Geschichte der Malerei, etc., tome II, page
5. Salle V, n" i. Copie moderne du tableau de Lübeck, panneau central, au musée de Hanovre.
6. Elle porte pour inscription : Jean. Memmelinck inve. Julius Golt:^ius fecit. Joannes Baptista Vrints cxcud. i58ô.
catalogue de 1881) est une œuvre douteuse. Elle porte la date de 1462 et nous la trouvons attribuée, non sans vraisemblance, à Thierry Bouts, par MM. Crowe et Cavalcaselle (édition française, tome II, page 74K
Memling, inscrit sous le nom de van Memmelynghe à la gilde de Saint-Luc de Bruges, y reçut pour élèves en 1480, Jean Verhanncman, et en 1483, Paschicr vander Mersch.
A consulter, indépendamment des études de M. Weale citées plus haut : L'A?'t chrétien en Hollande et en Flandre, par C. E. Taurel, tome P'", page 121. Amsterdam, 1881. iTexte de W. H. James Weale.) — Crowe et Cavalcaselle, les Anciens Peintres flamands, traduction de Octave Delepierre, augmentée de notes et de documents inédits, par Alexandre Pinchart et Charles Ruelens. Bruxelles, 1862. — • Crowe et Cavalcaselle, Geschichte der altniederlœndischen Malerei; Original Ausgabe bearbeitet von A. Springer. Leipzig, 1875. — K. Woermann et Alf. Woltmann, Geschichte der Malerei, tome II, page 44, avec planches. Leipzig, 1879.
Gérard David. — • C'est encore à M. Weale que revient Thonneur d'avoir fait connaître ce grand artiste, qu'on pourrait appeler le dernier représentant de l'école de Bruges.
Pas plus que Memling, Gérard n'était de souche brugeoise; mais ce fut à Bruges qu'il produisit ses œuvres les plus marquantes, et leur style les rattache certainement aux traditions de l'école qui doit à Jean van Eyck son plus puissant éclat.
Gérard, tils de Jean David, naquit à Oudcwater, dans la Hollande méridionale. Admis dans la gilde des peintres brugeois le 14 janvier 1483, il y occupa diverses dignités en 1488, 1495-96, 1498-99, et fut doyen en titre en i5oi et i5o2. Il épousa à Bruges, après 1496, Cornélie Cnoop, tille de Jacques, doyen des orfèvres '.
A Anvers, Gérard David fut inscrit comme franc-maître à la corporation de Saint- Luc, sous la date de i5i5. Il mourut à Bruges le i 3 août 1 523 et eut sa sépulture dans l'église de Notre-Dame.
Presque tous ces renseignements sont empruntés aux importants articles insérés par M. Weale dans le Beffroi, tomes I", page 223; II, page 228, et III, page 334; dans la Ga:(ette des Beaux-Arts, tomes XX, pagj 542, et XXI, page 489, et dans VArt chrétien en Hollande et en Flandre de M. C. E. Taurel, tome l", page 65.
M. A. Springer, dans son édition des Anciens Peintres flamands de MM. Crowe et Cavalcaselle (page 338', fait un singulier rapprochement entre Gérard David et le mystérieux Gérard de Saint-Jean -.
Le musée de Bruges possède plusieurs œuvres de Gérard David, peintures dont l'origine est établie par des documents. Deux de ces pages, commandées par les échevins en 1488, représentent le Jugement de Sisamnes par Cambj^se, daté de 1498, et le Supplice du Juge prévaricateur. Ces œaivres, transportées à Paris, en 1794,
1. Ad. Duclos, Bruges en trois jours, page 207. Bruges, i883.