Nous n'avons aucune donnée sur ce maître
4. Il y a de lui trois tableaux, œuvres des plus remarquables, à l'hôtel de ville d'Amsterdam. Ils portent respectivement les dates de iSSq, iSSq et i5()3. Voyez : H. Riegel, Beiträge :^ur niederländischen Kunstgeschichte; 1882, tome I", page inj. — P. Scheltema, Historische Beschrijving der Schildcrijen van het Raadhuis te Amsterdam; 1879, n'" 47, 48 et 49.
3. C'est peut-être la main d'un personnage tenant lui papier avec les mots Syse also, dans le n" 48.
no LE LIVRE DES PEINTRES
Jacob Corncllsz a lui-même atteint un grand âge. On a de lui un certain nombre de gravures en bois, parmi lesquelles figure une suite de la Passion, en neuf pièces rondes, extrêmement bien composées et exécutées'. Il y a encore une autre suite de la Passion sur bois, en estampes carrées-, et neuf très beaux cavaliers, également sur bois, représentant les Neuf Preux-'.
COMMENTAIRE
La détermination du monogramme de Jacob Gornelisz ressort du titre d'un petit volume : Historia Christi patient is et morientis iconibus artificiosissimis delineata,per Jacobiim Cornelis\. Bruxellœ apud J. Mommartium, i65i. Toutes les planches de ce volume portent la marque du maître. Quelques tableaux de Gornelisz en sont également revêtus; ils ont servi de point de départ à la détermination d'un nombre de peintures assez considérable, le plus souvent anonymes. Dans un tableau de la Nativité, au musée de Naples (salle V, n° 3 i), portant le monogramme ^faux) d'Albert Dürer et la date i 5 12, Jacob Gornelisz se révèle comme un peintre de premier ordre. Pendant longtemps cette œuvre admirable s'est posée comme une énigme devant les critiques d'art. Waagen la donnait à un maître westphalien '' et Fœrster en introduisait la gravure dans son bel ouvrage, Denkmaler der Kunst (t. XII. Les études récentes de quelques auteurs, surtout de M. le D'" L. Scheibler, ont permis de restituer à Gornelisz une trentaine de tableaux dont on nous saura gré de donner la nomenclature, d'après la monographie de M. Scheibler ^.
Ahrensbol'rg (galerie du prince de Bückeburg). La Vierge avec sainte Anne dans un paysage.
Amsterdam (musée). Saiil et la Pythonisse. Daté de i526.
Anvers (musée). Triptyque (n" 523-525) : Madone avec des anges; Donateurs avec saint Sébastien et sainte Madeleine.
Anvers (musée, n° 559). Portrait d'homme, a'^ œtatis j5. 014.
I. A. Bartsch (Peintre-Graveur, tome VII, page 444) dc'crit de Jacob Gornelisz vingt et une pièces; Passavant, tome III, page 24, en porte le nombre à 127. La suite de la Passion, en planches rondes, se compose de douze pièces. B., 1-12.
■2. Cette suite, non décrite, se compose de pièces carrées in-8".
3. Le Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale de Bruxelles possède les fragments d'une suite des Neuf Preux que l'on pourrait identifier avec les pièces citées par van Mander. Ces planches ont été publiées en fac-similé avec un texte de M. Edouard Fétis, dans les Documents iconographiques et typographiques de la Bibliothèque royale de Belgique, in-folio, pages ôy-yl-!. Bruxelles, 1877. D'autre part, le savant et regretté de Vries, du Cabinet d'Amsterdam, inclinait à retrouver les pièces citées par van Mander dans les planches sur bois assignées à Lucas de Leyde.