Gravé par Taurel : l'Art chrétien, planche xiv
3. Par contrat du 22 août i534 Blondeel fut chargé de traiter ce sujet pour la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem à Slype en Flandre, en vue de l'exécution d'une tapisserie. (A. Pinchart, Histoire [generale de la tapisserie, page '"iS. Paris, 1882.) 11 fut également chargé de faire les cartons d'une suite de tapisseries de VHistoire de saint Paul. [Ibid.]
4. Catalogue de 1882, n* 3. L'œuvre est contestée. Voyez la Geschichte der Malerei, de. \\'oQ.rmann et Woltmann.
d'ornements d'or, mesure i mètre sur -g centimètres ; elle figurait à l'Exposition organisée à Bruxelles au profit de la Société néerlandaise de Bienfaisance, en 1882'.
Jean Mandyn. — Les renseignements que l'on possédait jusqu'ici sur ce peintre étaient des plus vagues. De Jongh le faisait mourir à Anvers en i568, en quoi il était encore moins loin de la vérité que Kramm, selon l'avis duquel Mandvn serait venu au monde vers 1455. On doit à M. F. J. vanden Branden les premières données précises concernant notre artiste -.
Mandyn, qui, sans doute, était originaire de Harlem, déclarait lui-même, en 1542, être âgé de quarante ans. Il était donc né en i5o2.
Dès l'année i53o, il avait formé à Anvers des élèves, ainsi qu'il ressort des registres de la gilde de Saint-Luc, où, cependant, l'admission du maître lui-même n'est point consignée.
A l'exception de Gilles Mostaert et de Barthélémy Spranger, le premier inscrit comme élève en i55o, et le second en i55-, ses disciples n'arrivèrent pas à la célébrité.
Il faut remarquer, à ce sujet, que Pierre Aertssen, « le long Pierre », qui selon van Mander vint prendre domicile chez Jean Mandyn à Anvers, fut admis franc-maître de la gilde en i535, sans indication d'apprentissage. Van Mander dit, il est vrai, que ce Mandyn était Wallon, et il a soin d'ajouter qu'il y eut un second Mandyn, originaire de Harlem. On peut croire qu'il se trompe. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce point.
Jean Mandyn, peintre en titre de la ville d'Anvers, touchait, en i555, une pension de douze livres dix sols. En i55q, on lui payait encore, comme pensionnaire de la ville, une somme de trois livres de Brabant. Les investigations de M. vanden Branden l'autorisent à fixer au début de i56o la date de la mort de Mandyn.
Il résulte d'un document exhumé par le patient auteur anversois, qu'en i536, l'évêque de Dunkeld, en P3cosse, faisait la commande d'un mausolée de marbre au statuaire Robert Moreau d'Anvers'', et demandait, en même temps, à Jean Mandyn un tableau peint sur cuivre pour compléter le monument funéraire. Le reçu, daté du mois d'avril i53j, démontre que le peintre ne savait pas écrire, sa signature étant remplacée par une croix. II est donc naturel que l'on n'ait point retrouvé de lui d'œuvres signées.
M. vanden Branden a recueilli la .mention d'une Tentation de saint Antoine exécutée par Mandyn. Le sujet concorde avec le genre que lui prête van Mander. Le tableau, cependant, ne s'est pas retrouvé. Il n'existe donc aucune œuvre connue du maître.