‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 26 sur 218 · Sa fille unique, Anne · texte numérisé non relu

Sa fille unique, Anne

4. Peut-être aussi peintre verrier. Guichardin parle d'un certain Veregius comme d'un « grand niaistre et homme moult réputé en l'art ».

5. Démoli en 1578. Il était situé hors de la porte Sainte-Croix, entre l'église de ce nom et le couvent des Chartreux. C'est sans doute le même château qui était, à l'époque de sa démolition, la propriété de Marc Laurin l'antiquaire. (Voyez ci-après, chapitre xlviii, la biographie de Hubert Goitzius, et Weale, le Beffroi, tome III, page 265.)

'j. C'est le célèbre Gérard David, né à Oudewater, dans la Hollande méridionale, vers i45o, et mort à Bruges, le i3 août i523.

geois de la ville, dont la manière était assez archaïque et plus tranchée que la moderne'. Il peignait de grandes figures et il était, en certaines choses, très joli et curieux. Un amateur de Middelbourg, M. Corneille Monincx , possède de lui un tableau du Christ allant l'crs Jérusalem, en compagnie de plusieurs apôtres.

Il y avait encore à Harlem Jean Mandyn, qui excellait dans la représentation des diableries et des choses drôles affectionnées par

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PORTRAITS D ISRAEL DE MECKENEN ET D IDA, SA FEMME. D'après une gravure sur cuivre pur Israel van Mcckcncn. — liartsch, r." i.

Jérôme Bos ; il est mort à Anvers où il touchait une pension de la ville -.

Volckert Claeszoon, autre peintre de Harlem, était habile dans la composition, le dessin et la peinture^. Il y a de lui quelques

1. Jean Sanders van Hemishem (Hemixcm et Hemessen}, du lieu de sa naissance, situe sur l'Escaut non loin d'Anvers. Il parait avoir vu le jour vers la hn du xv" siècle; franc-inaître de la gilde de Saint-L.uc d'Anvers en 1524, il fut doyen de la corporation en 1548. Guichardin le range parmi les maîtres décédés.

2. Jean Mandyn, d'après les découvertes de M. vanden Branden, naquit en 1 5oo et arriva à Anvers en i53o. Il fut le maître de Gilles Mostaert et de Barthélémy Spranger, et mourut, selon toute probabilité, au commencement de i56o.

3. Nous ne possédons sur lui que ce seul renseignement complémentaire, qu'à la date de i524

tableaux sur toile dans la salle des Échevins. Ils sont hardiment touchés, plutôt dans la manière antique que la manière moderne. Ce maître a produit à bas prix un nombre extraordinaire de dessins pour les peintres verriers.

Il y eut à Anvers un Jean l'Allemand ou Singher, originaire de la Hesse'. Dans la maison de Charles Cockeel, rue de TEmpereur, il avait décoré une salle entière de grands arbres : des tilleuls, des chênes et autres essences, le tout peint à la détrempe. Il a beaucoup dessiné aussi pour les tapissiers, toutefois il ne s'entendait pas trop à travailler à rebours. Son admission à la gilde anversoise date de i543.

En i535, la gilde d'Anvers prononça l'admission de Jeannot d'Elbrucht près de Campen, qu'on nommait aussi Petit-Jean^. Le tableau de l'autel des poissonniers, dans l'église de Notre-Dame, était de sa main. On y voyait la Pêche miraculeuse avec le Christ à l'avantplan. Il y avait là aussi un fort bel arbre, et la mer agitée était bien rendue.

A une époque plus reculée vivait à Anvers Arnould de Beer, qui entra dans la gilde en i529 et qui dessina beaucoup pour les peintres verriers. C'était un fort habile homme ^

Il y eut encore Jean Cransse, de qui l'on voyait dans la chapelle du Saint-Sacrement, à Notre-Dame, un Lavement des pieds, grande toile fort remarquable'''. Ce maître entra dans la gilde en i523.

Lambert van Oort, d'Amersfoort, était bon peintre et architecte ; il fut admis à la gilde d'Anvers en 1547-'.

il ht enterrer une fille à la cathédrale de Saint-Bavon, à Harlem. (Voyez vander Willigen, les Artistes de Harlem.) Il n'existe aucun tableau de lui.

1. liest inscrit à la gilde de Saint-Luc d'Anvers sous la date de 1544, et sous le nom de « maître Jean l'Allemand, peintre de grandes figures sur toile».

2. Il est effectivement inscrit à la gilde sous la date de i535-i536. Immergeai le fait naître en i5oo. Le tableau de la Pêche miraculeuse n'est plus à Notre-Dame d'Anvers. M. Kramm désigne van Elbrucht comme le plus ancien des peintres de marine.

3. Né à Anvers en 1490, mort en 1542. (Immerzcel.) Il fut le premier maître de Lambert Lombard.

4. Le musée d'Anvers possède de lui deux blasons, n- 44 et 43. Il est indiqué comme né en 1498 (.'). Reçu à la gilde de Saint-Luc en i523 et doyen en 1535-?!), il vivait encore en 1348.

5. Lambert van Noort était le père d'Adam van Noort, le maître de Rubens. Il naquit à Amersfoort vers ib2o et mourut à Anvers en 1371. Plusieurs des beaux vitraux de la grande église de Gouda sont de sa main.

Michel de Gast entra dans la même corporation en i558 '. Il peignait les ruines romaines d'après nature et laissa nombre de dessins de ces motifs et d'autres sujets de son invention, sur lesquels il imprima son monogramme.

11 y avait encore à Anvers un bon paysagiste, peignant à la détrempe : Pierre Bom, qui fut admis à la gilde en i56o-.

En i556 fut admis certain Corneille van Dalem, qui était habile peintre de rochers •'.

Ces divers artistes sont ici confondus, par la raison que Je n'en sais pas plus long à leur sujet.

COMMENTAIRE

Il faut mettre un peu d'ordre dans ce chapitre où van Mander, comme il le dit, a mék', faute de plus amples renseignements, des artistes d'époques et d'origines fort différentes. Cette confusion a son éloquence; elle nous fait comprendre le profond oubli dans lequel étaient tombés des maîtres d'une valeur indiscutable et dont la réhabilitation appartenait à notre temps.

Citons d'abord les Flamands.

Gérard vander Meire ou vander Meerp était Gantois, mais le fait de son admission à la maitrise en 1462 exclut toute probabilité d'apprentissage chez l'un ou l'autre des frères van Eyck. De tous les tableaux qui se rencontrent sous le nom de cet artiste, aucun n'est d'une authenticité suffisante pour servir à caractériser sa manière. Le Crucifiement de l'église Saint-Bavon, à Gand, est pourtant une œuvre considérable, trop dépréciée dans l'édition des Anciens Peintres flamands de MM. Crowe et Cavalcaselle, publiée par le savant professeur M. A. Springer ''.

Il faut tenir grandement compte, nous semble-t-il, de l'opinion des auteurs qui voient dans le Girardo di Guant, cité par l'Anonyme de Morelli comme un des auteurs du Bréviaire Grimani, non pas Gérard vander Meire, mais Gérard Horebout, Gantois

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