Voyez tome 11, chapitre vi
3. Né en i540, il mourut à Paris le i°''mai 1610, d'après les registres mortuaires de Saint-Sulpice. Son portrait a été gravé par Jean Morin d'après une œuvre de lui-même. (Rob.-Dum., 52.) Nous rappelons que ce fut Jérôme Franck qui entreprit d'achever l'Adoration des M.jffes après la mort de Frans Floris.
4. Né en 1642 selon M. vanden Branden; reçu franc-maître à Anvers en iSôg, doyen en iSSy. L'épitaphe des F'rancken, reproduite par M. Visschers, curé de l'église de Saint-André d'Anvers, dans un volume publié en i852, porte :
Nicolas Francken, natif d'Herenthals -j- 12 mars iSgö; François, son fils f 2 octobre 1616; Ambroise, son fils f le 16 octobre 1618 ; Jérôme Francken, fils de François f 17 mars 1623 ; Ambroise, fils de François j 8 août i632; François Francken, fils de François, peintre, mort le 6 mai 1642. C'est ce dernier dont van Dyck a gravé le portrait à l'eau-forte.
5. Ambroise Francken naquit en 1544 (\anden Branden, page 35 1), à Herenthals comme ses frères. Van Mander nous dit dans la biographie de Corneille Ketel (voyez tome II, chapitre xxxvi) qu'en i5GG Ambroise Francken travaillait aux peintures de Fontainebleau. M. de Laborde signale effectivement sa présence en iSyo parmi les maîtres qui furent employés k la décoration de ce palais. (La Renaissance des Arts à la Cour de France, lome l'"', page 927.) En 1573 il se fit admettre à la gilde de Saint-Luc d'Anvers, dont il fut le doyen en i58i. On vient de voir qu'il mourut k Anvers le 16 octobre 16 18.
11 faut lire, du reste, sur les frères Francken les renseignements de première importance fournis par M. vanden Branden dans son Histoire de l'Ecole d'Anvers. (Pages 339-356.) Sur Pierre Vlerick, voir ci-après, chapitre xlix.
35o LE LIVRE DES PEINTRES
chez le provincial de Tëvêque de Tournay et est mort à Utrecht'.
Jean de Maier, Apert Francken, — Jean De Maier, d'Herenthals'^, Apert Francken \ de Delft, qui ne pratique point Tart, mais étant grand amateur, a mis bon ordre à ses affaires et est grand adorateur de Bacchus, ou du vin, charmeur des hommes et des dieux, qu'il représente journellement et dans lequel plus d'un puise son principal plaisir.
Louis de Bruxelles, Thomas de Cologne, le Muet de Nimègue, Jean Daelmans d'Anvers, Evrard d'Amersfoort, Herman van der Mast. — Louis de Bruxelles, très bon peintre, joueur de luth et de harpe ; Thomas de Cologne, un Muet de Nimègue '' , Jean Daelmans d'Anvers ^% Evrard d'Amersfoort '', Herman van der Mast, né à la Brielle, et qui demeure actuellement à Delft '^.
Après la mort de Floris il alla habiter chez François Francken et fit, d'après Floris, la copie d'un Christ portant sa croix, lequel Christ posait sa main sur une croix blanchâtre; et comme sur cette croix était venu se poser un insecte, — une araignée à longues pattes, — il l'imita dans sa peinture, avec les ombres et jusqu'au moindre
1. Il figure au registre de la gilde d'Utrecht en i33o et en est le doyen en i582, i583 et i585. Ses principaux élèves furent Joachim Uytewael (tome II, chapitre xxxtx), et Abraham Bloemaert (tome II, chapitre xl). On ne possède de lui aucun tableau.
2. Inscrit à la gilde d'Anvers comme élève de Frans Floris en iSSg, il se trouvait à Fontainebleau et travaillait aux décorations du palais en i366, comme nous l'apprend van Mander dans la biographie de Corneille Ketel. Il y était encore le 8 novembre i56g. (Voyez de Laborde, la Renaissance des Arts à la Cour de France, tome I", page 927.) En iSyS, il fut reçu franc-maître à Anvers et continua d'y recevoir des élèves jusqu'en iGio. Aucun tableau de lui n'est signalé nulle part.
3. Van Mander l'appelle aussi Franssen et le désigne comme travaillant à Fontainebleau avec F. Francken et De Maier en i5(36. (Biographie de Corneille Ketel.) Son vrai nom était vander Houven. Tout ce qui suit veut dire, dans le langage figuré de notre écrivain, que Francken ou Fransen était brasseur.
4. Trois maîtres qu'il nous a été impossible d'identifier. Thomas Funck et Thomas Widdig, inscrits à la gilde de Cologne, n'ont point laissé d'œuvres connues.
5. Inscrit à Anvers comme fils de maître, chez Meisen Salebos en i56i.