‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 55 sur 218 · The Academy, 25 mars 1882, page 2i · texte numérisé non relu

The Academy, 25 mars 1882, page 2i

THIERRY DE HARLEM 97

musée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, et que nous croyons être l'œuvre de Hugues vandcr Goes, contrairement à l'avis de MM. Waagen et de Lutzow qui y voient un tableau de Thierry Bouts '.

Le musée d'Anvers possède une Madone'-^ figure à mi-corps, création irrécusable, et un Saint Christophe^, d'une authenticité plus douteuse.

Quant à la Fontaine symbolique du musée de Lille '', une œuvre de première importance, on incline aujourd'hui à y voir un tableau de Gérard David.

Dans les collections particulières nous avons à citer une Madone appartenant à M. le docteur de Meyer, à Bruges, figure à mi-corps, demi-nature, et une autre Madone également à mi-corps, mais de grandeur naturelle, appartenant à M. Ed. van Even, le savant archiviste de Louvain. Ce tableau provient de la collection de l'abbaye noble de Sainte-Gertrude.

M. Abraham Bredius [Kunstbode, 1881, page 373) signale trois peintures qu'il attribue à Thierry Bouts, dans la collection de M. de Fidie, à Lisbonne.

Nous avons dit que le nom de Thierry Stuerbout a été longtemps donné à Thierry de Harlem. Il a existé à Louvain, au xv° siècle, une famille d'artistes de ce nom : Hubert, François et Egide Stuerbout. Hubert Stuerbout parait avoir entretenu des relations suivies avec Thierry Bouts, mais les travaux qu'on lui confiait étaient d'ordre secondaire"-*. Il est pourtant à noter que, dans les extraits des comptes publiés par M. van Even, la forme Thierry Stuerbout se rencontre assez fréquemment pour expliquer la confusion entre les deux artistes.

11 n'est pas sans intérêt d'ajouter ici que Thierry Bouts laissa deux fils : Thierry et Albert, qui tous deux furent peintres. Thierry le jeune mourut en 1491. On ne désigne aucun travail de sa main, non plus que de celle de son frère. Jean Bouts, fils de Thierry le jeune, peintre également, se fixa à Malines'''.

M. Alphonse Wauters a publié le testament de Thierry Bouts, daté de Louvain le 17 avril 1475. Le maître y exprime le désir d'être inhumé près de sa première femme. 11 lègue à ses hls Thierry et Albert ses tableaux et ses estampes 1?) [imagines). Deux filles du peintre, Catherine et Gertrude, entrèrent en religion".

1. Voyez Waagen, Manuel de l'histoire de la peinture, tome I"'', page 123; — Zeitschrift für bildende Kunst, 1881, page 63, avec une gravure sur bois.

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