‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 33 sur 218 · Tome II, pages i et suivantes · texte numérisé non relu

Tome II, pages i et suivantes

5. Documents divers de la Gilde de Saint-Luc à Bruges, Annales de la Société d'Emulation, troisième série, tome I"'', i8Gi3.

le 4 mars i56i, àgc, dit son cpitaphc, de soixante-cinq ans. Il avait donc vu le jour en 1496.

Admis en i5 19 dans la corporation des peintres brugeois, il y remplit en i53o, \bl>j et en i556 les fonctions de Vinder, équivalentes à celles de conseiller. Père ci'une tille et d'un tils, — ce dernier mort en i536, — il fut, comme le dit d'ailleurs van Mander, le beau-père de Pierre Pourbus, par le fait du mariage de sa tille, Anne, avec ce peintre distingué.

Van Mander est également dans le vrai pour ce qui concerne la signature de Lancelot, dont une truelle accompagne souvent les initiales.

Blondeel fut d'abord maçon, il devint ensuite architecte et ingénieur. C'est de lui que procède le dessin de l'admirable cheminée de la salle du Franc de Bruges, sculptée en 1529 par Guyot de Beaugrant. Il dessina également le retable, sculpté en i5 3o par Corneille de Smit et Jean Roelants, de la chapelle du Saint-Sang, à Bruges.

En i55o, Blondeel fut chargé, conjointement avec Jean Schoorel, de la restauration de V Agnus Dei des frères van Eyck.

Nous ignorons si Lancelot Blondeel visita l'Italie ; on pourrait le déduire du style de ses œuvres, mais la chose paraît peu vraisemblable.

On a l'habitude de ranger Blondeel parmi les graveurs sur bois. De Jongh, dans son édition de van Mander 11764), parle de ses planches avec l'assurance qui semble procéder d'un examen personnel. « Entre autres belles tailles de bois, principalement de grandes figures, l'on voit de lui, dit-il, huit planches de paysans dansant, œuvres d'un beau dessin. » Nous n'avons jamais rencontré ces planches, ni même leur simple mention dans les travaux relatifs à l'art de la gravure.

Quant aux tableaux de Blondeel, ils se présentent assez rarement. Le musée de ^vuge?, "po^scdc Saint Luc peignant la Vierge [i 5^5] \ œuvre dans laquelle M. Weale présume que le peintre a donné ses traits au patron des peintres, et la Légende de saint Georges. L'église Saint-Sauveur possède une seconde Vierge avec saint Luc et saint Eloi II 545), tableau exécuté pour la corporation artistique de la ville -.

Nous attribuons au maître un triptyque de la Mort de la Vierge^ à l'église Saint- Nicolas à Dixmude ■'.

Le musée de Bruxelles possède de Blondeel une tigure de Saint Pierre, datant, selon toute vraisemblance, de i55o ''.

Mentionnons aussi un tableau appartenant à M. le comte de l'Espine à Bruxelles, un Saint évèque vu de face et assis. Au fond, la ville de Bruges. Cette œuvre, rehaussée

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