‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 171 sur 218 · Nous parait douteux · texte numérisé non relu

Nous parait douteux

2. Ce tableau a ctJ supérieurement gravé par M. Ungcr dans l'album de la Galerie de Cassel. (Texte de MM. Müller et Bode.)

3. A. vander Willigen, les Artistes de Harlem, page Sy, 1870.

Marie^ et, considérant les caractères de l'œuvre, n'hésite pas à la restituer à Schoorel. La dissertation méritait d'être signalée à nos lecteurs. Elle a un cachet d'imprévu qui la rend intéressante, mais nous la trouvons hasardeuse.

Schoorel jouissait à Utrecht, et même au dehors, d'une grande considération. On a vu que François I'-'"' eût désiré l'avoir à sa cour. En 1549, lors de l'entrée de Philippe d'Espagne à Utrecht, la municipalité confia à notre artiste la mission de décorer la ville. Elle le chargea non seulement de la partie artistique du travail, mais même de la composition des chronogrammes, etc. En récompense il lui fut offert une coupe d'argent et quatre aunes de velours. Ce fut la même année 1549 qu'il livra les plans pour le travail d'endiguement de la rivière Zype, l'amélioration du port de Harderwyck et l'approfondissement de plusieurs rivières. Ces plans ne furent exécutés qu'en i65o '.

Ce fut en i55o que Schoorel fut appelé, conjointement avec Lancelot Blondeel, à s'occuper du nettovage de V Agnus Dei des frères van Eyck. « Maître Lancelot de Bruges et maître Jean Schoore, chanoine d'Utrecht et excellent peintre, sont venus à Gand et ont commencé à laver le retable l'an i55o, le i5 septembre, procédant avec un tel amour, qu'en maint endroit ils ont posé leurs lèvres sur le merveilleux travail. Les seigneurs de Saint-Bavon leur ont fait à chacun un présent, et maître Jean Schoore reçut une coupe d'argent dans laquelle j'ai bu étant dans sa demeure-. »

On aura vu dans la liste des œuvres de Schoorel, cité deux fois le portrait d'Agathe de Schoonhoven ^. Cette femme joua un grand rôle dans la vie du peintre-chanoine et lui donna six enfants. En 153-, déjà, Schoorel faisait un testament en faveur d'Agathe et de ses quatre enfants : deux fils et deux filles. Deux autres enfants naquirent postérieurement à cette date et, lorsque, en i5 5o, le maître fut chargé de peindre pour l'église de Delft un tableau d'autel, il fit inscrire dans le contrat une rente payable à ses enfants dont l'aîné avait alors vingt ans ''. 11 ne serait point impossible que le portrait de femme du musée archiépiscopal d'Utrecht ne fût encore celui d'Agathe de Schoonhoven. Schoorel mourut le 6 décembre i562, âgé de soixante-sept ans. L'église de Sainte-Marie dont il était chanoine n'existe plus. M. l'archiviste MuUer, qui a consacré au maître des notices intéressantes, a retrouvé un croquis de son tombeau ■'. Antonio Moro l'avait décoré du portrait du célèbre peintre. On assure que cette œ'uvre est aujourd'hui à Londres, à la Société des Antiquaires, à Burlington House''.

Nous avons fait observer plus haut que très probablement le beau Portrait de chanoine d'Antonio Moro, du musée de Brunswick', n'était autre que l'effigie de Jean Schoorel, ce qui, du reste, est facilement démontré par le portrait du recueil de Lampsonius.

1. S. Millier, Archicf voor Ncdcrlandsche Kimstgcschiedenis, public sous la direction de F. D. Obreen, tome III, pages 243-24.S.

2. Marcus van Vaernewyck, Historie van Bclgis. Gand, 1574, cap. lvii, foi. 119.

3. Les deux portraits sont reproduits dans le travail de M. Justi.

4. G. E. Taure!, l'Art chrétien en Hollande, etc., tome II, page 78.

5. Reproduit par M. Taurel, op. cit., page 79. T). .lusti, page 209.

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