‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 62 sur 218 · Non cités par M. Scheihler · texte numérisé non relu

Non cités par M. Scheihler

2. Ce tableau, attribué à Lucas de Leyde, dont il porte le monogramme, inspire des doutes à plusieurs auteurs. (Voyez à ce sujet V. de Stuers dans le Kimsibodc de 1881, page 154.)

conservé à Thôtel de ville d'Amsterdam (Scheltema, n» 29), et dont la peinture est, eftectivement, plus sèche que ne le sont les créations ordinaires du maître. La Nativité du musée de Naples suffit à classer son auteur parmi les peintres les plus considérables de l'école néerlandaise.

Il est incontestable que si Jacob Cornelisz est un graveur des plus intéressants, ses planches annoncent à peine le très grand peintre qui se révèle dans ses tableaux. Jugeant l'œuvre de la galerie de La Haye, M. Renouvier est amené à dire : « Il a plus de brillant que ne feraient supposer ses gravures; on y remarque des traits fins, mais hétéroclites, des formes grasses, des attifements riches et un fond de paysage découpé, qui justifie la réputation de Jacob Cornelisz comme peintre de vues de ville. Dans les planches sur bois, l'artiste paraît plus gothique que Lucas de Leyde, dont il copia une Vierge : sa gravure est rude, inégale, son style trivial; les formes de ses figures sont maigres, leur accoutrement dépenaillé; les tailles ne manquent pas d'un certain empâtement pittoresque; mais le dessin en est pauvre, les personnages petits et souffreteux, les types laids et grimaçants. La manière de Jacob Cornelisz est, comme on voit, inférieure à celle des maîtres allemands; cependant la verve et la vérité qu'il met dans ses compositions, la physionomie toute hollandaise de ses personnages, ont de quoi plaire à qui cherche le jet. » (Des types et des manières des maîtres graveurs^ xvi« siècle, page i5o. Montpellier, 1854.

Nous ignorons à quelle source l'auteur a puisé le renseignement d'après lequel Jacob Cornelisz était, en 1547, conseiller de la ville d'Amsterdam. (Page 149.)

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