‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 27 sur 218 · Il y fut reçu comme fils de maître en i · texte numérisé non relu

Il y fut reçu comme fils de maître en i

2. Promu à la maîtrise en i5(J4 et doyen en 1 598-99. Imnierzeel le fait naître en i53o et mourir en 1572. Nous avons son épitaphe : il mourut le 29 novembre 1607 et fut enterré à Saint-Michel, à Anvers.

3. Corneille van Dalem, reçu en i556, ne doit pas être confondu avec Corneille van Dalem, célèbre peintre-verrier dont Guichardin fait le plus grand éloge, et qui fut admis en 1.S34.

4. On trouvera une analyse approfondie de cette peinture dans les Recherches sur l'histoire de l'Ecole flamande de peinture de M. Alph. Wauters, 2° fascicule, page 55. Bruxelles, 1882.

aussi, et très renomme comme miniaturiste. On trouvera les preuves à l'appui de cette présomption à l'article Horebout.

En somme, la personnalité de Gérard vander Meire demeure très effacée, malgré les recherches contemporaines. Un remarquable tableau de ï Exhumation de saint Hubert, qui lui était jadis attribué par le catalogue de la National Gallery, est aujourd'hui rangé, avec beaucoup plus de vraisemblance, dans l'ieuvre de Thierry Bouts '. Le Crucifiement de la cathédrale de Saint-Sauveur, à Bruges, n'offre aucune analogie avec le tableau de Gand.

L'observation de M. Alphonse Wauters touchant la Lucrèce de la Galerie du Belvédère, attribuée successivement à Lucas Cranach et à Quentin Metsys, et que cet auteur envisage comme pouvant être identifiée avec l'œuvre perdue de Gérard, mérite considération-. L'ceuvre n'est pas sans valeur, mais rien n'indique qu'elle procède de Gérard vander Meire, qui pourrait être, tout aussi bien, le peintre de la Lucrèce du Musée National de Pesth isalle V, n" 6), œuvre capitale qui n'est certainement pas de Lucas de Levde.

Hans Memling. — J. B. Descamps donne de ce grand peintre une biographie dont il importe de reproduire les passages saillants •' :

« Carie van Mander, dans son Histoire des Peintres, page 127, dit que dès les premiers temps de la peinture à l'huile, la ville de Bruges donna le jour à Hans Memmelinck, etc. Cet écrivain se trompe, Jean Hemmelinck est le véritable nom de cet artiste qui naquit dans la petite ville de Damme, à une lieue de Bruges. Il est probable qu'il a vécu du temps des frères van Eyck, ou peu après, puisque nous avons de ses ouvrages avant 1479.

« On ne sait rien de ses premières années, et on ignore son maître ; on dit qu'il s'enrôla par libertinage en qualité de simple soldat, et que, se voyant réduit à la dernière misère dans l'hôpital de Saint-Jean de Bruges, comme s'il n'eût pas eu plus de ressources que le dernier de ses camarades, il ouvrit les yeux sur le dérangement de sa conduite.

« Il est rare qu'un homme de génie reste longtemps dans le désordre. Dès qu'il fut convalescent, il peignit quelques petits tableaux pour se récréer et pour se procurer un peu d'argent. Il n'en fallait pas davantage pour le faire connaître. Quelques frères de cet hôpital, surpris de la beauté des ouvrages du malheureux peintre, publièrent la découverte qu'ils venaient de faire, et Hemmelinck fut bientôt reconnu pour le plus habile de son siècle. Il obtint un congé et fit un tableau pour l'hôpital, en reconnaissance des soins que l'on avait eus de lui pendant sa maladie... »

Doit-on s'étonner davantage de l'esprit inventif ou de l'aplomb du narrateur?

Voici, en peu de mots, ce que l'on sait, jusqu'à ce jour, de précis touchant le peintre le plus éminent de la primitive école flamande après les van Eyck.

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