Epitomc rcrtim germanicarwn, cap. l.XVIIl
2. Voyez Fœrster, Denkmale Deutscher Kunst, tome II ; Goutzwiller, le Musée de Colmar, page 38; Woltmann, Geschichte der Malerei, tome II, page loß, ou se trouvent des reproductions de l'œuvre.
3. Répétitions au musée de Prague et au palais Sciarra à Rome.
4. W. Lübke dans la Zeitschrift für bildende Kunst, 1881, page 83. — L. Scheibler dans le Reperi()}-iuiii fil- Kunstwissenschaft, i883, page 3i.
avons donné la photographie dans le Bulletin des commissions royales d'art et d'archéologie, tome XXfl, page 206.
Nous guidant, enfin, par le caractère, nous inclinons également à donner au maître un superbe tableau de la Vierge et l'Enfant Jésus, de la galerie Somzée, à Bruxelles, qui figura à l'Exposition de la Société néerlandaise de Bienfaisance, à Bruxelles, en 1882. L'attribution à vander Goes de cette peinture était insoutenable '.
Comme graveur, Martin Schongauer brille au premier rang des maîtres. S'il a les gaucheries de son temps, il se fait tout pardonner par une distinction native, un goût modeste, un sens de la beauté qui, involontairement, fait songer au qualificatif que lui avaient attribué ses contemporains.
Au physique, Schongauer nous est connu par ses portraits de Munich et de Sienne et un dessin de la bibliothèque d'Erlangen.
On trouve dans le Peintre-Graveur de Bartsch, et dans les suites de Passavant à cet ouvrage, la description des planches, au nombre de 116, attribuées à Martin Schongauer. Plusieurs portent le monogramme M. rf- S., adopté, sans aucun doute, comme sauvegarde contre les copistes. M. de Wurzbach s'est appliqué, avec beaucoup de patience, à faire l'essai d'une classification chronologique de ces pièces dont aucune n'est datée; M. Scheibler et M. de Scidlitz ont fait un travail analogue en arrivant à des résultats tout opposés, ce qui prouve amplement les difficultés de la matière.
Israel de Meckenen. — Ce graveur-orfèvre est, dans l'histoire de la gravure, une personnalité assez curieuse. Copiste fréquent et peu adroit de Martin Schongauer et d'autres maîtres, il doit à ses imperfections un cachet d'ancienneté qui a fait ranger ses œuvres parmi les curiosités iconographiques. Quelques scènes de mœurs et des compositions ornementales de sa propre invention offrent, d'ailleurs, un légitime intérêt.
La biographie d'Israël de Meckenen se réduit à un petit nombre de données. Longtemps on a cru à l'existence de deux maîtres du nieme nom, le père et le fils ; mais, comme le dit M. Renouvier : « Quelle que soit l'opinion que l'on adopte sur un ou deux Israel, le résultat, pour l'histoire de la gravure, ne saurait changer. L'œuvre ne peut être scindé en deux parts distinctes et constituer deux manières^. »
Le chroniqueur Wimpheling, déjà cité à propos de Martin Schongauer, ne mentionne qu'un seul Israel l'Allemand et ajoute que ses images licones) sont recherchées. Entend-il parler de peintures ? C'est douteux.
Il nous faut signaler pourtant un tableau, attribué à Memling, et qui faisait partie de la collection de Potter Soenens à Gand : la Présentation au Temple, et dont la gravure d'Israël, B. n° 32, n'est qu'une reproduction^. Nous ignorons oîi se trouve aujourd'hui ce tableau et nous ne le connaissons que par la gravure.
Originaire de Bocholt, endroit voisin de Munster, Israel a fréquemment inscrit