 · Musée de Madrid, n · texte numérisé non relu

Musée de Madrid, n

4. Belvédère, 2' étage, salie III, n" 10, daté de i3(lj!. Ce tableau a été très souvent copié par Pierre Breughel le fils. Voici les principales copies que nous avons eu l'occasion de voir : Florence, Offices (1589) ; Stuttgart, musée ; Anvers, M"° Giehens (i6o3,i; Berlin, musée i'i6o(3) ; Anvers, musée, n° 3i (1607); Pesth (faussement attribué à Jean Breughel), musée, salle XII, n" 54 (non daté); collection E. Ruelens, à Bruxelles (vendue en avril i881î\ sans date.

5. Belvédère, 2" étage, salle III, n" i. Répétition à Wurzbourg, à Hampton Court, n° 748 (provenant du cabinet du duc de Mantoue); Bruxelles, musée, n" 4; Anvers, M. Trachez; Bruxelles, M. Allard. (Van Mander parle de cette composition dans son poème sur la peinture.)

6. Celui, par exemple, d'un père qui offre au soldat une fille âgée de trois à quatre ans, en échange de son dernier-né.

7. Précédemment au palais de Prague, transféré depuis peu k Vienne. Signé BRVEGEL M.D.LX\'1I. (Voyez Woltmann, Die Gemälde Sammlung in der K. Burg ^u Prag.)

PIERRE BREUGHEL DE BREUGHEL 3o3

d'où la vue s'étend sur une vaste contrée semée de villes et de campagnes que Ton entrevoit par des percées de nuages'.

Dans un autre tableau on voit une folle Marguerite, en train de recruter au profit de l'Enfer, elle semble égarée et son accoutrement contribue à cet aspect terrible. Je crois que ce tableau se trouve au palais de l'empereur-.

A Amsterdam, chez M. S. Herman Pelgrims, grand amateur d'art, il y a une Noce villageoise peinte à l'huile où Ton voit des tètes de campagnards comme grillées par le soleil, très différentes de celles des citadins-^.

Il a peint aussi un Combat entre le carême et le mardi gras\ un autre tableau où l'on se sert de tous les moyens possibles pour résister à la mort'', un autre encore où sont représentés tous les Jeux de lenfance'' et une quantité innombrable de petits sujets.

On peut voir chez un amateur d'Amsterdam, M. Guillaume Jacobszoon, près de l'église neuve, deux toiles peintes à la détrempe étant une Kermesse et une Noce de village'' avec nombre d'épisodes comiques et les paysans pris sur le vif. Là, par exemple, où la mariée reçoit des présents, il y a un vieux campagnard qui a l'escarcelle pendue au cou et compte, dans sa main, ses écus. Ce sont des œuvres excellentes.

La municipalité de Bruxelles avait commandé à Breughel, vers la fin de sa carrière, quelques tableaux relatifs au creusement du canal d'Anvers; la mort vint mettre obstacle à l'exécution de ces œuvres^.

1. Public en gravure par Jérôme Cock. Rubens avait le tableau pfirte- k son inventaire sous le n" 2 10.

2. Nous connaissons des Enfers de Breughel à Pesth et à Florence. L'appellation Marguerite la Folle (Didle Griete) est donnée en Flandre aux femmes méchantes, aux nie'géres en un mot. On prétend la faire remonter à Marguerite, fille de Baudouin de Constantinople. Le grand canon de Gand, placé sur le marché du Vendredi, est baptisé Dulle Griete. D'autres canons portent ce même nom.

lî. Belvédère (2° étage, salle III, n" 12) et plusieurs reproductions plus ou moins parfaites; inventaire de Duarte, coté à la somme énorme de 225 florins.

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