Voir ci-dessous, chapitre vi
y restèrent jusqu'en i8i5. Elles portent les n'" 24 et 25 du catalogue du musée de Bruges.
Sous les n"' 27 à 3i, la même Galerie possède un remarquable xriptyquc du Baptême du Christ \ avec les portraits des donateurs Jean des Trompes et Elisabeth vander Mecrsch. Enlin, sous les n°* 9 et 10, deux miniatures, la Prédication de saint Jean et le Baptême du Christ. La chapelle du Saint-Sang, à Bruges, conserve une Descente de croix du maître-.
Au musée de Rouen, on admire une splendide création de Gérard David, la Vierge entourée de saintes 'K Ce tableau fut offert par le peintre en i5oq aux Carmélites de Bruges. Son authenticité est donc irrécusable.
On a, dans ces derniers temps, cru pouvoir attribuer à David le beau tableau des Noces de Cana du Louvre ^n" 5g6i, qui provient de la chapelle du Saint-Sang, à Bruges, l'Adoration des Mages du musée de Bruxelles catalogue de 1882, n" 201'', et le triptvque, non moins remarquable, de la Vierge avec saint Jérôme et saint Antoine de Padoue, au palais municipal de Gênes, un point sur lequel, d'après nous, il ne saurait y avoir doute"'. M. Weale lui donne aussi le curieux tableau de la Fontaine symbolique du musée de LiUe''. Au musée de Bcrgame, nous trouvons une Vierge avec l'Enfant Jésus dans un paysage". Plusieurs autres créations, disséminées dans les musées et les collections particulières, complètent l'œuvre déjà considérable restitué à ce grand peintre si longtemps oublié.
La bibliothèque d'Arras possède un portrait dessiné de Gérard David, qu'une ancienne inscription qualifie de « peintre excellent«. On en trouve le fac-similé en tête de l'article de M. Weale inséré dans le Beffroi, et une reproduction gravée dans la Ga:{ette des Beaux- Arts, tome XX, page 542.
Le portrait n" Q46 de la Galerie Nationale de Londres, attribué à Mabuse, nous semble offrir beaucoup d'analogie avec la manière et la phvsionomie de Gérard David; nous ne serions pas éhjigné d'y voir son image.
Gérard Horebott. — Il s'agit ici de « Gérard l'enlumineur », auquel rendit visite Albert Dürer, pendant son séjour aux Pays-Bas en i52i, et dont la réputation persistait au temps où Guichardin rétmissait les matériaux de la Description des mêmes provinces. Lui, aussi, le disait « très excellent en alluminer ».
1. Reproduction en couleurs de Kellerhoven sous le nom de Memling, dans les Chefs-d'œuvre des grands maîtres (texte par A. Michiels), et dans la Galette des Beaux- Arts, tome XX, page 542.